La CGE a récemment publié une enquête, réalisée conjointement avec Ipsos, sur la perception des Grandes Écoles et de leurs diplômés par les recruteurs. Pour réaliser cette enquête, de nombreux professionnels spécialisés dans les ressources humaines ont été interrogés :

  • 6 experts RH ont été questionnés lors d’entretiens qualitatifs de 45 minutes.
  • 200 DRH ou responsables de recrutement ont été soumis à un questionnaire téléphonique.

 

Les Grandes Écoles : une formation prisée par les recruteurs

Les CV des candidats sortant de Grandes Écoles se retrouvent bien souvent sur le haut de la pile et cela s’explique par le fait que 93 % des recruteurs ont une bonne image de ce type de cursus. Ils sont 81 % à considérer qu’un établissement qui sélectionne ses étudiants, notamment via un concours, offre une formation plus reconnue.

 

Les soft skills, un atout majeur enseigné par les Grandes Écoles

Au-delà de l’environnement international et multiculturel (cité par 95 % des professionnels) et du fait de pouvoir acquérir de l’expérience professionnelle avant même d’être diplômé (88 %), les recruteurs félicitent les Grandes Écoles pour leur formation, qui est gage de sérieux, travail, autonomie, esprit structuré, puissance d’analyse, autonomie et grande capacité d’apprentissage. En résumé, autant de compétences recherchées chez un potentiel candidat.

Les recruteurs souhaitent désormais embaucher des candidats capables de s’adapter à différentes situations et privilégient certains aspects du candidat pour s’en assurer :

  • Savoir-être (jugé très important par 82 % des recruteurs)
  • Personnalité (69 %)
  • Sens du collectif (66 %)
  • Autonomie (63 %)
  • Expérience professionnelle (62 %)
  • Capacité à prendre des initiatives (54 %)

 

La nécessité de répondre aux évolutions des métiers et du recrutement

Pour répondre à l’inconnue concernant les métiers de demain, les recruteurs cherchent des profils adaptables et pluridisciplinaires. C’est pour cela que les soft skills jouent un rôle prépondérant dans le recrutement, car les futurs managers doivent non seulement savoir mobiliser leurs connaissances et leurs ressources personnelles pour s’adapter, mais doivent également accompagner le changement en interne et entraîner les salariés actuels.

Ainsi, le diplôme ne fait pas tout pour les recruteurs : bien que 34 % d’entre eux lui accordent beaucoup d’importance, ils privilégient l’expérience professionnelle (62 %), la personnalité (69 %) et le savoir-être (82 %).

Les modes de recrutement doivent être repensés car, comme évoqué par un salarié de cabinet de recrutement : « Dans les entretiens, c’est compliqué de savoir si la personne va prendre des initiatives, si elle va s’intégrer, être autonome. » Pour cela, les recruteurs choisissent de mettre en situation les candidats, afin de juger leurs capacités d’analyse.

 

Une recherche de diversité, que n’offrent pas assez les grandes écoles

Si certains recruteurs continuent de privilégier le combo classe prépa et Grande École (jugé important par 43 % des recruteurs), une part grandissante (27 % des recruteurs) estime que ne pas avoir fait de classe préparatoire avant une Grande École est sans importance.

De l’avis de 65 % des recruteurs, les Grandes Écoles mettent en place des politiques de diversité et d’ouverture sociale, via différentes voies d’admission et la mise en place de l’apprentissage.

Néanmoins, l’apprentissage au sein des Grandes Écoles reste méconnu (32 % des recruteurs ne savent pas qu’elles proposent ce type de cursus). Il reste pourtant privilégié lors d’un recrutement : 83 % des recruteurs opteraient davantage pour un étudiant ayant réalisé sa formation en apprentissage plutôt qu’en parcours classique.

Cette préférence répond à la volonté des recruteurs de diversifier leurs recrues, en allant chercher d’autres formations, qui sortent du lot : l’école 42 par exemple ou des doubles diplômes, qui favorisent l’hybridation des compétences.