Le 18 février 2026, à Mumbai, l’ESSEC a annoncé l’ouverture d’un hub en Inde. L’annonce a été faite en marge de la visite d’État d’Emmanuel Macron, dans un contexte de rapprochement franco-indien autour de l’innovation et de l’enseignement supérieur. Avec ce hub, l’école formalise une présence déjà existante dans le pays et se dote d’un point d’appui destiné à organiser ses partenariats académiques et ses échanges internationaux.
Contrairement à un campus, ce hub n’a pas vocation à accueillir des formations locales. Il doit plutôt servir de relais pour les coopérations universitaires, la mobilité étudiante et les relations avec les entreprises et les alumni indiens. Une implantation pensée comme un outil de coordination, dans un pays devenu incontournable pour les écoles de management.
À Mumbai, l’ESSEC structure sa présence en Inde
À Mumbai, le hub de l’ESSEC doit avant tout servir d’outil de coordination. Il vise à accompagner les partenariats académiques déjà existants, à faciliter les mobilités étudiantes et à structurer les relations avec les entreprises et les alumni présents en Inde.
Cette structure permet à l’école de s’appuyer sur des liens déjà établis, tout en disposant d’un relais local pour accompagner de nouveaux projets, dans un pays où les échanges académiques et économiques avec l’Europe se multiplient.
« Depuis des années, l’ESSEC Business School incarne l’excellence académique et jouit d’un rayonnement véritablement mondial », a déclaré Vincenzo Vinzi, Directeur général de l’ESSEC. « Aujourd’hui, cet héritage franchit une étape essentielle dans un pays dynamique, doté d’une croissance et d’un potentiel incroyables : l’Inde. Cette initiative est le premier jalon de notre plan stratégique pour une présence institutionnelle majeure dans le pays. »
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Une implantation portée par un profil franco-indien
Pour piloter ce hub, l’ESSEC s’appuie sur un profil familier des échanges entre la France et l’Inde. Sophie Collet Khanna, qui travaille depuis près de vingt ans entre les deux pays, est chargée de faire le lien entre l’école, ses partenaires académiques et les acteurs locaux.
Son rôle ne consiste pas à développer un campus autonome, mais à structurer les relations existantes, à accompagner de nouveaux projets académiques et à maintenir un lien régulier avec le réseau d’alumni présents en Inde.
L’Inde comme terrain d’application pour des formations hybrides
Ce hub accompagne aussi un mouvement plus large engagé par l’ESSEC autour des formations hybrides mêlant management et sciences. Depuis plusieurs années, l’école développe, avec CentraleSupélec, des programmes croisant data, intelligence artificielle, ingénierie et business.
Dans ce contexte, l’Inde apparaît moins comme une destination isolée que comme un écosystème cohérent pour ce type de formations, au croisement de l’ingénierie, de la technologie et du management. Le hub doit permettre de renforcer les liens avec les institutions locales susceptibles d’accueillir des étudiants ou de participer à ces dispositifs.
Des coopérations académiques déjà en place
L’ESSEC s’appuie notamment sur des partenariats existants avec des établissements indiens reconnus. Avec l’Indian Institute of Management Bangalore, un projet de double diplôme est en cours de structuration, tandis qu’avec l’Indian School of Business, les échanges portent davantage sur la mobilité étudiante.
Ces coopérations s’inscrivent dans une logique d’exposition internationale des étudiants, sans remise en cause des parcours suivis en France. Le hub a vocation à faciliter ces échanges et à les inscrire dans un cadre plus lisible.
Un troisième point d’appui à l’international
Avec Mumbai, l’ESSEC dispose désormais de trois hubs hors de France, après Londres et New York. Ces structures ne sont pas des campus, mais des relais destinés à organiser les relations locales, qu’il s’agisse d’alumni, d’universités partenaires ou d’entreprises.
À travers cette implantation en Inde, l’école poursuit une approche progressive de son développement international, en privilégiant des formats souples et évolutifs plutôt qu’une présence académique lourde dès le départ.
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