Audrey Gobin a passé un an à la tête de l’association qui organise l’un des plus gros événements sportifs de France : le Triathlon Audencia-La Baule. Une manifestation qui accueille 7 200 participants ! Pour Business Cool, l’étudiante d’Audencia de 22 ans revient sur cette magnifique aventure.

 

Peux-tu revenir sur ton parcours et ce qui t’a poussée à intégrer Audencia ?

Audrey Gobin Triathlon Audencia-La Baule
Audrey Gobin, organisatrice du Triathlon Audencia-La Baule.

J’ai toujours vécu à Nantes. J’ai fait ma prépa à Clemenceau. J’y ai cubé avant de rejoindre Audencia. Même si j’avais envie de partir loin, je suis très contente d’être dans cette superbe ville. Il y a de nombreux événements culturels et je peux voir ma famille assez souvent. Heureusement, Audencia me permet de partir un an à l’étranger dès janvier. Par ailleurs, l’école accueille beaucoup d’étudiants internationaux. Je me suis donc dit : « si ce n’est pas moi qui vais à l’international, l’international viendra à moi. »

 

Pourquoi avoir choisi de rejoindre l’association Audencia Triathlon ?

J’ai eu le déclic lorsque j’étais bénévole. Je savais que c’était le plus gros événement de l’école et j’ai toujours été sportive. Mais je n’avais jamais envisagé de le diriger. Chaque année, le Triathlon Audencia-La Baule fait appel à plus de 400 bénévoles étudiants d’Audencia dont 300 étudiants en première année. L’an passé j’ai donc été au pôle course à pied-gestion des arrivées. J’ai vu tous les athlètes et c’était incroyable ! J’ai tout de suite eu envie de vivre cet événement de l’intérieur.

 

Comment as-tu fait pour rejoindre cette asso ?

Il y a deux tours de recrutement qui se font entre Octobre et Novembre. L’année dernière il y avait une centaine de candidats. Après le premier tour, Audencia Triathlon ne garde que 48 personnes. Au deuxième tour, on prouve notre motivation devant toute l’association et on essaie de les convaincre de nous choisir. Il n’y a que 24 places ! S’en suit l’élection du bureau où il faut montrer aux autres membres de l’équipe qu’ils peuvent te faire confiance et que tu es fait pour le rôle. Cette année, on a eu de nombreux retours des bénévoles qui ont adoré leur expérience de bénévole au Triathlon. On attend entre 150 et 200 dossiers de candidature.

 

Comment s’organise un événement d’une telle ampleur ?

C’est neuf mois de préparation ! On sait qu’on est pris dans l’association en novembre. La passation se fait en décembre, mais est assez rapide, car les étudiants partent dès le mois de janvier. Heureusement, ils sont toujours disponibles pour répondre à nos questions. On débute directement sur le Triathlon après nos partiels. On constitue seize pôles dont le bureau avec la trésorerie ou le secrétariat puis des départements techniques comme la gestion de la natation, de la course à pied et des arrivées, du parcours vélo ou encore du ravitaillement, etc. Il y en a qui sont moins visibles comme le responsable de l’hébergement camping ou du transport, mais qui sont tout aussi importants !

 

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C’est un chantier titanesque ?

Oui ! Il faut gérer les 7 200 inscriptions, étiqueter les clayettes de l’aire centrale, penser aux affiches, aux logos et aux campagnes d’affichage, trouver des sponsors, gérer les changements de dossiers au dernier moment. On a des réunions avec la Fédération française de Triathlon pour l’organisation du Grand Prix, mais aussi avec la police pour s’assurer qu’il n’y ait aucune brèche dans le circuit vélo et que le Triathlon Audencia-La Baule soit bien sécurisé. Il faut également gérer les repas. Un point important puisque le samedi, il fallait servir 2 200 repas rien qu’à nos partenaires. On ne compte pas nos heures ! On travaille le soir, le midi et le week-end. Au mois de septembre, nous ne sommes pas allés à tous les cours pour finaliser le projet.

 

Les entreprises sont-elles plutôt fidèles ou est-ce complexe de les démarcher ?

Il y a un pool d’entreprises fidèles depuis plusieurs années. Nous avons des partenaires historiques comme la SNCF, Capgemini ou encore EY. Il y en a pour qui le Triathlon sert de prétexte pour rassembler les filiales et réaliser un team building comme Manitou. D’autres partenaires changent tous les ans et veulent se renouveler. Donc nous sommes toujours en recherche d’entreprises. Mais il faut toujours être vigilant et faire en sorte que ça se passe bien tous les ans pour que les entreprises aient toujours envie de revenir.

 

Quel est le budget du Triathlon Audencia-La Baule ?

J’attends encore les chiffres de la trésorerie pour cette 32e édition. En coût direct, je pense qu’on est autour des 500 000€. Nous nous finançons grâce aux subventions du Conseil régional et du Conseil départemental ainsi que la mairie de La Baule. Les partenaires sont également très précieux. Audencia nous offre de nombreuses prestations comme le graphisme. Le service communication nous aide également sur la partie accréditation ou encore la soirée VIP.

 

Audencia vous aide également avec Hervé Delaunay ?

Oui, il s’agit du Directeur du pôle sports de l’école, qui est aussi Directeur Général du Triathlon. Il est notre mentor et nous aide sur de nombreux sujets comme les partenariats. Puisque les équipes changent chaque année, il est le fil rouge qui permet de mener à bien le projet.

 

À quoi vont ressembler les prochains mois pour toi ?

Je pars à l’étranger pour réaliser le stage que j’aurais dû faire à la fin de ma première année. Toute l’équipe est partie sauf les secrétaires et moi. Nous devions assurer l’intérim et reprendre le travail de tous les pôles pour commander les médailles, les t-shirts, etc. Les commandes les plus importantes se font durant l’été. Je pars donc à l’étranger pour deux stages de six mois, mais je ne sais toujours pas dans quel pays et dans quelle entreprise je souhaite aller. Pour l’instant, je suis encore sur mon nuage et c’est compliqué de revenir à la réalité.

 

Que souhaites-tu faire après l’école ?

J’attends beaucoup de la césure pour voir ce que je pourrais faire. J’ai développé de nombreuses compétences grâce à l’organisation du Triathlon et je sais que je vais faire de l’entrepreneuriat à un moment dans ma carrière. Je me dis également : « pourquoi ne pas créer quelque chose avec les 23 autres membres de l’association puisqu’on a bien matché ! » Mais je veux tout de même connaître la vie dans une grosse entreprise avant de me lancer. J’attends de voir quelles seront mes opportunités et les rencontres que je ferai.