Si les acteurs de l’audit regorgent d’opportunités passionnantes pour les jeunes diplômés, le métier de consultant en Transaction Services demeure le plus challengeant. Missions, salaire, compétences indispensables… Zoom sur une fonction transverse qui peut propulser votre carrière !

 

Quelles sont les missions en TS ?

Le consultant en Transaction Services accompagne les clients et les conseille lors d’opérations financières importantes. Il œuvre ainsi sur des cessions, des fusions-acquisitions ou encore des restructurations. Ses clients sont généralement des fonds d’investissements, des banques d’affaires ou de très grandes entreprises.

L’activité la plus importante du consultant en Transaction Services est la rédaction de Due Diligences buy-side dans le cadre d’acquisitions ou de cessions de sociétés. Ces documents permettent au futur investisseur d’avoir une vue globale de l’entreprise qu’il souhaite acquérir et notamment une vision claire sur sa valeur et sa rentabilité. Dans le cas d’une vente, le consultant conçoit également un Due Diligence sell-side dans lequel il met en avant le business plan de l’entreprise auquel est joint un rapport qui est clé pour déterminer la valeur de cette entité. Il doit également y inclure un EBITDA, un calcul de la dette nette, une revue du secteur dans lequel évolue la société qui sera vendue.

Parmi ses autres missions, on retrouve le carve-out. Cette opération consiste à définir et analyser le périmètre d’activité du département d’une entreprise si celle-ci est amenée à devenir une société indépendante ou à être rachetée par un autre groupe. Le consultant en Transaction Services accompagne également ses clients dans la conception de business plans ou de diagnostics financiers. L’objectif est de leur fournir les clés pour comprendre leurs données et ainsi prendre les meilleures décisions pour la bonne marche de leur entreprise.

Pour mener à bien ses projets, le consultant en Transaction Services échange régulièrement avec de nombreux interlocuteurs, parmi lesquels des avocats, des banquiers d’affaires, des consultants en stratégie ou encore des fiscalistes.

 

Comment devenir consultant en Transaction Services ?

Les cabinets d’audit sont très exigeants sur le recrutement des consultants en Transaction Services. Le portefeuille client est important. On y retrouve de grands groupes ou des banques d’affaires. Ainsi, aucune erreur ne peut être commise sur les chiffres lors de la rédaction du rapport.

Les entreprises qui recrutent sont très vigilantes sur les écoles de sortie des candidats. Un impératif : être diplômé d’un bac+5 et être issu d’une business school ou d’une école d’ingénieurs reconnue. Pour la sélection d’un profil junior, il est tout de même demandé d’avoir une expérience en audit ou en banque d’affaires.

 

Les compétences indispensables

Pour devenir consultant en Transaction Services, il est important d’être doté d’une excellente capacité d’analyse financière. L’esprit de synthèse est également crucial, surtout dans la rédaction du rapport final remis au client.

Les connaissances comptables et financières sont incontournables pour tout candidat à ce poste ! Enfin, la rigueur, la capacité à travailler en équipe et une maîtrise de l’anglais business sont les trois qualités essentielles à tout futur consultant.

Les consultants peuvent être soumis à une pression importante. Ainsi, il est nécessaire de savoir gérer son stress.

 

Les difficultés du métier

Comme de nombreuses fonctions dans la gestion de données financières, le métier de consultant en Transaction Services peut être éprouvant. Les dossiers sont parfois complexes et la moindre erreur pourrait mettre en péril l’avenir d’une entreprise et même d’un marché ! C’est pourquoi il est important de savoir gérer les dossiers complexes, mais aussi son stress. De plus, le rythme de travail peut être très intense, surtout à quelques jours de la remise d’un rapport au client final.

EBITDA, calcul de la dette… Certains consultants regrettent cependant des tâches et missions trop répétitives. Quelques cabinets permettent donc d’alterner avec certaines missions sur d’autres secteurs activités, comme le restructuring.

Malgré ces quelques points négatifs, ce métier offre de nombreux avantages. Le consultant en Transactions Services doit mobiliser des compétences diverses et œuvrer sur des segments différents, mais qui sont pour autant très complémentaires comme la finance, la stratégie ou encore l’opérationnel. De plus, il est confronté au terrain puisqu’il travaille régulièrement auprès des clients.

Son profil est très complet : il doit maîtriser la technique, tout aussi bien que l’analyse. Beaucoup de consultants apprécient cette technicité qui permet d’aborder de manière holistique les problématiques rencontrées par les clients accompagnés par le cabinet, contrairement à ce qui se pratique dans une banque d’affaires. En effet, certains grands noms de l’audit comme Deloitte permettent de suivre les clients sur l’intégralité de l’opération.

Malgré quelques épisodes assez soutenus, certains consultants soulignent un rythme de travail moins intense et moins inégal qu’en banque d’affaires. Les stagiaires, et parfois les juniors, sont heureux de pouvoir bénéficier d’un métier challengeant qui leur permet de respecter un équilibre vie privée-vie professionnelle.

Enfin, même si le métier permet une réelle montée en compétences, il offre également une visibilité dans l’entreprise. Le consultant en Transactions Services peut mettre en avant l’étendue de son savoir-faire aussi bien sur l’opérationnel que sur des tâches plus stratégiques. Cela lui donne la possibilité d’atteindre ensuite des fonctions importantes dans l’entreprise.

 

Les possibilités d’évolution en TS

En général, dans les plus grands cabinets d’audit, aka les Big Four, les consultants en Transactions Services passent du grade junior à senior au bout de deux ans en moyenne. Après trois ans, ils évoluent vers un grade de manager avant de devenir directeur, puis partner au bout d’une dizaine d’années environ.

 

Que faire après avoir exercé en Transaction Services ?

Certains consultants s’orientent vers des secteurs comme la banque d’affaires, le private equity, le contrôle de gestion ou le département M&A. D’autres collaborateurs mettent à profit leur passage en Transaction Services pour cibler des services où ils pourront mettre à profit les compétences acquises.

Ainsi, on retrouve fréquemment les consultants sur des postes de manager, de responsable fusion-acquisition ou même à la direction financière. À terme, l’excellente maîtrise des chiffres, de l’opérationnel et de l’écosystème permet même à certains de devenir associés.

 

Quel salaire pour un consultant ?

Bien sûr, son montant évolue en fonction de l’expérience professionnelle et du bagage de la personne recrutée. Pour les juniors, il oscille entre 36 000€ et 40 000€. Le cabinet Mazars fait même grimper la mise jusqu’à 44 000€ brut pour les jeunes diplômés, la première année. Pour les consultants seniors, le salaire peut monter jusqu’à 50 000€ brut par an. En ce qui concerne les cadres confirmés, certaines entreprises affichent une rémunération qui peut atteindre les 80 000€.

 

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Où postuler en TS ?

Parmi les recruteurs les plus importants, on retrouve bien évidemment les Big Four, ainsi que des cabinets comme Mazars. PwC, EY, Deloitte et KPMG embauchent chaque année de nombreux juniors, mais aussi des stagiaires en Transaction Services. Postuler au sein de ces grands groupes permet de se confronter à un portefeuille de clients conséquent parmi lesquelles on retrouve d’importantes entreprises. De plus, la notoriété de ces quatre firmes n’est plus à prouver et donne la possibilité de facilement évoluer par la suite.

D’autres cabinets d’audit indépendants (ou moins populaires) ouvrent également des postes en Transactions Services. C’est le cas notamment de Eight Advisory ou encore d’Accuracy. L’atout de ces entreprises : permettre aux consultants en Transaction Services d’être plus polyvalents, mais aussi de se confronter plus facilement à l’intégralité d’un dossier et ses problématiques ! L’autre atout est que la rémunération dans ces cabinets est souvent plus élevée que chez les Big Four.