Dans cette série d’articles, nous retraçons des parcours de diplômés d’écoles de commerce : ceux dont les carrières vous font rêver ou ceux qui ont pris tous les risques pour en arriver là. Ils sont nombreux à occuper des postes prestigieux ou à avoir construit des mastodontes après leurs études. Ce sont donc eux que nous avons décidé de vous présenter.

Après nous être intéressés à Guillaume Gibault, le fondateur du Slip Français, nous avons décidé de vous présenter Jean Moreau, cofondateur de Phenix et alumni ESSEC. Et l’entreprise porte bien son nom : le phénix renaît de ses cendres…

Suite à une classe préparatoire, Jean Moreau intègre l’ESSEC et se spécialise en finance. Il poursuit dans le même temps un bachelor en droit à l’université cergyssoise. Puis il termine ses études à Sciences Po Paris avec un master d’affaires publiques. En cohérence avec ses études, Jean Moreau commence sa carrière dans la finance chez Merrill Lynch en M&A, puis dans l’Investment Banking.

En parallèle, il enseigne à Sciences Po Paris mais également à HEC. En 2014, il prend un virage radical et cofonde Phenix, une entreprise solidaire d’utilité sociale dont il devient le président. Depuis, l’alumni ESSEC est devenu mentor dans le Réseau Entreprendre ou encore chez Antropia ESSEC. Enfin, depuis janvier 2019, il prend part à The Galion Project, un think tank d’entrepreneurs dont le but est de changer le monde grâce à l’innovation disruptive.

En 2014, Jean Moreau et Baptiste Corval lancent Phenix avec l’objectif de donner une seconde vie aux produits. Partant du constat que le gaspillage grandissant est une source de matières premières, les deux hommes fondent une entreprise sociale dont le rôle central est la redistribution et la transition écologique dans une économie circulaire. Alors que le gaspillage a un coût environnemental mais aussi économique pour la planète (environ 2 340 milliards d’euros selon Phenix), Jean Moreau en fait une ressource aux gains économiques non négligeables.

Concrètement, Phenix collecte alors les invendus et les revalorise en les distribuant à des associations gratuitement. Mais l’entreprise s’attaque également aux produits non alimentaires, qu’elle vend à des grossistes après la collecte. Dans l’air de son temps, Jean Moreau insiste surtout sur la numérisation du service de Phenix afin de créer une plateforme présentant « des petites annonces ». Ils mettent alors directement les grandes surfaces et les associations en contact. Pour conclure, le « zéro déchet » n’a jamais été aussi possible qu’avec Jean Moreau et Phenix.

Phenix est actuellement un exemple d’entreprise solidaire dans l’économie circulaire. Aujourd’hui, elle comptabilise plus de 1 000 clients tels que Coca-Cola, Leclerc ou encore Leroy-Merlin. En tout, ce sont plus de 17,5 millions d’euros levés et un chiffre d’affaires de 9 millions d’euros en 2018. L’impact de Phenix est important, on compte 50 millions de repas redistribués ainsi que 10 000 tonnes de marchandises gérées. Les ambitions de Jean Moreau et de Phenix sont grandes, l’objectif est de 100 tonnes par jour pour 700 000 repas.

Bref, Phenix s’inscrit comme une entreprise modèle pour l’économie circulaire et solidaire. Par conséquent, Jean Moreau et son collaborateur en ont été récompensés :
– Lauréats Institut Choiseul 200 : Les leaders économiques de demain (2019)
– Lauréats du Prix E&Y de l’Entrepreneur de l’année 2018 (catégorie Engagement sociétal)
– Finalistes du Prix Boston Consulting Group (BCG) de l’Entrepreneur Social de l’année 2017.
Enrichi de son expérience avec Phenix, l’ancien étudiant de l’ESSEC multiplie les interventions sur l’entrepreneuriat social et l’économie circulaire. Précurseur dans la lutte contre le gaspillage, Jean Moreau s’inscrit comme un leader d’un monde plus durable.

 

Tu cherches encore un peu d’inspiration ? Découvre notre série sur les entrepreneurs à succès pas toujours connus du grand public.