dimanche, septembre 27, 2020
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Comment se passe la rentrée 2020 en école de commerce ?

Comme pour de nombreuses écoles, la rentrée 2020 a été perturbée à Rennes School of Business. En cause ? La crise du COVID-19 qui bouscule l’accueil des étudiants français et internationaux, mais aussi la vie associative et les événements qui marquent traditionnellement cette période de l’année. L’école est donc revenue sur l’organisation d’une rentrée vraiment pas comme les autres.

 

Alors que la rentrée est habituellement ponctuée de conférences d’introduction, Rennes SB a opté cette année pour des webinaires. L’un d’eux, How to suceed in a connected campus, revenait d’ailleurs sur les différents outils utilisés par l’école, notamment Teams ou les salles eLive. En outre, l’établissement a mis à disposition de ses étudiants différents tutos et documents pour leur permettre de se familiariser avec une pédagogie différente.

Cette rentrée a été marquée par plusieurs bouleversements. Le premier est l’annonce tardive des résultats d’admission qui a retardé la recherche d’appartement pour les étudiants. Pour répondre à cette problématique, Rennes SB a déployé des affiches dans le métro, mais aussi des publicités dans les journaux locaux pour inciter les propriétaires à louer leur logement aux élèves de l’école.

Autre conséquence de la crise : un bouleversement de la vie étudiante et notamment du design sprint de rentrée sur lequel planchent 723 étudiants cette année !

 

Rentrée 2020 : L’expérience étudiante à Rennes SB en temps de crise sanitaire

L’école a créé une nouvelle business unit : Sense, pour Student Experience Network and Service. « Nous nous sommes rendu compte que le choix des étudiants ne se fait pas que sur les critères académiques ou des classements, mais c’est aussi une promesse d’une expérience », observe Stéphanie Hiaumet, chef de projet Global School, l’école internationale de Rennes SB.

Sense travaille sur trois piliers importants pour permettre à chaque étudiant français et international de profiter de l’expérience étudiante complète du premier jour à la diplomation :

  • Care, incarné par Aloha, un bureau d’accueil et hub d’information mis à disposition des élèves de l’école, un pôle bien-être qui mène des actions de lutte contre les addictions, les discriminations et dispose d’une plateforme de signalement et un pôle d’aide psychologique. Un travail est également mené sur l’inclusion et l’accompagnement des personnes en situation de handicap.
  • Enjoy, qui se matérialise par des événements étudiants comme l’International Fair. Cette initiative permet aux élèves de rencontrer ceux qui sont déjà partis en échange. L’école organise également un Campus Festival durant lequel élèves et collaborateurs de Rennes School of Business se voient proposer des activités sportives ou artistiques.
  • Engage, qui se traduit par des dispositifs visant à faciliter les échanges entre personnel de l’établissement et étudiants. C’est dans ce cadre qu’a été créé VOICE, une grande enquête de satisfaction qui se termine par un design sprint annuel pour améliorer l’expérience étudiante.

L’accueil des internationaux est complété par un Welcome Office, un service dédié, et lié à l’association étudiante Welcome, qui les accompagne dans la recherche de logement ou dans les démarches administratives.

 

Rentrée 2020 : une vie associative perturbée

Rennes SB a tenté de maintenir une vie associative la plus normale possible. Si le week-end d’intégration est annulé, l’école a maintenu le forum des associations. Cependant, les soirées festives ou événements réunissant trop de participants sont annulés. Élodie Huré, directrice du Programme Grande École indique toutefois que « les associations sont force de proposition » et sont conscientes de la situation sanitaire complexe. De son côté, Nicolas Ancellin, président du BDE, rassure et explique, à propos de l’expérience étudiante à Rennes SB que « l’école a tenté d’organiser tous les événements qui pouvaient l’être. La vie associative fait partie intégrante de la pédagogie. C’est pourquoi Rennes SB a décidé de maintenir les campagnes ainsi que le design sprint aussi. Si le week-end d’intégration a été annulé, il s’est transformé en semaine d’intégration. »

En effet, pour favoriser l’intégration au sein de l’école, celle-ci a renouvelé les expériences académiques de rentrée mises en place les années précédentes. Les étudiants en bachelor se frottent à la fresque du climat, ceux en MSc vont avoir droit un design sprint début octobre sur des problématiques RSE tandis que les élèves en première année du PGE travaillent actuellement sur le design sprint avec la SNCF.

 

À quoi sert un design sprint ?

Plusieurs écoles ont choisi de marquer leur rentrée par un design sprint, mais quel est l’intérêt pour les étudiants ? « L’objectif est de marquer le début de l’année par une intégration étudiante conviviale, car c’est du travail collaboratif et une intégration engageante, qui demande beaucoup de travail. Cela surprend nos étudiants, mais nous voulons leur faire prendre conscience qu’il faut se donner en école. « La méthode du design thinking est importante à l’école. Nous avons répliqué ce procédé avec un design sprint en hiver, nommé VOICE. Il fait travailler collaborateurs, étudiants et professeurs autour des services proposés aux élèves de l’école. Cette année aura lieu un design sprint avec les MSc, pour avoir des problématiques différentes. Il y a tout un écosystème autour du design à Rennes SB », explique Élodie Huré.

Pour réaliser ce design sprint, Rennes SB a imaginé des cas qui s’appuient sur des problématiques service ou retail qui touchent les jeunes de 18 à 25 ans. L’école voulait aussi que les livrables soient plus professionnels et obligent donc ses étudiants à produire une vidéo de restitution. « Nous avons réussi à nous diriger sur un prototypage de l’expérience client designée. Nous avons poussé l’exigence plus loin, tout en nous adaptant au profil d’étudiants qui n’ont jamais eu de cours marketing », indique Élodie Huré. Ignited Kingdom, cofondé par un alumni de l’école, accompagne Rennes SB sur la pédagogie et l’animation du sprint depuis 5 ans.

Cette année, les étudiants du PGE travaillent sur le design d’une solution permettant d’améliorer l’expérience des utilisateurs du TER, grâce à Dominique Chuffart, secrétaire général de SNCF Mobilités Bretagne. « C’est une excellente opportunité de se rapprocher du monde étudiant. Avoir 723 étudiants qui planchent sur le TER demain, savoir ce qu’ils attendent de la SNCF, c’est exceptionnel », précise-t-il. Ils travaillent donc sur deux problématiques quotidiennes pour SNCF Mobilités : le trajet travail-études et le marché des « occasionnels », qui est très volatil. « C’est aussi un moyen de voir comment ils ont vécu leur expérience et comment l’améliorer », complète Dominique Chuffart. Bien sûr, le design sprint permet également d’identifier les talents susceptibles de rejoindre la SNCF en stage ou alternance.

Pour ce faire, les étudiants sont accompagnés par les coachs d’Ignited Kingdom et 30 élèves dits facilitateurs. Ils reçoivent un document dressant l’état des lieux de la SNCF aujourd’hui avec notamment les questions d’ouverture à la concurrence, ainsi qu’une étude sociodémographique, mais aussi les contraintes de prix. « C’est dans la contrainte qu’on innove et cela nous permet d’avoir des solutions réalistes », note Élodie Huré. Ils passent la première journée à problématiser, pour arriver à des solutions plus fines et « aller au-delà des solutions évidentes. » La SNCF a également mis en place une hotline dédiée à ce design sprint, pour répondre à toutes les questions des étudiants.

Le deuxième jour, les étudiants trouvent la solution à leur problème avant de se pencher sur un script de vidéo permettant d’expliquer en détail leur idée. Ils restituent leur travail le troisième jour à midi et les premiers résultats tombent vers 17h. En tout, ce sont 90 équipes de 8 à 9 étudiants qui planchent sur des solutions pour améliorer la vie des usagers du TER.

 

COVID19 : Comment accueillir les étudiants et transformer l’enseignement à distance.

Rennes SB a profité de cette rentrée pour mettre en place les solutions permettant d’assurer une continuité d’enseignement pour les étudiants qui ne peuvent être sur place à cause de la distanciation sociale. Plusieurs écoles ont rénové leur campus pour installer des salles dédiées au online, c’est aussi le cas de l’école rennaise. Il est important de noter qu’Arnaud Le Merour, CMO de Rennes SB, explique que « le choix qui a été fait par la direction de l’école, c’est de tout faire pour accueillir un maximum d’étudiants en présentiel. » Toutefois, Rennes SB a construit une vingtaine de salles eLive, toutes équipées de matériel de captation audio et vidéo. Elles seront dédiées aux étudiants de MSc, principalement des internationaux, qui ne pourraient se rendre sur le campus avant janvier.

L’autre volonté de l’école était d’augmenter l’espace disponible pour déconcentrer les lieux de rencontres et proposer des espaces agréables aux étudiants, notamment pour les associations. Un grand barnum a été installé pour accueillir les grands moments qui ponctuent la vie étudiante, comme la distribution des cartes étudiantes. Il sera également mis à disposition des associations qui pourront ainsi créer ce lien nécessaire aux étudiants. Une seconde cafétéria a été installée dans le bâtiment 3 de l’école. Elle sera gérée par une asso étudiante.

En outre, plusieurs nouveautés sont à noter à l’école, notamment une toute nouvelle cafétéria, avec la volonté d’y intégrer un « esprit bistrot. » Une pergola sera bientôt installée dans la rue intérieure pour prolonger l’ambiance et une terrasse extérieure qui seront inaugurées plus tard cette année.

En tout, Rennes SB a déboursé près de deux millions d’euros pour la création de ces espaces et de salles eLive qui sont amenées être pérennisée notamment dans le cadre de la Global School que l’école est en train de construire. « Notre partenaire de Wuhan est partant pour un enseignement partagé et l’idée est désormais de l’équiper des mêmes salles pour diffuser des cours en simultanée sur les deux campus », précise Thomas Froehlicher, DG de l’établissement.

 

Une rentrée 2020 sous le signe de la géopolitique

Pour assurer le continuum entre CPGE et Grandes Écoles, Rennes SB a développé une Chaire en géopolitique portée par Thomas Flichy de la Neuville. « La raison d’être de notre chaire, c’est de permettre aux cadres que nous formons de disposer d’une vision du monde orientée vers l’Homme, la politique et la culture. Car la technologisation du monde va amener une résurgence des identités culturelles, religieuses et politiques », indique-t-il.

Pour cette rentrée, deux classes-pilotes de 40 étudiants chacune se sont mises en place, avec des matières variées, y compris artistiques comme le théâtre. « Les étudiants attendent de nous du sens et de l’autonomie. Notre modèle pédagogique sera donc anti-scolaire et il est fondé sur des rencontres », complète Thomas Flichy de la Neuville. En outre, les étudiants organiseront également des cafés de géopolitique virtuels ouverts à tous.

 

Quid de l’expérience internationale ?

Bien évidemment, Rennes SB est confrontée à la question de l’international, tant pour l’arrivée d’étudiants étrangers, que pour la mobilité des élèves de l’école. À l’origine, tous les étudiants du PGE et du programme IBPM (bachelor) partent un semestre au sein d’une université partenaire.

Pour le dernier semestre de l’année scolaire 2019-2020, le cursus a été aménagé. Ceux qui ont dû rentrer de leur pays d’accueil se sont vu proposer des cours à Rennes SB. Toutefois, l’école précise que certains élèves sont restés confinés sur place ou ont pu se rendre dans leur université. L’école a supprimé l’international comme condition diplômante pour cette génération qui vit le COVID, après demande auprès du ministère.

Pour la rentrée 2020, les étudiants qui devaient partir hors d’Europe en septembre ont fait le choix de reporter leur échange sur le semestre suivant. Quelques élèves ont souhaité partir malgré tout, considérant qu’ils pouvaient le faire si l’université d’accueil pouvait les recevoir dans les conditions optimales. Ils sont actuellement 74 en échange ou sur le point de partir, majoritairement en Europe. Au total, ils seront près de 1 100 à partir cette année.

Concernant les étudiants internationaux, les premiers arrivent demain et ils seront environ 115 ce semestre, contre 450 pour une année classique. Beaucoup d’entre eux ont choisi de reporter leur séjour à Rennes SB à janvier. Cependant, comme l’indiquait Élodie Huré, « les arrivées pourront se faire au fil de l’eau pour les étudiants n’ayant pas la possibilité de se rendre physiquement sur le campus actuellement. » Certaines rentrées sont également décalées. Les étudiants en troisième année du programme IBPM voient la rentrée reportée à octobre, « pour leur laissant le temps de finaliser les procédures de visas », explique Élodie Saint-Yves, responsable de la mobilité internationale. La rentrée du PGE 2 se fait début septembre et les PGE 3 arriveront début octobre. Pour l’instant, la quatorzaine n’est pas obligatoire pour les étudiants internationaux qui peuvent se faire tester gratuitement. Cependant, le test n’est pas une obligation, contrairement à ce qui est pratiqué à HEC Paris.

Point positif : Élodie Saint-Yves observe que la crise a permis de nouer de nouveaux partenariats avec des institutions internationales, notamment durant le confinement. L’école espère proposer des destinations inédites. Un nouveau partenariat a été noué en Nouvelle-Zélande, au Canada, ce qui permettra d’envoyer plus d’étudiants dans ce pays. Deux nouvelles universités en Australie font aussi désormais partie des partenaires de Rennes SB.

 

L’avenir de Rennes SB

La crise liée au COVID-19 n’a pas empêché Rennes SB de poursuivre sa feuille de route stratégique telle que définie il y a maintenant deux ans. Ainsi, l’école espère toujours ouvrir un campus à Paris d’ici la rentrée 2021. À noter que la rentrée d’un Executive Mastère doit se faire sur la capitale d’ici quelques mois. Rennes SB souhaite d’ailleurs proposer un portefeuille de programmes Executive sur Paris, pour correspondre aux attentes et aux besoins du marché parisien.

Autre nouveauté annoncée : la création d’une extension du campus d’ici 2024, qui permettra de multiplier la surface par 2,5. Ces nouveaux locaux, situés à proximité immédiates des bâtiments existants, permettront avant tout d’accueillir les équipements nécessaires pour la Global School, mais aussi les effectifs des promotions de formations existantes dont la taille pourrait doubler, pour le programme IBPM notamment.

En outre, l’établissement se félicite de la décision d’avoir rejoint la banque d’épreuves ECRICOME cette année.

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