Orléans ! Le Programme Grande Ecole de l’institution parisienne s’installe dans une des rares régions à ne plus avoir d’enseignement accrédité au niveau international, depuis la disparition de la structure historique de l’ESCEM Tours-Poitiers dans France Business School.

Avec ce projet, l’ISC Paris désire s’implanter dans une des régions les moins bien dotées en formation de management de haut-niveau. Une problématique commune à de nombreuses régions françaises, dépourvues de structures d’enseignement supérieur au niveau d’une Grande Ecole. C’était le cas en Vendée, où Audencia s’est installée à La-Roche-sur-Yon il y a quelques semaines.

L’autorisation accordée à l’école parisienne par la CEFDG de dispenser PGE en région Centre correspond à la volonté de l’école de diversifier son offre proposée aux étudiants.

Nous avons interrogé Jean-Christophe Hauguel, directeur général de l’école quant à cette implantation.

 

Interview de Jean-Christophe Hauguel, DG de l’ISC Paris

La CEFDG vient d’autoriser l’ISC à enseigner son PGE depuis Orléans. Pourquoi l’ISC Paris s’y est-elle implantée ?

La Métropole d’Orléans dispose d’un pôle d’ESR très important avec 20 000 étudiants et la présence par exemple du CNRS. Pour autant, la majorité municipale avait identifié quelques manques notamment au niveau des Ecoles de Management et d’ingénieurs. Elle a lancé un appel à projet auprès des Grandes Ecoles.

Dans le même temps, l’ISC Paris cherchait à diversifier son bassin de recrutements d’étudiants traditionnellement très important en IDF et nouer des relations avec de nouvelles entreprises. Nous étions donc faits pour nous entendre et développer ainsi un projet ambitieux et visionnaire permettant aussi de répondre aux besoins d’étudiants et de leur famille à la recherche d’une offre de formation à proximité présentant toutes les caractéristiques de l’excellence que nous portons.

 

Les étudiants auront-ils la même expérience étudiante qu’à Paris (cours, assos, etc.) ?

Bien entendu ! Nous raisonnons dans une logique 1 Ecole, 1 Programme Grande Ecole, 2 campus. C’est celle que nous avons défendu à la CEFDG qui nous a entendu. Le concours, le contenu du programme, la qualité des professeurs et de la recherche, les entreprises étudiantes, les évaluations seront du même niveau à Paris et à Orléans.

Nous commencerons par l’ouverture de l’année pré-Master en 2020/2021 à destination des CPGE et des AST1 puis nous poursuivrons en M1 en 2021/2022. Nous veillerons à l’occasion du renouvellement de notre Grade de Master en 2022 à faire une demande d’extension complète de l’ensemble du programme.

Équivalence de la qualité ne veut pas dire uniformité et nous chercherons bien sûr à jouer des spécificités locales orléanaises ou parisiennes pour développer tel ou tel projet étudiant, tel partenariat ou telle spécialité en fonction de l’éco-système local.

 

L’ISC occupe un ancien collège en cœur de ville. Avez-vous consenti à un investissement financier important ?

Le campus que nous avons inauguré la semaine dernière est un merveilleux écrin à quelques encablures de la cathédrale d’Orléans dans l’hypercentre de la ville. Il dispose aussi de capacités extensives au fur et à mesure que nous développerons nos recrutements étudiants. C’est enfin un lieu propice à l’innovation pédagogique, avec des espaces adaptés, connectés, flexibles.

Ces investissements nécessaires ont été financés par la Métropole que nous remercions très chaleureusement pour son engagement et sa vision. Côté ISC, l’investissement n’est négligeable non plus en ressources humaines, en temps, en communication pour nos équipes dédiées à Orléans mais aussi au niveau groupe à Paris. Mais nous croyons tellement à ce projet que nous le faisons avec enthousiasme !

 

A l’instar de l’ISC Paris, qui a pu bénéficier d’une aide publique, le fait de s’installer à Orléans coûte aussi moins cher pour un étudiant. Est-ce un axe majeur d’attraction ?

Pour les familles du Grand Centre de la France incluant bien sûr Orléans mais aussi Tours, Angers, Niort, Poitiers, Le Mans ou encore Auxerre et quelques autres, l’offre de Grade Master post-prépas en Ecole de Management est très peu abondante… Le coût de la vie étant également un enjeu, nous pensons que notre implantation donne de nouvelles possibilités très attractives en matière d’investissement dans des études de haut niveau.

 

Combien d’étudiants attendez-vous à terme à Orléans ?

Dans un horizon de 7 à 8 ans nous prévoyons d’accueillir 700 étudiants sur notre campus orléanais pour les différents programmes qui y seront dispensés.

 

Vous avez effectué presque 100 jours à l’ISC Paris. Quel premier bilan tirez-vous de ces débuts ?

Pas encore tout à fait 100 jours, mais cela se rapproche… Un bilan très positif puisque j’ai découvert des équipes très engagées pour l’école, un réseau de diplômés très prestigieux. Nous enchainons les bonnes nouvelles comme l’accréditation AMBA pour 3 ans et des progrès notoires dans les classements du FT (+ 8 places) ou du Figaro (+4 places). Nous ne manquons pas de préparer encore de nombreuses autres surprises sur des projets importants et innovants qui seront dévoilés sur la première partie de l’année 2020 !

 

En tant que président SIGEM, quelles perspectives entrevoyez-vous dans le recrutement de préparationnaires pour une école comme l’ISC Paris, à l’heure où les écoles mieux classées ouvrent toujours plus de places ?

L’ISC Paris est en phase de reconquête des étudiants de CPGE que nous connaissons très bien et dont nous connaissons toutes les qualités et les compétences. Nous sommes très bien placés dans les classements sur les critères professionnalisants : « Value for Money », « salaires de sortie », réseaux de diplômés, etc…
L’écosystème parisien offre également des perspectives de stages, d’alternance, d’entreprises étudiantes sans commune mesure avec ce qui se passe ailleurs. Quant à l’offre culturelle, intellectuelle et de loisirs elle est tout simplement hors normes ce qui me parait fondamental pour un public de CPGE curieux et ouvert sur ces sujets.

 

L’ISC dans 10 ans, c’est…

Une école qui comptera en s’étant adaptée de manière agile aux défis du futur en matière d’expérience étudiante, d’employabilité, de business model et d’innovations pédagogiques.

 

Cette interview est une première : elle a été réalisée par Messenger pendant le match Real Madrid – PSG !