La semaine passée, TBS Education a tenu sur son campus parisien une conférence de presse de rentrée en marge de l’inauguration de sa nouvelle implantation. Si l’école est présente depuis 20 ans dans la capitale, elle parachève aujourd’hui les travaux de son nouveau campus au cœur du 15e arrondissement, dans un ancien lycée technique acquis en 2020. Ce rendez-vous était aussi l’occasion pour Stéphanie Lavigne, directrice générale de TBS Education, de présenter les chiffres et les actualités de la rentrée 2026, mais aussi le nouveau président de l’école.
36,5 millions d’euros investis sur le campus de Paris
L’école s’est offert cet ancien lycée en 2020 pour accueillir ses étudiants aussi bien en formation continue qu’initiale. Avec la finalisation des travaux, ce sont désormais 5 000 m² d’espaces de vie et d’études qui sont à disposition des apprenants : « C’est autant un relais de croissance national qu’international, car Paris attire des étudiants qui viennent des quatre coins du monde alors que la démographie française entre dans une phase défavorable pour les établissements d’enseignement supérieur », rappelle Stéphanie Lavigne. Pour l’heure, le campus accueille d’ores et déjà plusieurs centaines d’étudiants, avec un fort taux de croissance annuel (+34 % en bachelor, +32 % en master spécialisé cette année).
« Nous n’avons pas vocation à devenir une école parisienne. Nous restons une école aux racines toulousaines, et nous essaimons dans plusieurs villes françaises, européennes et africaines. Ce campus permet une connexion forte avec le bassin d’emploi parisien, pour les stagiaires et alternants comme pour les jeunes diplômés en CDI », selon Stéphanie Lavigne.
Une rentrée « réussie » pour TBS Education dans un contexte incertain
Alors que le recrutement des étudiants s’est avéré très inégal selon les écoles, TBS Education a de quoi se réjouir. Elle a assuré la rentrée de près de 7 000 étudiants sur l’ensemble de ses programmes et a pourvu 100 % de ses places dans l’ensemble de ses programmes initiaux. La croissance des effectifs est donc tirée par Paris, mais également par Barcelone, où le campus de l’école avoisine également le millier d’étudiants en 2026.
Le campus de Casablanca, récemment inauguré, n’est pas en reste : TBS Education a récemment obtenu la reconnaissance du diplôme par l’État marocain, ce qui permettra aux étudiants locaux de poursuivre leurs études dans des établissements marocains s’ils le souhaitent : « On leur offre à la fois la valeur et le prestige d’un diplôme français, avec la reconnaissance dans leur pays d’origine. Cela va renforcer l’attractivité du campus et la qualité académique de nos apprenants. » anticipe Stéphanie Lavigne, qui prévoit également une croissance importante du nombre d’étudiants sur ce campus d’ici à 2030.
Quant au campus historique toulousain, celui-ci va déplacer son épicentre à Entiore. Des travaux tout juste initiés doivent permettre de rénover entièrement les 30 000 m² de campus et de sortir de terre tous les équipements sportifs nécessaires.
Recul maîtrisé pour l’alternance
Dans un contexte incertain pour les entreprises et alors que les aides accordées par l’État sont nettement moins généreuses, TBS enregistre une baisse de ses contrats d’alternance de 4 %. Un léger recul, moins important que dans la plupart des écoles, dont se félicite Stéphanie Lavigne : « Nous avons beaucoup accompagné nos étudiants pour trouver une entreprise. C’est crucial car c’est un marqueur d’ouverture sociale et un gage d’employabilité accru pour nos diplômés. » L’école a par ailleurs maintenu le niveau du reste à charge pour les entreprises, sans instaurer de quota de places pour les étudiants apprentis.
Eric Ducournau, nouveau président de TBS Education
« 7 % de nos cadres sont issus de TBS », se réjouit Eric Ducournau, nouveau président de l’école et CEO des laboratoires Pierre Fabre, en guise d’introduction pour sa première prise de parole dans ce nouveau rôle devant la presse. Ce dernier, qui s’amuse de ne pas être le candidat idoine — « Je n’ai pas fait d’école de commerce, et je suis bordelais d’origine ! » —, voit en revanche l’intérêt de soutenir une école à laquelle il croit résolument : « Ce qui me semble important dans ce projet d’école, c’est le développement de compétences qui ne sont pas seulement techniques. TBS Education est, de mon point de vue, l’école parfaite pour développer des compétences humaines. »