Qui est Frédéric Mazzella de Qui veut être mon associé ?

Frédéric Mazzella
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Son nom ne vous parle peut-être pas, pourtant, Frédéric Mazzella est à l’origine d’une plateforme utilisée par de nombreux usagers de la route. En 2006, ce chef d’entreprise crée covoiturage.fr, le site qui deviendra Blablacar en 2011. Important investisseur dans l’écosystème français, Frédéric Mazzella met son expertise à profit dans Qui veut être mon associé ?, la nouvelle émission de M6.

 

En 1994, Frédéric Mazzella intègre le conservatoire national supérieur de musique de Paris. Il pratique le piano. Il se dirige ensuite vers une classe prépa scientifique à Henri IV, il rentre à l’ENS puis étudie à Stanford en 1999. Pour payer ses frais de scolarité, l’entrepreneur travaillera pendant trois ans dans le laboratoire de robotique affilié au département de physique de son université américaine, qui collabore notamment avec la NASA.

 

2006, l’aventure Blablacar de Frédéric Mazzella

Fin 2003, Frédéric Mazzella se voit contraint de réaliser un trajet en voiture avec sa sœur de 500 kilomètres afin de rejoindre sa famille à Noël, faute de place disponible dans les trains. Pendant les jours qui suivent, il réfléchit à une solution qui permettrait de trouver les places vides dans les voitures qui réalisent le même trajet que lui. Il va travailler pendant plus de deux ans avec Nicolas Brusson et Francis Nappez pour créer covoiturage.fr, en 2006. Le premier service de covoiturage sur mobile, m.covoiturage.fr, est lancé juste après, en 2007.

En parallèle, la même année, Frédéric Mazzella emprunte de l’argent pour réaliser un MBA à l’INSEAD. En effet, si l’entrepreneur flaire le bon filon et débute l’aventure Blablacar avec un business plan établi sur cinq ans, ce n’est qu’en 2009 qu’il se versera son premier salaire !

S’en suit une période de levées de fonds, avec 600 000€ récoltés en 2009, puis un premier tour de table à plus d’un million, auprès du fonds ISAI, qui, à travers la personne de Pierre Kosciusko-Morizet, avait été séduit par le projet, en 2010, la même année où le site franchit le seuil des 500 000 membres. Pour s’étendre hors de France, Blablacar décide de réaliser un troisième tour de table en 2012 et récoltera 7,5 millions d’euros. L’entreprise deviendra, par la suite, l’une des rares licornes françaises, bien que ce statut prestigieux soit remis en question aujourd’hui.

 

L’expansion internationale de Blablacar

En 2011, covoiturage.fr change de nom et devient Blablacar pour se lancer à l’international. La même année, le site fête son premier million de membres et lance la version anglaise de son site. Les premiers bureaux à l’étranger ouvrent en 2012 à Londres et en Pologne. En 2013, l’expansion européenne se poursuit avec l’ouverture du service de covoiturage à l’Allemagne notamment. À la fin de cette année-là, le service proposé par Blablacar sera disponible dans six pays.

Aujourd’hui, le site affiche 87 millions de membres dans 22 pays avec notamment la Russie, l’Italie, la Serbie, l’Inde, le Mexique ou encore le Brésil. Parmi ses membres, Blablacar compte près de 25 millions de voyageurs par trimestre.

 

Frédéric Mazzella, investisseur hors pair

Homme d’affaires redoutable, Frédéric Mazzella est plus que le fondateur de Blablacar. Il a également investi dans de très nombreuses entreprises ces dernières années. Il possède ainsi des parts dans Le Slip Français, Zenpark, Shapr, onoff. Il fait également partie du board de Trivago.

En parallèle, France Digitale, l’association qui rassemble 1 200 startups et plusieurs investisseurs du numérique et dont le but est d’attirer les jeunes pousses sur le territoire français, nommera celui qui est décrit comme « la plus grande star française de l’Internet » par Xavier Niel, en tant que vice-président.

 

Frédéric Mazzella dans Qui veut être mon associé ?

Aujourd’hui, l’entrepreneur met à profit tout son savoir-faire et son talent pour flairer les bons filons pour l’émission Qui veut être mon associé ? sur M6. Aux côtés de Delphine André, Catherine Barba, Marc Vanhove ou encore Éric Larchevêque, il voit défiler de nombreux startupers qui pitchent leur projet avant de décider s’il investit ou non dans la jeune pousse.