dimanche, septembre 27, 2020
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Le théorème de novembre

C’est un fléau qui touche chaque année quelques milliers de couples estudiantins (à ce jour, aucune étude statistique précise n’a néanmoins encore recensé l’ampleur du phénomène) : le « théorème de novembre » sévit généralement, comme son nom l’indique, à quelques semaines de la nouvelle année.


Le théorème de Novembre

Le théorème de novembre se caractérise par un nombre de ruptures anormalement élevé au mois de novembre : il concerne essentiellement les premières années qui viennent tout juste de faire leur entrée en école.

Les causes de cette recrudescence annuelle de « breaks » ou, dans sa forme la plus directe, de ruptures amoureuses pures et simples sont assez aisées à identifier. D’abord, les nouveaux étudiants se retrouvent dès septembre dans un nouvel environnement très différent de ce qu’ils ont connu auparavant, a fortiori pour les étudiants qui ont traversé les deux ou trois années studieuses de la classe préparatoire. Celui-ci apparaît vite comme plus fun, délivré des contraintes subites les années précédents, et par conséquent plein de nouvelles opportunités. Un sentiment de liberté et une appétence pour la découverte exacerbés par le fait que tous les étudiant(e)s qui se côtoient se retrouvent dans cette même situation.

Parsemez tout cela de tentations toutes plus compliquées à gérer les unes que les autres : les weekend d’intégration, les soirées à répétition… mais aussi l’alcool, facteur aggravant par excellence qui augmente considérablement la probabilité de tomber dans certains « écarts ». Pas sûr que madame ou monsieur apprécie donc ce nouveau contexte…

Lire aussi : En couple vs célib’ en école.

 

Madame ou monsieur, justement, a tendance à s’estomper dans l’esprit de son ou sa partenaire au fur et à mesure que les semaines passent : soit celui-ci ou celle-ci a intégré une autre école, et auquel cas il ou elle vit la même chose à quelques centaines de kilomètres d’ici sur un autre campus, soit il ou elle est resté(e) bloqué(e) en prépa (cubage ou ex-première année).

Quoi qu’il en soit, tout est propice à bouleverser l’équilibre précaire du couple et à aggraver ce sentiment naissant d’éloignement : les moments passés ensemble se font plus courts, plus sporadiques, chacun ignore tout des nouvelles fréquentation de son âme-sœur, le rythme de vie est plus irrégulier, ce qui ne facilite pas non plus la communication au quotidien. En somme, un terreau fertile à la dispute, qui peut rapidement dégénérer…

Le théorème de novembre n’intervient en général qu’en novembre, car, coûte que coûte, les amoureux tentent généralement de lutter tant bien que mal pour raviver la flamme chancelante de leurs passions. Après les découvertes de septembre passés, après les premières tensions d’octobre surmontées, novembre sonne généralement le glas des premières amours de jeunesse.

 

Pourquoi le théorème de novembre n’est pas une fatalité ?

Pourtant, le théorème de novembre, fort heureusement, épargne chaque année au moins autant de couples bienheureux. Certes, les périodes de changements brutaux et soudains ne sont jamais faciles à gérer. Néanmoins, les liens forts que certains ont tissé dans l’adversité de la classe prépa ne sauraient se défaire si promptement dans bien des cas. Par ailleurs, certains et certaines ont la chance d’intégrer la même école que leur chéri(e), par hasard ou à dessein, ce qui facilite considérablement les choses. Enfin, d’autres couples en ont vu d’autres, et la longue durée de leur relation leur permet de courber l’échine dans ces moments délicats sans jamais ne céder à quelque tentation.

 

Conclusion sur le théorème de novembre

D’un mot, si le théorème de novembre est parfois inexorable, il frappe avant tout les romances qui se sont épanouies dans un contexte bien précis, celui de la prépa par exemple, mais ne sont pas armées pour affronter d’autres situations plus difficiles : si d’aventures votre couple y échappe, c’est sans doute que vous avez encore un joli bout de chemin à parcourir tous les deux <3.

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