Déployée en 2010 par l’Autorité des marchés financiers, la certification AMF est devenue obligatoire pour certains professionnels de l’univers de la finance. Cet examen a pour vocation de vérifier et valider les connaissances des employés dans les six mois qui suivent leur recrutement. Il s’inscrit parfaitement dans la mission de contrôle des marchés qui incombe à cette instance.

 

La certification AMF, c’est pour qui ?

L’examen est obligatoire pour tous les prestataires de services financiers : les vendeurs, gérants, responsables de compensation d’instruments financiers et responsables du post-marché.

Chez les prestataires de services d’investissement, les négociateurs d’instruments financiers, les compensateurs d’instruments financiers, les analystes financiers et les responsables de la conformité pour les services d’investissement doivent passer la certification AMF, ainsi que les responsables de conformité et du contrôle interne qui travaillent au sein d’une société de gestion de portefeuille.

Cette obligation concerne toutes les personnes travaillant dans des entreprises françaises ou dans des antennes françaises de sociétés étrangères.

 

Le test de la certification AMF

L’examen est constitué d’une seule épreuve. Les candidats doivent répondre à 100 questions, issues d’une base de données de 800 questions qui est accessible à ceux qui souhaitent obtenir la Certification AMF, afin de s’entraîner. L’évaluation évalue les candidats sur 12 thématiques comme le cadre institutionnel, la lutte contre le blanchiment ou encore les bases comptables.

Pour réussir le test proposé par l’AMF, il faut atteindre un score de 75% pour les questions de la catégorie C, qui sont assez poussées et portent sur la culture financière et sur la technique, ainsi que 85% pour celles de la catégorie A, qui évaluent le candidat pour s’avoir s’il possède les connaissances nécessaires pour exercer les fonctions.

L’AMF ne propose pas de session d’examen. Ainsi, il y a deux moyens de passer ce test :

  • La vérification. Il s’agit d’un processus mené en interne, par l’employeur dans les six mois qui suivent le recrutement des nouveaux collaborateurs et suivi par l’Autorité des marchés financiers. Néanmoins si l’employé décide de changer d’entreprise, il devra à nouveau passer ce test ;
  • La certification. Cette fois-ci, un organisme indépendant fait passer l’examen pour le compte de l’AMF. Certains établissements en France sont agréés comme le CFPB-L’école supérieure de la banque ou encore le Cnam.

 

L’examen de la certification AMF

L’AMF ne certifie pas les candidats qui réussissent mais l’examen. Pour ce faire, tout organisme qui souhaite faire passer l’examen doit déposer un dossier de candidature auprès de l’Autorité des marchés financiers. Il doit prouver qu’il a les moyens nécessaires et l’expertise pour faire passer la certification AMF. Il est également nécessaire pour le centre d’examen de démontrer sa capacité à réaliser des questions-réponses en suivant les consignes délivrées l’AMF et à mener une veille règlementaire adaptée.

Le Collège de l’AMF décide ensuite s’il certifie l’examen, en consultant le Haut conseil certificateur de place, une entité de l’AMF qui est composée d’experts qui jugent les dossiers de candidature.

 

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Le coût de la certification AMF

Le montant à débourser pour être certifié par un organisme externe dépend bien sûr de l’institution choisie par le candidat. Si le coût de première inscription à la certification AMF est de 95€, il est possible de choisir plusieurs formules, permettant d’être accompagné dans la préparation de l’examen. Par exemple, pour les particuliers, le Cnam propose des solutions allant de 110€ à 170€.