lundi, juin 21, 2021
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Les attentes des étudiants et diplômés post-COVID : L’enquête de BCG-CGE-Ipsos

Boston Consulting Group (BCG) s’est associé à la Conférence des Grandes Écoles (CGE) et Ipsos pour mener une enquête sur la manière dont les étudiants et les diplômés appréhendent la crise et leurs attentes du monde du travail.

 

Le COVID-19 a eu un impact considérable sur l’économie et, in extenso, sur le monde du travail. Le marché de l’emploi est plus perturbé que jamais et de nombreuses entreprises ont gelé les recrutements pendant plusieurs mois.

Ce n’est pas le seul impact négatif de la crise, puisqu’elle a aussi poussé les étudiants à se confiner et à suivre leurs études à distance, un vrai défi pour ceux qui ne disposaient pas des conditions optimales pour continuer leurs études. BCG s’est intéressé à la manière dont les jeunes appréhendent ces questions, en s’associant avec la CGE et Ipsos.

Lire aussi : Quid du recrutement dans le secteur du conseil en période de crise ?

 

COVID-19 et jeunes : La méthodologie de l’enquête BCG-CGE-Ipsos

Pour réaliser cette enquête, BCG, la CGE et Ipsos ont sondé 1 349 étudiants et 906 alumni issus de 138 Grandes Écoles françaises. Ils étudient ou sortent d’écoles de commerce, d’ingénieurs, de journalisme, d’architecture ou d’IEP. Cette enquête a été menée entre le 17 et le 22 avril 2021.

 

COVID-19 : une onde de choc pour les étudiants

Les effets du COVID-19 ont été dévastateurs pour les élèves de Grandes Écoles. Selon l’enquête BCG-CGE-Ipsos, 63% des étudiants sondés ont avoué que la crise et le confinement ont suscité un sentiment de décrochage par rapport aux études.

Parmi les élèves interrogés par les sondeurs, 83% d’entre eux considèrent que la qualité de leur formation a été impactée par la pandémie. 79% déclarent d’ailleurs que leurs plus belles années ont été gâchées, 71% regrettent d’avoir été « injustement montrés du doigt » à propos de la propagation de la maladie. Enfin, 56% des étudiants sondés précisent que leur équilibre psychologique sera durablement affecté par cette crise qui les a forcément poussés à s’isoler. Concernant cette question, seuls 41% des alumni indiquent être touchés psychologiquement par la crise sanitaire.

La pandémie a aussi fait naître une crainte liée à l’insertion chez les étudiants. 46% d’entre eux sont inquiets, voire très inquiets, à l’idée de ne pas trouver du travail après leurs études. Par ailleurs, 18% des sondés indiquent ne plus savoir dans quelle voie professionnelle s’orienter une fois leur diplôme en poche. À l’heure actuelle, 63% des élèves de Grandes Écoles déclarent être prêts à faire des concessions concernant leur premier emploi.

 

Enquête BCG : les attentes des diplômés plutôt stables

Même s’ils ont indiqué être prêts à faire des concessions, les étudiants affichent les mêmes attentes du marché du travail que la précédente enquête de BCG menée en 2018. Le trio de tête est toujours constitué de l’intérêt du poste (un critère important pour 91% des étudiants), l’ambiance et le bien-être au travail (86%), le fait d’être en phase avec les valeurs de l’entreprise (76%). Les élèves de Grandes Écoles attachent également beaucoup d’importance à l’équilibre vie pro-vie perso et aux perspectives d’évolution. La rémunération, elle, n’arrive qu’en 11e position des critères les plus importants dans le choix d’un emploi.

Du côté des alumni, les attentes ne sont pas les mêmes que celles des étudiants. 94% d’entre eux accordent de l’importance à l’intérêt du poste et 85% au bien-être et à l’ambiance. En revanche, en troisième position viennent ex aequo les responsabilités et l’équilibre entre vie pro et vie perso (73%). Là encore, la rémunération n’arrive qu’en 11e position.

Concernant la taille des entreprises, les grands groupes séduisent toujours autant qu’en 2018. Malgré les licenciements, ils offrent une valeur refuge et ont tendance à démontrer une plus grande résilience en période de crise. Aujourd’hui, 40% des étudiants indiquent vouloir débuter dans une grande entreprise, contre 36% des alumni. Les ONG séduisent également 10% des étudiants et arrivent en troisième position, après les petites entreprises (19%). Du côté des alumni, on préfère les structures plus modestes (23%) et la création de sa propre startup (16%).

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Quand la crise bouscule les certitudes des étudiants

Alors que les enquêtes CGE montrent que le conseil et la banque et l’assurance sont plébiscités par les étudiants, cette enquête démontre une tout autre réalité et il semblerait que la pandémie ait rebattu les cartes. Aujourd’hui, 63% des étudiants sont prêts à accepter un poste plus précaire s’il est porteur de sens. Du côté des alumni, ce chiffre s’élève à 62%.

En ce qui concerne le secteur d’activité dans lequel souhaitent s’orienter les jeunes diplômés et les étudiants, l’univers de l’environnement occupe la première place et de loin. 71% des élèves de Grandes Écoles déclarent vouloir y travailler contre 81% des alumni. Pour les étudiants, le top 5 est ensuite constitué du secteur des énergies (55%), de l’humanitaire (54%), du conseil (53%) et de l’automobile/aéronautique (45%). Chez les alumni, le classement est légèrement différent. Ils souhaitent travailler dans le secteur de l’environnement, puis l’énergie (73%), le conseil (59%), puis l’agriculture/agroalimentaire (56%) et l’humanitaire (55%).

L’engagement des diplômés et des étudiants se traduit également dans leur vision de la politique RSE des entreprises. Ainsi, les alumni et les élèves de Grandes Écoles sont beaucoup plus sensibles à cette notion, mais aussi à leur contribution, en tant que collaborateur, à la performance de l’entreprise. Selon eux, en matière de transformation environnementale, les grands groupes sont ceux qui peuvent changer les choses, mais qui sont les moins engagés sur ce sujet. Quand bien même elles démontrent un engagement, il est encore perçu comme opportuniste et peu sincère par 54% des étudiants et 51% des diplômés, une question qui peut donc porter préjudice aux entreprises qui souhaitent attirer les talents de demain.

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