dimanche, janvier 24, 2021
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Classement des budgets de Ligue 1 2020-2021

Le vendredi 21 août a été marqué par le lancement de la 83ème édition du championnat de France de football : la Ligue 1, de son nom complet Ligue 1 Uber Eats. Il s’agit d’une nouvelle appellation puisque le groupe américain de service de livraison succède à Conforama en tant que partenaire titre du championnat, et ce durant 2 saisons, contre la somme de 15 millions d’euros par an. Alors que les matchs de Ligue 1 ont été perturbés par la crise sanitaire, découvre les budgets 2020-2021.

 

La Ligue 1 regroupe les 20 meilleures équipes du football français, autant de formations qui peuvent rêver du titre de Champion de France. Bien évidemment, la plupart des clubs – pour ne pas dire la quasi-totalité – se fixent des objectifs plus modestes. En effet, le Paris Saint-Germain (PSG), vainqueur de sept des huit derniers excerices, fait figure de grand favori à sa propre succession. La saison 2016-2017, conclue par le sacre de l’AS Monaco, est une exception dans l’histoire récente de la Ligue 1 et, aujourd’hui, très peu d’équipes peuvent espérer tenir la longueur face à l’ogre parisien, vainqueur de 23 des 27 derniers trophées nationaux (Ligue 1, Coupe de la Ligue, Coupe de France et Trophée des Champions). Une domination (presque) sans partage.

Derrière le PSG, plusieurs clubs affichent comme objectif une qualification pour une compétition européenne. Les deux premières places donnent accès directement aux phases de groupes de la Ligue des Champions (LDC) tandis que le 3e du classement doit passer par le troisième tour de qualification s’il veut rejoindre la plus prestigieuse des compétitions de clubs en Europe – sauf en cas de qualification via son championnat du vainqueur de l’Europa League (EL) comme la saison passée où le Stade Rennais (SRFC) a su en profiter. Par ailleurs, la 4e place du classement permet de participer à la Ligue Europa. Un autre ticket pour cette compétition est accordé au vainqueur de la Coupe de France. Enfin, la 5e place donnera accès à la toute nouvelle coupe européenne créée par l’UEFA : la Conference League.

Il y a donc 5 places qualificatives, des places très convoitées, notamment en raison des gains financiers qu’elles engendrent. La « course à l’Europe » est l’un des enjeux majeurs de Ligue 1 chaque saison.

En bas de classement, les deux dernières équipes sont reléguées en Ligue 2 et le 18e dispute un barrage aller-retour contre le vainqueur des barrages d’accession de la Ligue 2. L’instauration de ce système par la Ligue de Football Professionnel (LFP) en 2017 témoigne d’une volonté d’offrir plus de garanties et de sécurité aux clubs déjà installés parmi l’élite. L’objectif principal des équipes du bas de classement reste de pérenniser le club au plus haut niveau.

Lire aussi : Le portrait de Nathalie Boy de La Tour, présidente de la LFP !

 

Ligue 1 : Une saison 2020-2021 particulière à bien des égards

Chaque équipe va donc chercher à atteindre ses objectifs propres en s’adaptant au mieux à une saison ô combien singulière. En effet, la crise sanitaire a fortement impacté le football français sur le long terme, les conséquences sont nombreuses et imbriquées.

Sportivement d’abord, avec une fin de saison 2019-2020 prématurée en mars dernier. La LFP ayant décidé d’arrêter ses championnats, les derniers matchs se sont joués au soir de la 28e journée, une décision qui a été à l’origine de nombreux débats et critiques, notamment parce qu’elle fait figure d’exception parmi le Top 5 des championnats européens. La Liga (Espagne), la Premier League (Angleterre), la Serie A (Italie) et la Bundesliga (Allemagne) ont quant à elles repris, tout comme les compétitions européennes – Ligue des Champions et Europa League – qui se sont terminées en août. Ces décalages dans le calendrier ont repoussé le début de la saison 2020-2021 à la fin du mois d’août et la clôture de la période des transferts au début du mois d’octobre, des effectifs complets et correctement préparés bien plus tard qu’à l’accoutumée donc.

Ce sont autant de nouveaux paramètres que les clubs ont dû prendre en compte pour démarrer au mieux leur saison après plus de 5 mois sans match officiel, une difficulté qui s’accroît davantage pour les clubs participant aux coupes européennes et dont les joueurs, souvent internationaux, sont appelés en sélection. Le calendrier s’annonce extrêmement chargé, avec en point d’orgue l’Euro 2021 en juin et juillet prochains, ce qui pousse les organismes des joueurs à rude épreuve. On le voit notamment avec le PSG qui doit faire face à une avalanche de blessures depuis le début de saison.

Economiquement ensuite, avec un premier manque à gagner causé par l’arrêt de la dernière saison. Selon une étude menée par le syndicat des clubs Première Ligue et le cabinet d’audit Ernst & Young (EY), les clubs de Ligue 1 ont enregistré une perte d’affaires de plus de 600 millions d’euros sur la saison 2019-2020. C’est l’équivalent de quatre années de croissance du CA perdu en un trimestre. Et le mal ne s’arrête pas là, bien au contraire. Si le championnat n’a pas été interrompu par le nouveau confinement, certains effets néfastes de la crise perdurent, à l’image des stades clairsemés puis vides. Par ailleurs, d’autres maux sont venus s’ajouter à une situation déjà délicate, notamment avec l’échec du projet Mediapro, futur ex-diffuseur principal de la Ligue 1.

Pour bien comprendre, l’impact sur la vie économique des clubs, intéressons-nous aux différentes recettes qui constituent leurs budgets.

 

La composition du budget des clubs de Ligue 1 en 2020-2021

Pour commencer il y a la billetterie. Une journée de championnat à domicile est une source importante de revenus pour un club avec, entre autres, la vente de places, l’exploitation des loges, les services de restauration et le merchandising. L’ensemble cumulé représente entre 2,5% et 20% des revenus générés par saison. Or, depuis août, plusieurs protocoles sanitaires ont été appliqués dans les stades : tout d’abord une jauge maximale de 5 000 spectateurs a été instaurée puis elle a été abaissée à 1 000 dans la plupart des grandes villes fin septembre avant que les enceintes ne soient complètement vidées après l’annonce du reconfinement.

Cette absence de public oblige les clubs à revoir leurs comptes et calculer les pertes. Par exemple, selon les informations recueillies par RMC Sport, l’Olympique de Marseille (OM) aurait perdu entre 6M€ et 8M€ de recettes de jour de match uniquement en Ligue des Champions, c’est-à-dire sur trois soirées avec un stade vide. Autre exemple parlant : le FC Nantes accuse une perte estimée de 2,5M€ sur ses quatre premiers matchs joués à domicile avec seulement 9 000 fans présents contre 115 000 attendus.

D’autre part, l’incertitude des derniers mois aura une répercussion sur les abonnements qui risquent de connaître une chute importante. La question est désormais de savoir si les spectateurs les plus fidèles seront présents lors du retour à la normale. Les prochaines campagnes d’abonnements seront cruciales pour les clubs.

Aujourd’hui, le retour du public dans les stades demeure une question en suspens et un point crucial pour les clubs. La ministre déléguée aux Sports, Roxana Maracineanu, a exprimé son souhait de voir les spectateurs revenir dans les travées au plus vite.

Les stades de Ligue 1 sonnent désespérément creux sur cette 1ère partie de saison

 

Les droits TV* forment également une part importante du budget des clubs de Ligue 1. Le commencement d’un nouveau cycle de quatre ans (2020-2024) était même censé apporter des recettes plus conséquentes. En effet, en mai 2018, l’appel d’offres pour l’acquisition des droits audiovisuels de la Ligue 1 a débouché sur un montant record : 1,153 milliards d’euros (par saison), soit une hausse de 60% par rapport au cycle précédent. Cette hausse spectaculaire est due à l’arrivée sur le marché français d’un groupe audiovisuel sino-espagnol : Mediapro. En créant sa chaîne Téléfoot, le groupe est devenu le diffuseur principal du championnat en retransmettant 85% des matchs. A priori une heureuse nouvelle qui aurait dû permettre aux clubs de percevoir des droits plus importants et donc d’investir pour devenir plus compétitifs.

L’usage du conditionnel passé ici n’est pas de trop au vu de la situation actuelle. En effet, dès octobre, Mediapro n’a pas honoré la deuxième échéance d’un montant de 172M€ et a indiqué, via son PDG James Roures, vouloir renégocier les contrats. La principale raison avancée était une baisse qualitative – avec l’absence de public notamment – et un retour sur investissement moins important des droits d’exploitation dus à la crise sanitaire. Par ailleurs, l’entreprise serait en proie à de sérieuses difficultés financières comme le montre sa récente dégradation par l’agence de notation Moody’s. D’autre part, la chaîne Téléfoot qui visait à terme les 3,5 millions d’abonnés – son seuil de rentabilité – n’en compterait que 480 000… Les espoirs nourris par ce nouveau contrat ont tourné court et la fin de partie a officiellement été actée début décembre après une conciliation avec la LFP : Mediapro va se retirer contre 100M€ et les droits vont être réattribués. Canal+, diffuseur historique de la Ligue 1, pourrait jouer le rôle de chevalier blanc en les reprenant, pour un montant bien moindre forcément. Pierre Maes, spécialiste du sujet et auteur du livre Le business des droits TV du foot avait émis des réserves sur ce projet (qualifié d’ « utopique » en décembre 2019) qui repose sur des droits surévalués, il constate aujourd’hui que « la bulle a explosé ».

La LFP a contracté un premier prêt en octobre pour payer les clubs mais cela risque de ne pas être suffisant. Ces derniers font face à une conjoncture extrêmement préoccupante. En effet, de nombreux clubs ont ajusté leur budget aux nouveaux droits TV et ont augmenté leurs dépenses en prévision de recettes qui n’arriveront pas dans leur intégralité. Pierre Maes explique donc qu’ils « vont devoir diminuer leurs coûts de manière brutale. Et s’ils n’y arrivent pas, il y aura des risques de faillite ». Les droits TV représentent entre 25% et 75% des revenus générés sur une saison avec une dépendance maximale à 76,2% pour le Nîmes Olympique (en 2019) ! En fait, les clubs les plus exposés sont ceux qui possèdent les plus petits budgets, souvent moins diversifiés.

 

Les autres sources du budget des clubs de Ligue 1 en 2020-2021

Les sponsors sont également un élément majeur de la vie économique des clubs. Les partenariats avec des marques représentent une part significative du budget des clubs de Ligue 1. Si plusieurs observateurs craignent un impact certain de la crise actuelle sur le sponsoring sportif, l’onde de choc ne s’est pour l’instant pas faite ressentir dans le football professionnel en France. Il conviendra toutefois de faire un bilan plus juste d’ici quelques mois, d’autant que ces partenariats sont régis par des accords imposant une durée contractuelle. En guise d’exemple de continuité, 18 des 20 clubs de Ligue 1 ont conservé le même sponsor maillot et les deux nouveaux partenariats s’avèrent plus rémunérateurs pour les clubs concernés, à savoir le Nîmes Olympique (NO) avec le groupe Bastide Médical et l’Olympique Lyonnais (OL) avec la compagnie aérienne Emirates. Le club rhodanien signe même un contrat record à 20M€ par saison, une somme trois fois supérieure au précédent partenariat qui le liait à l’entreprise sud-coréenne Hyundai.

Les clubs qui participent à une compétition européenne perçoivent également des revenus supplémentaires attribués par l’UEFA (Union des associations européennes de football). Par exemple, la saison passée, les beaux parcours de l’OL (éliminé en demi-finale) et du PSG (finaliste malheureux face au FC Bayern Munich) leur ont respectivement rapporté environ 90M€ et 130M€.

Enfin les budgets sont complétés, dans une moindre mesure, par les subventions publiques (entre 1% et 2% des ressources des clubs). Cependant, au vu d’une situation financière préoccupante, l’engagement de l’État auprès des clubs a été renforcé ces derniers mois. Didier Quillot, ex-Directeur général de la LFP, expliquait en août sur BFM Business que « l’État a fait un effort de plus de 500 millions d’euros pour aider le football français. Il a accordé un prêt garanti par l’Etat (PGE) de 225 millions d’euros à la LFP ainsi qu’à des clubs qui en avaient fait la demande ».

Fin novembre, de nouvelles mesures ont été actées pour parer aux difficultés de la saison 2020-2021 avec, entre autres, une exonération des charges sur les mois d’octobre, novembre et décembre. Un fonds de compensation des pertes de billeterie, doté de 107M€, a également été créé pour le sport professionnel et les clubs de football devraient en bénéficier à hauteur de 48M€.

 

Classement du budget (prévisionnel) des clubs de Ligue pour la saison 2020-2021

Club Budget (en M€)
Paris Saint-Germain 640
Olympique Lyonnais 285
AS Monaco 215
LOSC Lille 147
Olympique de Marseille 140
Stade Rennais FC 105
AS Saint-Étienne 95
FC Nantes 75
Stade de Reims 70
Montpellier HSC 54,5
RC Strasbourg Alsace 50
FC Metz 50
Dijon FCO 50
RC Lens 46
Angers SCO 45
FC Lorient 45
Nîmes Olympique 40
Stade Brestois 29 35

Source : Sportune & L’Équipe

Les budgets de l’OGC Nice (OGCN) et du FC Girondins de Bordeaux (FCGB) ne sont pas connus. À titre indicatif, ils étaient respectivement de 50M€ et 70M€ la saison passée. On peut aisément supposer que le budget niçois a connu une forte augmentation suite au rachat du club en août 2019 par le groupe de pétrochimie Ineos, propriété de la première fortune britannique Jim Ratcliffe. Les deux derniers mercatos ambitieux des « Aiglons » montrent la volonté du nouveau propriétaire d’installer durablement le club dans le haut du classement.

Concernant les 18 clubs répertoriés, le budget moyen cette saison est de 121M€, une moyenne bien évidemment tirée à la hausse par la puissance financière du PSG. Le budget moyen n’a cessé de croître ces dernières années, dépassant pour la première fois les 100M€ la saison précédente (105,6M€). Cette croissance aurait dû être portée par le nouveau contrat Mediapro puisque, comme expliqué plus haut, la plupart des clubs ont augmenté leur budget avant de le faire valider par la DNCG (Direction nationale du contrôle de gestion) l’été dernier. Un élan qui pourrait connaître un sacré coup d’arrêt dans les mois à venir.

Cette animation publiée l’année dernière permet d’avoir un aperçu de la croissance globale des budgets sur les 17 dernières saisons :

 

Budgets des clubs de Ligue 1 2020-2021 et classement final : quelle corrélation ?

Le premier constat fait face à ce classement est l’écart abyssal qui sépare le PSG des autres clubs. En effet, le club parisien a un budget (640M€) supérieur aux budgets cumulés de 11 équipes ! L’OL et l’AS Monaco possèdent également une avance confortable, bien au-delà de la moyenne évoquée précédemment à 121M€. Les différences budgétaires se retrouvent à tous les échelons du football français mais c’est bien en Ligue 1 qu’ils sont les plus criants. Un fossé se creuse notamment entre les clubs qui parviennent à participer de façon régulière aux compétions européennes et les autres.

Ces écarts conséquents peuvent entretenir un certain pessimisme concernant la compétitivité et le suspense du championnat. Néanmoins, le lien entre budget et performance n’est pas toujours évident et se heurte aux résultats du week-end, fort heureusement pour le supense.

Deux exemples probants tirés de la saison 2019-2020 montrent que chaque saison offre son lot de surprises. Le Stade Rennais – pourtant 9e au classement des budgets – est allé arracher une belle 3e place synonyme de qualification pour la prestigieuse Ligue des Champions, une première dans l’histoire du club breton. De son côté, le Stade de Reims – promu en 2018 et 11e au classement des budgets – s’est emparé de la 6e place et donc d’un ticket pour les barrages de la Ligue Europa, un subtil rappel au glorieux passé européen du club rémois, finaliste de la Coupe des Clubs Champions (ancienne LDC) à deux reprises en 1956 et 1959.

Les sacres en Ligue 1 du Montpellier HSC et de l’AS Monaco, respectivement en 2012 et 2017, prouvent également que le titre n’est pas forcément joué d’avance. Enfin, ce nouveau début de saison ne viendra pas contredire cette quête de suspense puisqu’à l’issue de la 15e journée, les 5 premiers du classement se tiennent en 6 points. Une édition extrêmement serrée et dont l’issue sera difficile à déterminer.

 

Les budgets de Ligue 1 2020-2021 : révélateur et moteur des ambitions

Il est possible de dégager trois grands groupes à partir du classement des budgets de Ligue pour la saison 2020-2021 : un groupe très hétérogène de sept clubs avec un budget de plus de 90M€ et qui font de l’Europe un objectif affiché (ensemble auquel on peut rajouter l’OGC Nice), un groupe de deux clubs historiques (ajout des Girondins de Bordeaux) avec un budget aux alentours des 70M€ et qui ambitionnent de jouer dans la première partie de tableau – malgré des performances récentes qui les ont parfois placés plus bas dans le classement – et enfin un ensemble de 9 clubs aux objectifs plus modestes.

Le premier groupe rassemble les prétendants au titre et, plus largement, les clubs qui sont européens cette année et/ou qui visent une qualification européenne.

  • La tête d’affiche est bien évidemment le Paris Saint-Germain qui tentera de réaliser un nouveau triplé sur la scène nationale (Ligue 1, Coupe de France et Trophée des Champions) en visant dans le même temps la victoire finale en Ligue des Champions, un objectif fixé depuis l’arrivée du fonds QSI (Qatar Sports Investments) en 2011. Le club a définitivement franchi un cap en août dernier après une épopée qui l’a mené jusqu’en finale.
  • Un été européen onirique qu’a aussi vécu l’Olympique Lyonnais en atteignant pour la deuxième fois de son histoire les demi-finales de la Ligue des Champions. Le club doit désormais se remettre en ordre de marche pour participer à nouveau aux joutes européennes après une décevante 7e place acquise à l’issue de la dernière saison.
  • L’AS Monaco aura à cœur de retrouver les hauteurs du classement après deux saisons décevantes terminées à la 17e et à la 9e places.
  • Le Lille OSC, l’Olympique de Marseille, le Stade Rennais et l’OGC Nice tenteront eux de se maintenir parmi les premières places en Ligue 1 tout en participant aux compétitions européennes. Un double calendrier et une montée de niveau qui s’avèrent difficile à gérer pour les Marseillais, Rennais et Niçois, à la peine en C1 et C3.
  • L’AS Saint-Étienne souhaite se relancer après une saison extrêmement compliquée, marquée par un renouvellement d’effectif et conclue à la 17e place.

Le deuxième groupe est constitué de clubs historiques de Ligue 1, aux résultats contrastés ces dernières années.

  • Le FC Nantes et les Girondis de Bordeaux tenteront de se stabiliser dans le Top 10, tâche peu aisée ces dernières saisons avec des résultats très fluctuants.
  • Le Stade de Reims se hisse dans ce groupe avec une croissance budégtaire de plus de 60% (70M€ en 2020-2021 vs. 45M€ en 2019-2020). Cette augmentation s’appuie les progrès et les résultats constants du club depuis sa promotion en 2018.

Le troisième groupe est composé de 9 clubs aux ambitions variées. Si certains parviennent à s’immiscer dans la première partie de tableau – à l’instar du Montpellier HSC, 6e en 2019, 8e en 2020 et auteur d’un très bon début de saison 2020-2021 -, la plupart gardent pour objectif fondamental un maintien en Ligue 1. Rester en première division garantit un certain nombre de revenus ainsi qu’une attractivité auprès des meilleurs joueurs. Par ailleurs, une descente en Ligue 2 – considérée comme l’antichambre du football français – peut entraîner plusieurs années compliquées, car une remontée est très difficile à obtenir, même avec un budget plus conséquent que ceux des adversaires. Le FC Lorient et le RC Lens, promus cette année, sont bien placés pour le savoir après avoir passé respectivement trois et cinq saisons en Ligue 2. Pour eux, un seul mot d’ordre : le maintien.

 

Le classement des clubs de Ligue 1 Uber Eats pour la saison 2020-2021

Standings provided by SofaScore LiveScore

* Le partage des droits TV se fait comme suit : chaque club se voit attribuer une part fixe, il y a également une part dépendante de l’obtention de la licence club qui encourage les clubs à rénover et développer leurs infrastructures. Puis plusieurs critères sont considérés pour la répartition, notamment les résultats de la saison et ceux des cinq derniers exercices et la notoriété (basée sur le nombre de passages média).

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