Le Bureau national des étudiants en école de management (BNEM), actif depuis 2020, a décidé de faire de l’adoption du congé menstruel au sein des business schools françaises l’un des objectifs majeurs de son mandat 2026. L’association organise une consultation auprès des étudiants, dont elle sollicite à la fois les témoignages et les avis, pour lui permettre de finaliser la charte d’engagement qu’elle soumettra ensuite aux directions des établissements.
Adopté dès 2023 par l’Université d’Angers, pionnière en France, progressivement déployé dans d’autres universités françaises à partir de la rentrée suivante et plus récemment par l’Université de Montpellier, le congé menstruel ne s’est en revanche pour le moment pas généralisé aux Grandes Écoles de management.
En 2026, le droit français n’impose pas non plus aux entreprises de proposer un arrêt ou un congé menstruel, la dernière proposition de loi dans ce sens ayant été rejetée. Néanmoins, des initiatives privées (accords internes, initiatives locales…) peuvent permettre aux personnes concernées de prendre des jours d’absence pour règles douloureuses. C’est le cas pour les salarié(e)s de ce groupe mutualiste.
Une charte pour le bien-être menstruel en cours d’élaboration
En l’absence de cadre juridique national, le nombre de jours accordés, les conditions pour les faire reconnaître comme associés à des douleurs menstruelles incapacitantes, les adaptations proposées aux personnes concernées et la manière de compenser les absences sont donc relatives à chaque organisation, entreprise ou établissement prenant l’initiative d’en faire bénéficier ses collaborateurs ou ses étudiant(e)s.
En ce début 2026, le BNEM s’empare du sujet afin de faire reconnaître et de protéger la santé menstruelle et gynécologique des étudiant(e)s des Grandes Écoles de management. La mesure phare de sa « Charte d’engagement pour le bien-être menstruel » ? Pouvoir, sur présentation d’un justificatif simplifié (un certificat médical annuel), s’absenter jusqu’à 10 jours dans l’année et jusqu’à 2 jours consécutifs par mois pour cause de douleurs menstruelles incapacitantes. Parmi les autres mesures ouvertes à la discussion : déclaration de l’absence dans les 48h par l’étudiant(e), rattrapage obligatoire des cours manqués, communication active et claire de la part de l’établissement. Le cas des étudiant(e)s en alternance reste à préciser.
Dans les prochaines semaines, le BNEM fera circuler en particulier auprès des présidents et responsables associatifs (BDE, etc.) une première mouture de la charte que les directions des écoles de management recevront dans un deuxième temps, après intégration des éventuelles modifications et/ou ajouts issus de cette période de consultation.