Excelia a dévoilé ce matin le premier volet de son rapport sur la fonction managériale. En collaboration avec IPSOS sur un échantillon de 1200 personnes, elle dresse des constats sur le vécu et la perception du rôle de manager.
Le Lab des Futurs d’Excelia : un outil à destination des futurs diplômés et des entreprises
Le 24 septembre 2025 est né le nouveau laboratoire d’Excelia : le Lab des futurs. Consacré à l’innovation managériale, il réunit entreprises et enseignants-chercheurs afin de réfléchir aux grandes problématiques qui transforment aujourd’hui le monde du management. Créé à partir du constat que les diplômés ne souhaitent plus occuper des postes de manager, ce laboratoire cherche à déterminer l’origine de ce désintérêt et trouver des solutions. Il entend ainsi fidéliser les managers et recruter de nouveaux talents. Le Lab des Futurs se veut ainsi à la fois un Think tank, un espace de recherche et un Do tank destiné à expérimenter les solutions imaginées. Pour conduire cette étude au mieux, trois partenaires ont rejoint l’aventure : IFCAM, Safran et Onepoint, directement concernés par ces transformations du secteur managérial.
Pour cette première année, les chercheurs se sont posé une question : « Peut-on encore parler d’une seule et même fonction managériale ? » En effet, le rôle se complexifie et englobe désormais une palette d’étiquettes auxquelles on ne pense pas, lorsque l’on s’imagine dans une fonction de manager. Cette étude dresse donc une cartographie de tous les différents profils de managers, leurs fonctions réelles et attendues. Réalisée sous la direction de Sandrine Cathelat et Mathilde Hervieu, l’étude est composée d’un questionnaire de 89 questions et de près de 450 variables. Elle explore ainsi la définition du rôle managérial et la manière dont il est vécu par les professionnels déjà en poste, face aux enjeux des transformations actuelles et à celles à venir.
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La fonction managériale en chiffres
Le rapport de l’étude dévoilé ce matin se compose de trois parties. Le chapitre 1 se concentre sur la fonction managériale, avec notamment un focus sur les managers et l’intelligence artificielle. Le chapitre 2, quant à lui, s’intéresse au vécu des managers, notamment au niveau de l’innovation, tandis que le chapitre 3 aborde les questions et enjeux d’avenir.
ce rapport révèle que la fonction managériale reste aujourd’hui attractive, malgré des tensions de plus en plus importantes. En effet, 80 % des managers interrogés recommanderaient cette fonction à leurs proches, 78 % la considèrent comme essentielle à l’entreprise et 64 % se montrent confiants quant à l’avenir de leur métier. Pourtant, derrière cette image positive, l’étude met en lumière une réalité plus nuancée. Le manager n’est plus seulement un organisateur ou un décideur. Il est désormais attendu sur des missions plus relationnelles : gérer les conflits, accompagner ses équipes, les faire grandir ou encore maintenir la cohésion du collectif. Une évolution qui déplace progressivement la fonction du « chef d’orchestre » vers celle d’un véritable accompagnateur « care manager ».
C’est d’ailleurs ce glissement qui semble alimenter une partie des difficultés rencontrées par les managers. Plus d’un sur deux (51 %) se déclare fatigué, 40 % se disent stressés et autant estiment être davantage utilisés que valorisés. L’étude montre également que les entreprises comptent de plus en plus sur eux pour porter les transformations, sans toujours leur donner les moyens de sortir du cadre. Ainsi, 44 % des managers considèrent que le droit à l’erreur est mal vu dans leur organisation. Dès lors, la question posée par le Lab des Futurs trouve un premier élément de réponse : il n’existe plus une seule fonction managériale. Entre manager coach, manager relationnel, agent de transformation ou encore garant du collectif, le rôle du manager s’est considérablement diversifié au fil des évolutions du monde du travail. Finalement, la fonction managériale semble rester attractive, mais les entreprises doivent mieux accompagner leurs managers pour éviter que cette accumulation de responsabilités ne devienne une source d’épuisement.