L’ISIT a un positionnement très particulier au sein de la Conférence des Grandes Écoles. Celle qui se définit comme une école de management et de communication interculturelle forme les futurs traducteurs, diplomates, mais également des managers.

 

L’ISIT est née l’année du traité de Rome, en 1957, une date qui a son importance, car l’ambition de l’école est avant tout de « former des managers qui vont construire ensemble, en respectant les différences et les cultures de chacun, ce qui constituait la logique même du traité de Rome », affirme Tamyd Abdessemed, DG de l’ISIT.

 

L’interculturel, moteur de l’ISIT

Dans toutes les dimensions de l’ISIT, l’interculturel reste la notion clé qui guide les décisions de l’école. Elle est d’ailleurs au centre de Leadership 2023, le plan stratégique défini par l’établissement, l’an passé. Ce grand projet de transformation de l’ISIT a donné naissance à la création d’un Programme Grande École en 5 ans, au format LMD (Licence, Master, Doctorat).

Les étudiants suivent trois années du PGE pour « acquérir un socle multiculturel et les fondamentaux interculturels », précise le DG. Ils choisissent ensuite ce que l’établissement appelle une spécialisation Grande École, parmi lesquelles Communication Interculturelle et Traduction ou encore Management interculturel.

 

Les grandes nouveautés de l’ISIT

« L’interculturalité n’est pas qu’une question de langue et de culture, mais c’est aussi une question de métier. L’objectif est de faire travailler, ensemble, des professionnels qui évoluent dans des secteurs différents », explique Frédéric Gulin, DGA de l’ISIT. C’est pourquoi l’école a récemment noué des partenariats avec d’autres établissements de l’enseignement supérieur, dans la continuité de son plan stratégique Leadership 2023.

Parmi les doubles-diplômes proposés par l’ISIT, on trouve une formation juriste-linguiste avec l’Université Paris II Panthéon-Assas, mais aussi un Bachelor ISIT Brand Management avec l’école d’ingénieurs Efrei Paris. Dans le cadre de la formation proposée avec l’université Assas, l’établissement a créé l’ISIT Legal Clinic, un centre qui permet de mettre en pratique les compétences acquises par les étudiants qui travaillent notamment en partenariat avec le Barreau de Paris et l’Observatoire international des avocats en danger. Les élèves se focalisent actuellement sur la traduction de décisions de jurisprudence civile de la Cour de cassation. Ils ont également accompagné les bénévoles en charge de l’accueil de migrants en France.

L’école a aussi créé son incubateur, MyISIT, dans lequel les projets de startups sont composés d’équipes multiculturelles. L’établissement sensibilise d’ailleurs tous ses étudiants à l’entrepreneuriat, dès la première année, puisqu’ils sont invités à interroger les pratiques des entrepreneurs locaux lorsqu’ils partent à l’étranger.

Enfin, l’ISIT voit également l’interculturalité sous le prisme des générations et souhaite accompagner les professionnels. « Nous sommes en train de redesigner le centre exécutif. Certains cadres piétinent en entreprise et il est normal pour le l’ISIT de débloquer ces situations d’impasse interculturelle », observe Tamyd Abdessemed.

L’ISIT et les entreprises

Que ce soit pour aborder les langues ou le management, l’ISIT attache beaucoup d’importance à proposer une formation étroitement liée aux besoins des professionnels, une dynamique qui s’est renforcée par la présence de l’école au sein de la CGE. Elle a ainsi tissé des relations particulières avec des partenaires comme l’OCDE, l’ONU ou encore le département d’État américain.

L’ISIT a également noué un partenariat privilégié avec le Parlement européen, qui a notamment financé une partie du nouvel amphithéâtre Europe qui permet aux étudiants de s’entraîner à la traduction en simultanée.

L’école travaille de concert avec les entreprises ou les ONG pour proposer des cas pratiques, appelés PRA (pour projets de recherche appliquée), qui sont abordés par des groupes formés d’étudiants de diverses spécialités.