mardi, juin 22, 2021
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Marc Simoncini : Le parcours du fondateur de Meetic, Sensee et Angell

Marc Simoncini est devenu célèbre en créant le premier site de rencontres français – et le plus iconique -, en 2001 : Meetic. S’il a quitté ses fonctions de président en 2011, date de revente de la société, il est l’un des business angels les plus importants dans l’écosystème français aujourd’hui. En 2020, il a même déployé son expertise au service de Qui veut être mon associé ?, la nouvelle émission de M6. Zoom sur le parcours du serial entrepreneur.

 

Le parcours académique de Marc Simoncini

Les débuts de Marc Simoncini sont loin d’être un long fleuve tranquille. En effet, l’homme d’affaires redouble sa quatrième, puis sa première. Il obtient même son bac aux épreuves de rattrapage.

Après le lycée, Marc Simoncini étudie ensuite à Supinfo et sort de l’école en 1984. Il lance ensuite sa première entreprise, CTB, en 1985, qui propose des services dédiés au Minitel. Suite à la liquidation judiciaire de cette société, il crée SSII Opsion Innovation en 1989. Cette nouvelle entreprise développe des solutions interactives sous UNIX (un système d’exploitation open source).

 

iFrance : premier succès de Marc Simoncini

Avec SSI Opsion Innovation, Marc Simoncini va développer iFrance, l’un des premiers hébergeurs de sites Internet en France, en 1996. C’est à ce moment qu’il fait la rencontre de Xavier Niel, notamment. iFrance connaît un succès tel que l’entrepreneur parviendra à revendre cette société à Vivendi, en 2000, pour l’équivalent de 45 millions d’euros ainsi qu’un million d’actions du groupe.

Vivendi développera iFrance dans toute l’Europe, mais revendra cette société à Digitalvox, une décennie plus tard. En 2013, iFrance et ses composantes européennes disparaîtront totalement.

 

2001 : la création de Meetic par Marc Simoncini

Si iFrance représente un immense succès pour l’entrepreneur, LE site le plus iconique reste Meetic, en 2001. Si, au début, Marc Simoncini ne considère Meetic que comme un « hobby », ne voyant pas le réel potentiel de la plateforme, il se voit contraint de développer la plateforme. En effet, l’emprunt pour faire tourner Meetic était gagé sur les actions Vivendi. Alors qu’elles s’étaient effondrées, Marc Simoncini s’est vu réclamer plusieurs millions, lui imposant de trouver une source de revenus de toute urgence. Il verra plus tard cet épisode comme « une bénédiction ».

Meetic devient rapidement un succès, dès son lancement, en 2002, à grand renfort de campagnes publicitaires. S’il est l’un des premiers acteurs à se positionner sur le web, dans l’Hexagone, il parvient tout de même à s’imposer rapidement en Europe où d’autres concurrents étaient présents auparavant.

Ainsi, en 2004, l’entrepreneur commence l’épopée européenne de Meetic. En 2006, avec sa nouvelle entité Meetic Group, Marc Simoncini rachète plusieurs sites de rencontres à l’étranger, notamment ParPerfeito, au Brésil, Lexa, aux Pays-Bas et eFriends.net, en Chine. L’homme d’affaires va même jusqu’à racheter DatingDirect, au Royaume-Uni en 2008, l’un des plus gros sites du pays, à l’époque.

En parallèle, le groupe rentre en bourse en 2005. Il se positionne à l’époque comme le premier acteur européen et le deuxième au niveau mondial, derrière Match Group (qui possède aujourd’hui Tinder, Match, Plenty of Fish). Ce dernier rachètera d’ailleurs Meetic Group en 2011.

 

Jaïna Capital et Sensee : l’après Meetic de Marc Simoncini

En 2010, Marc Simoncini crée le fonds Jaïna Capital. Avec cette entité, il a notamment investi à hauteur de 3 millions d’euros chez Devialet (l’enceinte made in France haut de gamme). Il a également accompagné la levée de fonds d’autres sociétés comme Made, Melty, Molotov ou encore Winamax.

En parallèle, il développe Sensee en 2012. Cette jeune pousse fabrique des lunettes 100% made in France, dessinées dans le bureau du siège parisien et fabriquées dans le Jura. La particularité de Sensee est de proposer des produits à prix cassé, bien loin des tarifs traditionnellement agressifs en matière d’optique.

 

L’aventure Angell : le vélo électrique haut de gamme

Récemment, Marc Simoncini s’est lancé dans un nouveau business, celui du vélo électrique. Avec Angell, il souhaite révolutionner cet objet du quotidien, se positionnant sur du haut de gamme (2 690€). Comme sur les autres secteurs dans lesquels il a évolué, l’entrepreneur souhaite proposer des produits innovants, avec un vélo qui possède une autonomie de 70km, un écran connecté, une alerte accident et un dispositif permettant d’éviter les vols.

Début 2020, il a annoncé l’objectif de lever 20 millions d’euros le plus rapidement possible afin de faire de sa marque la référence de la mobilité électrique. Finalement, en juin 2020, il n’aura réussi un tour de table que de 10 millions d’euros, convaincant des investisseurs comme SEB Alliance.

En marge de ce projet, Marc Simoncini a publié un livre, Une vie choisie, en 2018. Dans cet ouvrage autobiographique, il raconte comment son intuition a guidé ses choix professionnels et dévoile les coulisses d’un parcours pour le moins atypique au milieu d’un univers professionnel où il détonnait par son parcours, bien différent de celui classique dans les sphères qu’il côtoie.

L’objectif d’Angell était de vendre 1 500 vélos la première année. Finalement, c’est un énorme succès pour Marc Simoncini qui réussira à vendre 3 000 vélos électriques. S’il a pu satisfaire cette demande, c’est notamment grâce aux conseils et à l’aide du PGE de SEB, avec qui l’entrepreneur va pouvoir monter en puissance.

 

Marc Simoncini et la collaboration SEB

Aujourd’hui, Marc Simoncini s’est associé à un géant d’un secteur sur lequel il ne s’est jamais positionné : l’électroménager et le petit électroménager. L’entrepreneur a noué un partenariat avec SEB pour la fabrication du vélo Angell. SEB était déjà rentré au capital de la société via SEB Alliance.

SEB a formé certains collaborateurs à la fabrication des vélos Angell et a pu ainsi accélérer la cadence face à une demande qui grimpe. Récemment, le PDG de SEB a même doublé la surface allouée à la construction de ce vélo nouvelle génération.

Aujourd’hui, Marc Simoncini termine une levée de fonds auprès de nouveaux investisseurs français et étrangers. L’objectif ? Lancer Angell sur le marché européen, mais aussi aux États-Unis, dès 2022.

 

Marc Simoncini, le business angel

L’ancien patron de Meetic s’est également illustré par sa volonté de nourrir l’écosystème entrepreneurial français. Il a ainsi créé « 101 projets » avec Antoine Granjon (Veepee) et Xaviel Niel. Il s’agit d’un concours où les startupers doivent pitcher leurs idées pour convaincre les trois hommes d’affaires d’investir dans leur projet. Cette idée vient de la lettre d’une jeune femme, Clara, publiée par Le Point en 2013, dans laquelle elle explique au président de l’époque, François Hollande, qu’elle souhaite s’exiler à cause des charges fiscales importantes qui pèsent sur les entrepreneurs. Naîtra ensuite l’idée « 25 projets », qui deviendra par la suite « 101 projets ».

 

Marc Simoncini, partner chez daphni

Si l’entrepreneur continue à occuper son poste chez Jaïna Capital, il exerce également en tant que partner chez daphni. Cette société est une VC qui a soutenu de nombreux startupers comme les fondateurs de Swile, Back Market ou encore foxintelligence, autant de sociétés qui ont rejoint la sélection du FT120 et du NEXT40 !

Globalement, daphni a pour ambition d’investir dans des startups qui proposent des « innovations qui peuvent améliorer le monde dans lequel nous vivons« . Cette mission rappelle celle de Marc Simoncini qui avait d’ailleurs accompagné quelques jeunes pousses soutenues par daphni.

 

La fortune de Marc Simoncini en 2021

Début 2020, la fortune de Marc Simoncini était estimée à 400 millions d’euros selon Challenges (contre 300 millions d’euros, il y a deux ans seulement), le positionnant à la 225e place de ce classement.

Cependant, le média a mis à jour ses données et déclare que la fortune de Marc Simoncini s’approche plus des 360 millions d’euros, en juillet 2020. Il perd donc sa 225e place et se classe en 243e position.

 

Marc Simoncini dans Qui veut être mon associé ? en 2020

L’entrepreneur a rejoint une émission au concept qu’il connaît finalement bien, puisque le pitch de départ de Qui veut être mon associé ? ressemble à s’y méprendre à « 101 projets ». En effet, aux côtés d’Éric Larchevêque, Marc Vanhove, Frédéric Mazzella, Delphine André et Catherine Barba, Marc Simoncini décide s’il souhaite investir ou non dans des startups après avoir écouté le pitch de leurs créateurs.

Malgré des audiences très basses, l’émission a été renouvelée par M6 pour une saison 2 et part à la recherche de nouveaux startupers. Pour l’instant la présence de Marc Simoncini au sein du jury n’est toujours pas confirmée.

 

 

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