jeudi, juillet 16, 2020
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Formation continue : la voie de ceux qui sont entrés dans la vie active

Si la majorité des étudiants sont inscrits en formation initiale, une autre voie est possible pour ceux qui sont entrés dans la vie active : il s’agit de la formation continue ! Cette formation professionnelle a été instaurée en 1971 par la loi Delors et n’est pas réservée aux seuls établissements publics. En effet, de plus en plus d’écoles de commerce rendent certains de leurs cursus accessibles en formation continue. Découvre tout ce qu’il y a à savoir sur cette voie qui n’est pas forcément connue de tous et sur les dispositifs associés : contrat de professionnalisation, validation des acquis…

 

A qui s’adresse la formation continue ?

Cette formation professionnelle est destinée aux salariés, aux demandeurs d’emploi ou encore aux personnes de la profession libérale souhaitant reprendre des études afin d’acquérir de nouvelles compétences. Les employeurs sont également concernés par ce type de formation dans la mesure où ils peuvent être amenés à inciter leurs salariés à améliorer leurs capacités. Nous pouvons par exemple citer le cas du plan de développement des compétences (anciennement nommé plan de formation).

 

Quels sont ses objectifs ?

Le but de la formation continue est défini par la loi, ses objectifs étant énumérés dans le code du travail. L’article L6311-1 dispose en effet que « la formation professionnelle continue a pour objet de favoriser l’insertion ou la réinsertion professionnelle des travailleurs, de permettre leur maintien dans l’emploi, de favoriser le développement de leurs compétences et l’accès aux différents niveaux de la qualification professionnelle, de contribuer au développement économique et culturel, à la sécurisation des parcours professionnels et à leur promotion sociale. Elle a également pour objet de permettre le retour à l’emploi des personnes qui ont interrompu leur activité professionnelle pour s’occuper de leurs enfants ou de leur conjoint ou ascendants en situation de dépendance. »

Pour résumer, cette formation professionnelle répond essentiellement à un objectif de qualification ! D’ailleurs toutes les formations continues ne sont pas diplômantes, il te faudra donc te renseigner auprès de l’établissement que tu vises. Nous pouvons également ajouter qu’elle permet dans une moindre mesure de favoriser la reconversion professionnelle.

 

Quelle différence avec la VAE et la VAP ?

La validation des acquis concerne elle aussi les personnes entrées dans la vie active. Il s’agit cependant d’une voie d’accès aux certifications professionnelles répondant à des situations particulières. On retrouve en effet deux types de dispositifs de validation des acquis :

  • La validation des acquis professionnels (VAP) consiste à faire valoir une expérience professionnelle de plusieurs années afin de candidater dans une formation pour laquelle on ne dispose pas des diplômes requis. Il s’agit par exemple d’un salarié souhaitant reprendre des études de niveau bac+4 sans avoir validé une licence au préalable. Cette expérience professionnelle suppose un lien avec le domaine de la formation visée.
  • Il y a également la validation des acquis de l’expérience (VAE) issue de la loi de modernisation sociale (2002). Il s’agit de faire valoir une expérience afin de valider automatiquement un diplôme entrant dans le champ de cette expérience ou alors une partie de ce diplôme.

 

Organisation de la formation continue dans les écoles de commerce

Tarif et financement de la formation continue

Les frais de scolarité varient bien entendu d’une formation à une autre et sont souvent différents des tarifs proposés pour les formations initiales. Par exemple pour l’INSEEC SBE, la première année de MSc (master of science) en formation initiale coûte 9 250 € et la seconde 11 050 €, alors qu’en formation continue la première année de MSc en 2020 s’élève à 9 750 € et la deuxième à 11 750 €. Dans certains établissements les écarts sont néanmoins beaucoup plus conséquents ! La formation continue est en effet souvent plus onéreuse que la voie initiale dans les écoles de commerce.

Cependant, de nombreuses possibilités de financement existent. La formation peut ainsi être financée par ton employeur (notamment dans le cadre d’un plan de développement des compétences). Concernant les demandeurs d’emploi, le financement par Pôle Emploi ou la région sont possibles, sous réserve de validation. Certaines écoles telles que NEOMA Business School proposent quant à elles des formations éligibles au CPF (Compte personnel de formation). Le CPF te permet en effet d’accéder à une formation qualifiante au cours de ta carrière. Enfin, l’alternance, via un contrat de professionnalisation, peut également être un moyen intéressant pour financer tes études.

Lire aussi : Quelques idées pour financer vos frais de scolarité.

 

Des programmes souvent adaptés

L’organisation dépend encore une fois de l’établissement. Il arrive que les programmes en formation continue soient semblables à ceux proposés en formation initiale. D’autres fois, ils sont adaptés du fait de la situation particulière des candidats. L’IESEG School of Management dispose par exemple d’un programme sur mesure pour ces professionnels en reprise d’étude avec des méthodes pédagogiques pratiques (serious game, retour d’expérience, étude de cas…), des formations conçues autour de différents domaines d’expertise ou encore un voyage d’étude en France ou à l’étranger proposant à la fois une expérience d’entreprise, une expérience académique et une expérience culturelle.

Un programme adapté, c’est également un dispositif qui propose des formats de formation alternatifs. Certaines écoles de commerce permettent ainsi aux étudiants en formation continue d’assister à des cours du soir ou à distance. Par exemple, Brest Business School dispose de mastères spécialisés disponibles en blended learning, c’est-à-dire un enseignement mixte avec des matières dispensées en présentiel et d’autres dispensées à distance.

Lire aussi : Une école opte pour l’enseignement à distance jusqu’à l’été 2021, face à la crise du coronavirus

 

L’alternance en formation continue : le contrat de professionnalisation

Les conditions de l’alternance

L’alternance est une véritable solution pour acquérir des compétences professionnelles. Elle est ainsi proposée par de nombreuses écoles de commerce. L’alternance est associée à deux types de contrats de travail en France : le contrat d’apprentissage et le contrat de professionnalisation. Le premier concerne les étudiants inscrits en formation initiale tandis que le second s’adresse à ceux qui relèvent de la formation continue. Pour ces derniers, il prend la forme d’un CDI ou d’un CDD d’une durée de six mois à un an. Il faut savoir que des prolongations sont néanmoins possibles. La formation pour ce type d’alternance doit afficher une durée minimum de 150 heures par an.

Par ailleurs, si tu souhaites conclure un contrat de professionnalisation, tu dois impérativement avoir moins de 26 ans ou alors être demandeur d’emploi, si tu es plus âgé. Les personnes bénéficiaires de certaines aides telles que l’allocation de solidarité spécifique (ASS), l’allocation aux adultes handicapés (AAH) ou encore le revenu de solidarité active (RSA) peuvent également signer un contrat de professionnalisation, sans condition d’âge. À savoir également : le contrat d’alternance peut être exécuté en partie à l’étranger pour une durée d’un an.

 

Le salaire d’un étudiant en contrat de professionnalisation

Découvre ci-dessous le barème pour le salaire d’une alternance en contrat de professionnalisation en 2020. Il s’applique aussi bien aux écoles de commerce qu’aux établissements publics (universités, IAE…). À noter que la rémunération majorée désigne les personnes qui possèdent un diplôme au moins égal au baccalauréat (niveau 4).

Age Rémunération minimale Rémunération minimale majorée
Moins de 21 ans 55% du smic (846,68 €) 65% du smic (1000,63 €)
Entre 21 et 25 ans inclus 70% du smic (1077,60 €) 80% du smic (1231,54 €)
26 ans et plus 100% du smic (1539,42 €)*

 

*La rémunération ne peut pas être inférieure à 85% du salaire minimal prévu par les conventions collectives.

Lire aussi : Comment gagner de l’argent en école de commerce grâce à l’alternance !

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