Biographie Christophe Germain
© F. Sénard / Audencia

En 2018, Christophe Germain prend les rênes d’Audencia. Alors qu’il fête, cette année, son vingtième anniversaire au sein de l’institution, il revient sur son parcours, de l’université d’Angers jusqu’à la tête d’une école de commerce du top 10.

 

Quelles études vous ont permis d’intégrer les Grandes Écoles ?

Je suis allé à l’université où j’ai obtenu une maîtrise en sciences économiques, à Angers, puis un DEA en sciences de gestion, à Rennes. Je suis également titulaire d’un doctorat, obtenu en 2000, toujours en sciences de gestion, à Bordeaux 4. Mais avant de réaliser ma thèse à Bordeaux, j’ai commencé à enseigner à l’ESC La Rochelle, en finance, en 1993. Le métier de professeur est un métier que j’ai toujours voulu faire, car il combine deux dimensions que j’apprécie énormément : la pédagogie, mais également l’intérêt que je porte pour l’exercice oral.

Dès mon arrivée, on m’a rapidement confié des responsabilités managériales et j’ai occupé plusieurs fonctions, jusqu’à ce que je parte, en 2000. J’étais alors Directeur pédagogique. Je définissais, en interne, les innovations pédagogiques mises en place dans les différents programmes de l’école.

 

Quand a commencé l’aventure Audencia ?

À la suite de mon doctorat, j’ai envoyé plusieurs candidatures en France. J’ai rencontré Aïssa Dermouche qui m’a convaincu de rejoindre le projet Audencia en tant qu’enseignant-chercheur. Mais je ne suis resté que six mois à ce poste. Je suis devenu directeur d’un programme qui était, à l’époque, l’équivalent du PGE, mais pour la formation continue. J’ai ensuite pris la tête du PGE, en 2003, avant de devenir Directeur académique d’Audencia en 2007. J’étais alors responsable de la faculté de l’école, jusqu’à la fin de l’année 2015. C’est alors que j’ai pris la direction de l’école par intérim jusqu’en septembre 2016. À cette date, je suis parti en Chine où j’ai occupé la fonction de DG de Shenzhen Audencia Business School jusqu’en avril 2018. Je suis ensuite revenu à Audencia en tant que DG de l’école.

 

Votre moment préféré de la journée ?

C’est quand j’arrive à l’école, tôt le matin, et que je prends le café sur la plateforme extérieure, au 6e étage, ce qui me permet d’avoir une vision globale du campus. Il est encore endormi et, l’été, les oiseaux commencent à chanter. C’est un moment magique !

 

Et dans l’année ?

Le moment que j’apprécie le plus, c’est quand nous accueillons les candidats qui viennent passer les oraux. L’école est en effervescence. C’est très intéressant d’être au contact de cette jeunesse, d’échanger avec eux, d’essayer d’identifier leurs aspirations.

Un autre événement que j’apprécie particulièrement, c’est le moment de communion avec les étudiants lors du Triathlon Audencia-La Baule.

 

Lire aussi : L’interview d’Audrey, présidente de l’association du Triathlon Audencia-La Baule.

 

Maintenant que vous êtes DG, avez-vous un regret ?

Je regrette de ne plus pouvoir enseigner aujourd’hui. L’enseignement, c’est la raison pour laquelle je me suis orienté vers ce secteur. C’est quelque chose qui me tient à cœur, mais que j’ai dû arrêter il y a trois ans. En effet, auparavant, on m’avait toujours permis de conserver un volume d’enseignement de l’ordre de 150h par an, même si j’exerçais des fonctions managériales. J’y prenais beaucoup de plaisir, tant en formation initiale que continue. Mais, désormais, ce n’est plus possible.

 

Quel aurait été votre métier si vous n’aviez pas été DG d’Audencia ?

Je pense que le métier qui aurait quelque part réconcilié les deux points d’intérêt pour la pédagogie et pour l’exercice oral est le métier d’avocat ou de procureur. Avec les plaidoiries, on retrouve cette dimension d’analyse et d’étude d’un dossier qu’il y a chez les enseignants-chercheurs.

 

Arrivez-vous à concilier votre métier et vos passions ?

J’ai trois centres d’intérêt que sont mes trois piliers : le sport (sous toutes ses formes), la littérature et ma famille. Trois fois par semaine, je commence ma journée par une activité sportive le matin. Je termine chaque jour, systématiquement, par 45 minutes de lecture.

 

Quels sont les aspects du métier qui sont complexes et avec lesquels il faut savoir composer ?

Il y a une dimension physique très importante. Ce métier est très dur. On demande beaucoup à son corps. Le fait de faire du sport et d’être en bonne santé a un impact positif non négligeable. Il y a une autre dimension à prendre en compte, ce sont les sacrifices que l’on doit faire vis-à-vis de sa famille.

 

Comment voyez-vous Audencia dans 5 ans ?

Dans les cinq prochaines années, je souhaite qu’Audencia soit une école qui respire et inspire. Je veux qu’elle respire par les initiatives et les projets portés par les collaborateurs de l’institution, qu’il y ait un bouillonnement d’idées en interne, que chacun puisse contribuer, à son niveau, au développement et au succès de l’école. Je souhaite également qu’Audencia inspire. Et pour cela, il faut dénicher et mettre en place des initiatives innovantes, sortir des chemins classiques pour aider les étudiants à développer leurs compétences.