Un an après avoir annoncé son plan stratégique, Rennes SB dresse un premier bilan positif avec notamment un travail important sur le PGE. L’école a également profité de l’occasion pour évoquer une alliance stratégique, mais aussi annoncer diverses mesures pour faire face à la crise du Coronavirus.

 

Il y a un an, Rennes SB annonçait un plan stratégique dont l’ambition était de faire monter l’établissement en puissance et d’atteindre le top 10 des meilleures écoles. Aujourd’hui, Thomas Froehlicher, DG de l’institution, dresse le premier bilan des actions mises en place. 

Premier retour positif : suite à la décision de rejoindre Ecricome, la business school a connu une croissance de 2 600 candidats aux écrits par rapport à 2019.

 

Retour sur la réforme du PGE de Rennes SB

L’établissement dresse également le bilan de sa réforme du PGE annoncée l’an passée. “Cette année, nous constatons une réussite des cours de management 100% en anglais”, observe le DG de l’école. En outre, et comme promis il y a un an, Rennes SB a permis aux élèves internationaux d’intégrer 25 associations étudiantes, ouvert de nouvelles disciplines et mis en place un nouveau track en géopolitique, avec une filière adaptée aux prépas littéraires. “L’objectif est de teinter un tiers des fondamentaux de management avec des cours de géopolitiques”, explique Élodie Huré, Directrice du PGE.

Pour la deuxième année du PGE, Rennes SB va déployer six “packs de curiosité”, pour que l’expertise des chercheurs vienne irriguer le PGE. Les six premiers packs conçus sont : Sustainable consumption, Sustainable and responsible entrepreneurship, Analytics, Finance and supply chain, Accounting and information systems, Geopolitics & International Affairs.

En deuxième année, Rennes SB avait annoncé un track Expand, qui permet aux étudiants de partir toute la deuxième année et de suivre ensuite un parcours en Espagnol ou en Allemand.

Depuis la rentrée, Rennes SB a également amélioré l’expérience étudiante, avec Aloha, un point de contact unique pour les étudiants. L’école a, en outre, revu le modèle associatif grâce au Learning by Serving et Learning by Experimenting : pour leur permettre d’apprendre, avec des crédits dédiés à cela, grâce à l’associatif.

Dès le printemps, Rennes SB va également lancer MyCoach, un dispositif d’accompagnement des étudiants, en version pilote, pour espérer le déployer complètement dès la rentrée.

Rennes SB a également fait un gros travail sur la professionnalisation. Entre octobre 2019 et février 2020, l’école a accueilli 445 événements “entreprises” avec 185 entreprises participantes. L’école lance son CFA à la rentrée, au moment où elle note une hausse de 20% des contrats d’alternance signés et de 19% concernant les conventions de stages.

 

L’hybridation des compétences

Rennes SB poursuit ses projets en matière d’hybridation des compétences, un élément présent dans l’ADN du PGE depuis plusieurs années. Pour ce faire, l’école va créer un double-diplôme en Digital Business Management, en alternance, dispensé à Rennes et ouverts aux étudiants de l’ISEN Atlantique et de la business school.

L’école s’est également associée à Zenika et Stanford (et sa D.School), un MSc Design Innovation, qui sera dispensé sur le futur campus parisien de Rennes SB dès 2021. L’objectif de ce programme et de certifier la pratique du Design Thinking au travers un parcours qui promet 80% de pratique et deux voyages à Stanford et à Palo Alto. En outre, les étudiants de ce programme pourront afficher la certification ME310 sur leur CV.

En novembre, Rennes SB a également créé une Chaire de géopolitique, avec Thomas Flichy de la Neuville et sera accompagnée de partenaires prestigieux : The Institute of World Politics, le MGMO (l’équivalent de l’ENA russe) et l’Académie diplomatique de Vienne. 

Enfin, avec le Dr Helmi Hammami, Rennes SB a créé une Chaire de cybercriminalité financière.”L’État a décidé de faire de Rennes, le centre de tout ce qui touche à la cyberdéfense et va construire un écosystème de startups, de centres de recherches, etc. On a intégré ce pôle d’excellence cyber qui se construit depuis quelques mois, pour prendre une place sur l’axe de la cybercriminalité financière”, explique Thomas Froehlicher. Le 3 avril, Rennes SB va lancer le premier événement français de cyberhacking : Breizh CTF.

 

L’international à Rennes SB

L’institution a annoncé un nouveau modèle de développement à l’étranger. “Chaque école va désormais se définir par sa propre conception de la mondialisation. Est-ce la fin de la mondialisation ? Est-ce une transformation de la mondialisation ? Pour nous, c’est la deuxième solution”, indique Thomas Froehlicher.

Ainsi, Rennes SB s’est inspirée du modèle Star Alliance ou SkyTeam, réseau de compagnies aériennes qui se sont associées pour grandir et travailler sur l’expérience utilisateur ensemble, afin d’imaginer un modèle de développement durable. “On est en route vers une constellation stratégique, qui intègre des écoles, sans aller vers des fusions, sans aller vers des partenariats universitaires. On a trouvé une voie à part.”

L’objectif de ce réseau stratégique ? Créer ensemble une marque-signature mondiale, co-affilier le corps professoral, développer ensemble des programmes under, post-graduate et executive education, enrichir l’expérience étudiante et augmenter les investissements IT, notamment dans la donnée. 

Avec ce réseau, Rennes SB souhaite doubler son budget, pour atteindre 70 millions d’euros et plus de 2 000 étudiants internationaux. L’école vise un déploiement en juin 2021 et a déjà recruté quatre partenaires : Caucasus University Tbilissi, Centrum BS Lima, INSOFE Bangalore et ZUEL Wuhan et avance sur des partenariats avec des établissements au Royaume-Uni et en Afrique anglophone. En outre, la business school rennaise devient le campus européen de Caucasus University, INSOFE et ZUEL. 

Actuellement, Rennes SB travaille sur un programme à destination de l’Ouzbekistan avec Caucasus et sur un DBA, MBA et BBA avec Centrum BS Lima et un MSc in Business and data analytics avec INSOFE. 

Rennes SB souhaite construire quatre assets clés :

  • une marque puissante ;
  • une learning journey mondiale fondée sur une continuité de campus ;
  • une agence pour piloter ce réseau ;
  • une constellation mondiale de campus.

 

Rennes SB et le Coronavirus

On vous en parlait il y a quelques jours, des étudiants de l’école ont été contaminés par le Coronavirus. “À Rennes School of Business, on vit cette situation depuis plusieurs semaines déjà. On a tout de suite dû travailler sur ce sujet là. Tous nos collègues ont de la famille à l’étranger, certains professeurs sont concernés par le confinement en Italie. Nous avons eu des étudiants contaminés par le Covid-19. Ils vont sortir de l’hôpital et il faut les accompagner. Le vrai problème est dans l’incapacité de ne pas céder aux rumeurs et à la panique”, explique Thomas Froehlicher. “On me demande pourquoi on ne passe pas en full online learning. La situation dans laquelle on est, c’est est-ce qu’on passe notre temps à réagir, à rassurer, à expliquer ? Ou est-ce qu’on ne profite pas de cette situation pour intensifier notre effort dans la digitalisation et se donner les moyens et de passer un cap ?”

Ainsi, Rennes SB a pris la décision de réaliser tous les cours à distance, à partir du 23 mars et de garder le campus ouvert, tout en demandant à l’ensemble des collaborateurs et à ses partenaires de préparer les épreuves de fin de semestre et les cours en distanciel. “C’est une situation difficile à vivre en termes psycho-social. Il y a un risque de perte de confiance et un risque pour les étudiants qui devront venir nous rejoindre l’année prochaine”, complète le DG de Rennes SB. Thomas Froehlicher explique que cette décision a été prise avec toutes les parties prenantes de l’école et espère apporter une réponse maîtrisée aux événements.