jeudi, juin 24, 2021
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Le parcours inspirant de Céline Lazorthes, fondatrice de Leetchi

Fondatrice et dirigeante du groupe pionnier des cagnottes en lignes Leetchi, Céline Lazorthes est devenue une figure emblématique de l’univers de l’entrepreneuriat au féminin en France. Son système de cagnotte est utilisé aujourd’hui par plus de 10 millions de personnes dans toute l’Europe.

 

Céline Lazorthes : portait d’une entrepreneuse passionnée et accomplie

Originaire de Toulouse, Céline Lazorthes est fille de deux médecins et petite-fille du médecin et universitaire Guy Lazorthes.

Suite à une classe préparatoire EPITA, elle intègre en 2003 l’Institut Internet et Multimédia du Pôle Universitaire Léonard-de-Vinci. Elle y suit des cours de gestion de projet et obtient son Master 2 en IT project Management.

En 2007, elle rejoint l’entreprise Eyeka, plateforme de crowdsourcing et de mise en relation entre freelances et marques, en tant que Online Marketing Manager. Parallèlement, Céline Lazorthes décide d’élargir son champ de compétence et intègre HEC Paris pour un Master en Digital Business Strategy.

C’est en 2013 qu’elle fait partie des 100 personnalités les plus connues dans le Web en France. Un an après, elle est élue femme d’affaires de l’année pour le prix Veuve Clicquot, et obtient une licence pour établir une monnaie électronique. C’est ainsi qu’elle fonde sa seconde entreprise appelée Mangopay en 2014, devenue leader du paiement communautaire en Europe.

Pour continuer à être productive, Céline Lazorthes décide de faire une pause de plusieurs semaines. Elle part en vacances avec son conjoint et son fils de six mois dans un camping-car. Le but est de faire le vide sur toutes les actualités relatives à ses projets et de se ressourcer.

Lire aussi : Le parcours de Thibaud Hug de Larauze, fondateur de Back Market.

 

Les origines de Leetchi et les débuts compliqués de Céline Lazorthes

Céline Lazorthes faisait partie de l’équipe organisatrice du week-end d’intégration à HEC. De ce projet germe dans son esprit l’idée de remplacer les enveloppes traditionnelles par une cagnotte en ligne pour faciliter la collecte d’argent.

En sortant de HEC Paris en juin 2008, Céline Lazorthes fait face à un marché du travail morose, suite au déclin de l’économie. Rapidement, elle comprit qu’elle allait avoir du mal à trouver des associés pour son projet. Elle faisait également face à la problématique classique du manque de crédibilité quand on est jeune diplômée. Elle enchaîne les échecs, mais ne perd jamais foi en son idée. C’est grâce au soutien de ses parents, mais aussi grâce à une aide étudiante de 20 000€ accordéz par Ozéo qu’elle réussit à sortir une première version de son projet en 2009.

Concernant le nom Leetchi, il est né suite à un brainstorming avec ses amis autour d’un apéro. Ils lui proposent un nom de fruit, à la lumière d’Apple ou d’Orange, qui soit facile à retenir, court et utilisable à l’international.

 Lire aussi : Le parcours de Stéphane Bancel, fondateur de Moderna 

 

La création du concept Leetchi par Céline Lazorthes

L’usage initial de Leetchi consistait à collecter de l’argent entre amis pour offrir des cadeaux ou organiser des événements communs.

Au fur et à mesure, le concept de cagnotte solidaire voit le jour. Cela fait quelques années que Leetchi propose des cagnottes ayant pour but la collecte de dons dans la sphère publique. Cela sert principalement à soutenir des associations, des personnes démunies ou encore défendre des causes nationales.

L’utilisation des cagnottes est simple et intuitive, elle passe par 4 étapes principales :

  • Créer sa cagnotte
  • Inviter ses proches à y participer et partager sur les réseaux sociaux
  • Collecter l’ensemble des participations depuis la page de cagnotte
  • Dépenser la cagnotte directement chez les partenaires e-commerce de Leetchi sans frais ou demander un virement bancaire

Aujourd’hui, Leetchi est un incroyable succès en France, en Angleterre et dans toute l’Europe. Le site compte 12 millions d’utilisateurs dans plus de 150 pays.

 

La montée en puissance de Leetchi

Céline Lazorthes a confié au site Les Échos Start avoir pleuré deux fois. « La première fois quand le site a été lancé, la deuxième quand je me suis rendue compte que je n’avais aucun client. » Mais ce n’était plus qu’une question de temps avant que Leetchi ne devienne un grand succès.

En 2015, Céline Lazorthes cède 86% des parts de Leetchi au Crédit Mutuel Arkéa pour un montant de 50 millions d’euros. Elle continue néanmoins de diriger ses deux entreprises, Leetchi et Mangopay (solution de paiement en ligne pour les acteurs de l’économie collaborative lancée en 2014). En 2017, elle cède la direction de ses entreprises pour se consacrer pleinement à son enfant. Elle n’abandonne pas pour autant ses projets puisqu’elle garde la présidence du conseil de surveillance.

Aujourd’hui, le concept initial de la cagnotte Leetchi a énormément évolué. Les utilisateurs peuvent désormais ajouter des vidéos et des images et  communiquer avec les participants en leur envoyant des messages instantanément.

Le projet s’est également développé sur d’autres marchés. Leetchi n’officiait au début qu’en France. Maintenant, le projet couvre toute la zone Euro et l’Angleterre.

 

L’engagement de Céline Lazorthes auprès des jeunes entrepreneurs

Céline Lazorthes a connu des débuts très difficiles. Elle a débuté son aventure entrepreneuriale sans associés et avec des ressources très limitées. Elle rapporte avoir vécu des milliers d’échecs, sans cesser de se battre.

Aujourd’hui, Céline Lazorthes s’engage pour améliorer la situation des entrepreneurs, en donnant de son temps et de son argent aux jeunes pousses. Elle est en effet business angel reconnue dans le monde de l’investissement français. Elle a notamment investi dans plusieurs startups : Frichti, Slip Français etc.

Par ailleurs, elle a cofondé un collectif féministe dans l’optique de faciliter l’accès au financement des projets portés par des femmes. Elle est convaincue que dans une société révolutionnée par le digital, les femmes doivent être partie prenante dans l’élaboration des usages, tout autant que les hommes.

Elle travaille également avec le Conseil national du numérique dans l’élaboration d’une charte éthique de prise de responsabilité en matière RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) à destination des fonds d’investissement.

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