Le Financial Times revient avec (encore) deux nouveaux classements des écoles de commerce du monde entier en fonction de la qualité des formations qu’elles dispensent en troisième cycle. Le premier classement est consacré aux formations classiques (MBA, Mastères, formations diplômantes courtes), tandis que le second classe les formations « à la carte ». Ces données viennent compléter utilement celles issues du classement du FT des « global MBA » et mettent en exergue l’hétérogénéité du niveau des formations de troisième cycle françaises.
Les résultats : l’INSEAD reine française pour les parcours classiques, HEC tient la corde pour les formations à la carte
Si les premières places mondiales sont trustées par l’IMD Suisse (1ere place pour les parcours classiques, et 3e pour les formations à la carte), et l’IESE Espagnole (1ere place pour les parcours à la carte, 3e place pour les parcours classiques), les leaders de ces classements restent les Universités des Etats-Unis et du Royaume Uni.
La France, avec respectivement 9 écoles sur 80 et 10 écoles sur 90, est tout de même parmi les pays les mieux représentés. Si on y retrouve, en plus de l’incontournable INSEAD, les écoles du TOP 7 français (HEC, ESSEC BS, ESCP, EDHEC BS, EMLyon, Audencia BS, GEM), SKEMA BS et KEDGE BS s’invitent pour compléter les classements. SKEMA BS signe ainsi la performance de se retrouver dans les deux classements, tandis que KEDGE BS n’est classée que pour ses formations à la carte.
Pour le classement des formations de troisième cycle classiques, l’INSEAD se classe comme la première école française, au 5e rang mondial, en progression de deux places par rapport à 2017. HEC, deuxième école française ne se classe que 14e, en progression de deux places elle aussi. L’ESCP quant-à-elle chute de près de dix places et se retrouve à la 37e place, ex-aequo avec l’EDHEC BS (en progression de cinq places). Le reste des écoles françaises se classe en queue de peloton, au-delà de la 50e place.
Pour le classement des formations à la carte, c’est HEC qui devance (de peu) l’INSEAD. L’école de Jouy-en-Josas se classe ainsi 5e (en progression de deux places), et l’INSEAD 6e (en progression de trois places). L’ESSEC BS complète le trio de tête en se classant 12e. L’ESCP n’est pas en reste à la 18e place. Le reste des écoles françaises s’étale de la 27è place (EDHEC BS, en progression de cinq places), et KEDGE BS qui clôt le classement français et international en accrochant la 90e place mondiale.
Un pôle français d’excellence ?
Avec quatre écoles dans le Top 20, la France apparaît comme la deuxième meilleure nation en termes de formations à la carte de troisième cycle, derrières les Etats Unis qui y placent six universités. On ne peut que se féliciter de ce bon résultat, qui participe du rayonnement des formations françaises à l’international.
Pour autant, à l’aune d’une analyse plus fine des données, il apparaît que si HEC, l’ESSEC BS et l’INSEAD parviennent à tutoyer les cimes, le reste du peloton français est un peu à la traîne, et peine à consolider ses positions. Le niveau est hétérogène entre les quatre meilleures et les dernières qui clôturent le classement. En témoignent la stagnation relative des écoles françaises dans le milieu de tableau, la chute spectaculaire de l’ESCP de près de dix places dans le classement des formations classiques, ou encore la chute de cinq places de KEDGE BS dans le classement à la carte.
Toutefois, nous ne pouvons que saluer la performance de l’EDHEC BS qui chasse le groupe de tête, avec des gains de cinq places dans chacun des classements, et qui semble engagée dans une dynamique positive.
Deux classements, avec quelles méthodologies ?
Le Financial Times a produit deux classements, pour refléter la complexité du panel des offres proposées.
Le premier « open-enrolment programmes », classe les 90 meilleures écoles en terme de qualité de leur offre permanente de formation en troisième cycle. On y trouve ainsi les programmes de type Mastère, MBA, ou encore formations courtes diplômantes, proposées par les écoles, indépendamment de la demande des clients. Le FT évalue donc ici le niveau des offres « standard » de formation proposées, en fonction de nombreux critères, dont bien évidemment, les nouvelles aptitudes développées, mais aussi le niveau professionnel des « étudiants cadres », la diversité de leurs origines géographiques, ou encore la proportion de femmes.
Le second « table of customised courses » classe les 80 meilleures écoles en fonction des programmes de formation de troisième cycle « à la carte ». C’est-à-dire, montés par les écoles en fonction des attentes expresses des clients (Grandes entreprises majoritairement). Dans ce cas, c’est donc la réactivité, l’efficacité et la qualité de la réponse proposée par les écoles à leurs clients qui est évaluée. Le FT met ainsi prioritairement en avant les facteurs comme la prise en compte des envies des clients dans la construction du cours, la qualité et l’utilité finale du cours, ou encore si le client compte pérenniser son engagement avec l’école à l’issue du programme.
Les classements :
Classement FT 2018 des formations « classiques »
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Classement FT 2018 des formations « à la carte »
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