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Surveillance des examens : la CNIL et les acteurs du secteur s’engagent

Depuis la pandémie, la mise en place d’examens en ligne et d’outils de surveillance suscite de vifs débats. En cause ? Une dimension jugée intrusive, notamment par l’analyse de la pièce en temps réel durant le test. Face à ces craintes, la CNIL a publié une liste de recommandation. De leur côté, les acteurs du secteur se sont engagés pour promouvoir une surveillance éthique des examens à distance.

 

Après la pandémie et malgré un retour à la normale, plusieurs concours ont décidé de conserver le format distanciel pour certains examens. C’est notamment le cas de SESAME, qui permet d’intégrer le programme post-bac (bachelor ou PGE) de plusieurs écoles de commerce. Pour éviter les triches, cette banque d’épreuves a opté pour un dispositif de surveillance des examens, comme de nombreux autres établissements.

Pourtant, cette méthode est jugée intrusive. En effet, la plupart des logiciels de cet acabit demandent au candidat de scanner la pièce avant de passer l’examen ou encore de scanner les oreilles pour vérifier que la personne qui passe le test n’a pas d’écouteurs. Pour faire face à ces craintes, plusieurs acteurs du secteur se sont réunis et promeuvent désormais une surveillance plus éthique.

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Surveillance des examens en ligne : les recommandations de la CNIL

La CNIL, Commission nationale de l’informatique et des libertés, a publié une série de recommandations à l’attention des principaux acteurs en charge de la surveillance des examens qui se déroulent en distanciel. En préambule, cet organisme explique néanmoins que « toute télésurveillance sera nécessairement imparfaite : le risque zéro de fraude n’existe pas, y compris lors du passage d’examens en présentiel. Il apparaît donc nécessaire de rechercher un juste équilibre entre la lutte contre la fraude et la protection des droits et libertés des personnes. »

Parmi les grandes recommandations de la CNIL sur le sujet de la lutte contre la triche lors des examens en ligne, on retrouve l’obligation des acteurs du secteur de garantir aux candidats que les données récoltées seront uniquement utilisées dans le cadre du passage de cet examen, ce qui est déjà le cas aujourd’hui. On retrouve également le fait que « le passage d’examens surveillés à distance devrait être une possibilité offerte aux étudiants et non une obligation ». La CNIL indique d’ailleurs que si « un juste équilibre ne peut être trouvé entre efficacité et intrusivité du dispositif employé, l’établissement ou l’organisme organisateur devrait envisager une épreuve en présentiel ou privilégier une autre forme d’examen. »

D’autres éléments de prévention pour les candidats ont également été mis en avant dans les recommandations de la CNIL. Dans cette publication, la Commission nationale de l’informatique et des libertés préconise également aux établissements à l’origine des examens de bien mesurer l’intérêt de la mise en place d’un tel dispositif pour la surveillance d’examens en ligne.

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TestWe et les acteurs du secteur s’engagent avec GAEL

TestWe, logiciel de surveillance d’examen très répandu, s’est associé au concours SÉSAME, à Passerelle, à d’autres institutions d’enseignement supérieur et à des fournisseurs de plateformes d’examens en ligne pour fonder GAEL, le groupement des acteurs des examens en ligne. L’objectif ? Prôner l’éthique dans la surveillance d’examens en ligne, mais aussi unifier les pratiques.

Concrètement, les acteurs affirment que GAEL est né du constat que « certaines pratiques sont éloignées du respect du RGPD » avec notamment l’utilisation d’outils non-métiers ou d’outils étrangers. Ainsi, GAEL veut mettre en place un socle commun de pratiques à respecter lors de la surveillance d’examens. Parmi les missions de GAEL, on retrouve la création de lignes directrices pour guider les acteurs du secteur, mais aussi l’ouverture du dialogue entre les différentes parties prenantes des examens en ligne : établissements, CNIL, ministères, acteurs européens…

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