À chaque rentrée sa nouvelle édition du classement des Masters in Management établi par le Financial Times. Le ranking 2026, qui réunit 100 les Masters in Management de 100 business schools du monde entier, révèle quelques surprises pour nos grandes écoles de commerce françaises. Ces dernières perdent notamment du terrain dans le haut du palmarès, au profit d’établissements venus de pays que l’on attendait peut-être à des positions moins élevées, comme le Portugal. Comment expliquer ces évolutions et quel impact pour les établissements français ? Retour sur le classement 2026 des meilleurs Masters in Management du Financial Times.
Les surprises du TOP 10 mondial des Masters in Management du Financial Times
Dévoilé ce lundi 7 septembre, le classement 2026 des Masters in Management du Financial Times réserve quelques surprises. Les établissements français, habituellement confortablement installés dans le TOP 10 international, perdent notamment du terrain dans le haut du tableau. En 2025, HEC Paris détenait la 2e place du classement mondial, juste derrière l’Université de Saint-Gall, en Suisse. Un duel qui dure depuis plusieurs années déjà : Saint-Gall avait atteint la première place en 2011 et l’avait conservée jusqu’en 2022, avant qu’HEC Paris ne la détrône en 2023. En 2026, l’école suisse conserve finalement la tête du classement pour la troisième année consécutive et décroche pour la 15e fois la première place depuis la création du palmarès, en 2005.
Derrière elle, le classement évolue davantage. Nova School of Business and Economics (Nova SBE), l’école portugaise, grimpe à la 2e place mondiale, devant Antai College of Economics and Management de Shanghai Jiao Tong University. Une progression particulièrement impressionnante pour l’école portugaise : 23e en 2021, elle gagne ainsi 21 places en seulement cinq ans et atteint pour la première fois la deuxième marche du podium.
Alors, comment expliquer ce bouleversement dans le haut du classement et surtout la percée de Nova SBE ?
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Nova SBE, une progression portée par ses diplômés
Nova SBE a réalisé cette année encore un bel exploit, grâce à l’optimisation de plusieurs des indicateurs utilisés ou publiés par le Financial Times, tels que : la satisfaction globale des alumni qui a atteint ainsi 9,53 sur 10, soit le troisième meilleur résultat mondial sur ce critère. Nova SBE obtient également 92 % sur l’indicateur « Aims achieved », qui évalue dans quelle mesure les diplômés estiment avoir atteint les objectifs qu’ils s’étaient fixés en intégrant ce programme. Il s’agit du deuxième meilleur résultat du classement, contre une moyenne de 88 % parmi les écoles les mieux classées.
L’établissement progresse également sur l’accompagnement à l’insertion professionnelle. Nova SBE atteint la 7e place mondiale sur cet indicateur, gagnant 15 positions par rapport à 2025. Son réseau d’alumni se classe quant à lui 11e mondial, un résultat qui souligne notamment sa capacité à créer des opportunités professionnelles, faciliter le recrutement ou accompagner la création de projets et d’entreprises. Sans oublier que l’établissement conserve sa 11e place mondiale sur le critère d’empreinte carbone, prenant notamment en compte les engagements de l’école en matière de réduction de ses émissions. Une deuxième place qui vient donc confirmer plusieurs années de progression pour Nova SBE sur différents indicateurs du classement.
Et du côté des écoles françaises ?
Le recul de leurs positions dans le sacro-saint TOP 10 est-il vraiment représentatif de la performance des écoles françaises dans l’ensemble du classement des Masters in Management du FT ?
Comment fonctionne le classement Masters in Management du Financial Times ?
132 programmes éligibles ont participé à l’enquête établie par le Financial Times pour composer l’édition 2026 de son fameux classement des Masters in Management mondiaux. Un examen des réponses permet aux experts de déterminer les 100 programmes élus qui composent le palmarès complet.
Le classement repose sur 19 critères, alimentés par deux enquêtes distinctes : l’une réalisée auprès des écoles et l’autre auprès des diplômés de la promotion 2023, soit trois ans après leur sortie. Les réponses des alumni représentent 56 % du score final, contre 44 % pour les données transmises par les établissements.
Parmi les critères qui pèsent le plus, on retrouve le salaire moyen trois ans après l’obtention du diplôme, qui représente 15 % de la note finale, ainsi que la progression salariale, qui compte pour 9 % dans le calcul du classement. Le Financial Times s’intéresse également au rapport qualité-prix de la formation, à la progression de carrière, à la mobilité internationale, à la diversité des étudiants et des enseignants ou encore aux engagements des écoles en matière de développement durable. La méthodologie du classement repose ensuite sur des scores standardisés et pondérés pour chacun de ces critères afin d’établir la position finale des établissements.
Photo : University of St.Gallen

