Corentin, Paul et Nicolas, trois étudiants de l’EDHEC sont partis en février 2018 pour un périple à vélo de 6 mois et de 10 000 km reliant Buenos Aires en Argentine à Quito en Equateur. En parallèle de leur aventure hors du commun, ils sont partis à la rencontre d’entrepreneurs expatriés afin de réaliser un guide de l’entrepreneuriat. Désormais, ils sont à la recherche d’étudiants ultra-motivés pour leur prochaine aventure !

 

 

Comment s’est globalement passé votre périple ?

Être jeune, c’est savoir vivre et profiter de chaque instant, c’est être insouciant et vouloir réaliser ses rêves. Comme disait Gustave Nadaud “rester c’est exister, voyager c’est vivre !”

Pour nous, Rocket Bike c’est avant tout une chance incroyable d’allier l’aventure, le dépassement de soi, la découverte culturelle et l’aspect professionnel au travers de nos rencontres entrepreneuriales.
Ce périple quelque peu original était selon nous le mix parfait mêlant l’utile à l’agréable, tout en faisant quelque chose de marquant dans notre jeunesse avant de rentrer dans le monde professionnel.

Avoir choisi le vélo comme moyen de transport était un choix unanime et nous ne regrettons absolument pas ce dernier. Celui-ci nous a transporté dans des endroits absolument magiques, à la simple force de nos jambes malgré un poids avoisinant les 50 kilos, vélo chargé. En vélo, on se sent vivant et on réalise que tout est possible avec de la volonté. On passe par tous les paysages, et surtout tous les types de routes demandant parfois un effort intense. Parlant d’effort, il faut aimer se faire mal et repousser ses limites pour pouvoir apprécier encore plus ce qui nous entoure. La récompense est d’autant plus belle lorsque l’on traverse des moments difficiles.

Cette aventure à vélo nous a appris beaucoup mais plus particulièrement la patience et l’acceptation. Le cyclotourisme, c’est accepter de prendre le temps qu’il faut pour parcourir des paysages parfois lunaires, des distances infinies, des routes redondantes, des montées de plus de 150 km. C’est donc accepter de ne jamais renoncer face à la difficulté et toujours aller de l’avant, malgré les éléments qui se dressent souvent en travers de notre chemin.

Finalement, le vélo est un ascenseur émotionnel extraordinaire. On ne sait jamais ce qui peut nous arriver dans l’heure qui suit ni où est-ce que l’on va poser notre tente le soir même. C’était une source de motivation et de satisfaction énorme pour nous, le fait que chaque jour nous nous laissions totalement porter par le voyage.

 

 

Quelle a été la partie la plus difficile de ces 6 mois ? (idées : physique, mental, mésentente, imprévu, …) 

 Le désert chilien reste pour nous l’expérience la plus difficile de ces 6 mois, autant sur le plan physique que mental. Nous avons roulé sur une route interminable, la “Ruta 5”, en direction de San Pedro d’Atacama. Cette longue étape dans les déserts montagneux chiliens était mentalement éprouvante. Nous sommes passés par toutes les phases et tous les scénarios possibles ; des montées infernales, des villages fantômes, des no man’s land, un manque d’eau et de nourriture parfois pressant,… C’est dans ce genre de moment qu’il est important de toujours rester fort mentalement et de faire confiance à ses coéquipiers.

 

Qui étaient les entrepreneurs rencontrés ? Le choix des entrepreneurs s’est-il fait sur leur entreprise, leur secteur, leur projet, leur ville,… ?

L’objectif de notre projet Rocket Bike était de favoriser et promouvoir l’expatriation des entrepreneurs dans le monde, pour permettre aux esprits entrepreneurs également en quête de nouveaux horizons de créer leur propre business à l’étranger plus facilement. Nous sommes donc partis à la rencontre de ces entrepreneurs expatriés et locaux afin de recueillir des témoignages auprès d’eux et écrire un portrait de chacun relayant leur histoire, conseils, difficultés encourues, anecdotes…

Par conséquent, notre cible était assez large afin d’inspirer le plus grand nombre de personnes. Pour chaque pays, l’idée était d’interviewer entre 6 et 10 entrepreneurs, contactés auparavant grâce aux réseaux sociaux, bouche à oreilles, recommandations. Au final, nous avons rencontrés 35 entrepreneurs exerçant dans divers domaines d’activités (restauration, service, entrepreneuriat social, ONG, tech, écologie…). Nous voulions mettre en lumière les initiatives et projets de chacun d’eux afin de montrer que ces entrepreneurs méritent d’être connus. En effet, souvent par manque de soutien auprès du gouvernement, des médias et des investisseurs, les entrepreneurs ne sont pas reconnus aux yeux du grand public, particulièrement dans les pays comme la Bolivie ou le Pérou.

 

 

Comment se sont passés l’hébergement et la rencontre des populations locales ?

Nous sommes partis avec une tente pour 4 personnes, l’un des éléments les plus importants dans notre matériel. Par conséquent, nous avons dormi sous la tente la grande majorité du temps, à la recherche perpétuelle du spot de camping mythique. Sinon, nous logions dans les Hostels ou chez les entrepreneurs lors de nos passages dans les grandes villes afin de se reposer, d’avoir notre matériel en sécurité et pouvoir travailler avec une connexion wifi. Nous avons finalement très peu dormi chez l’habitant, notamment dû au fait que notre itinéraire nous faisait passer par des routes très reculées.

Cependant, ce périple a été une expérience humaine hors norme, facilitée par des rencontres incroyables. Nous avons été surpris par la curiosité de la population en Amérique du sud, mais surtout par leur sens de l’accueil, leur générosité et leur enthousiasme à toute épreuve. Nous gardons aujourd’hui de merveilleux souvenirs de personnes rencontrées sur le bord de la route qui sans poser de question nous offraient de la nourriture, des cadeaux et surtout leur soutien…

 

Quelle a été la position de l’admin’ de l’EDHEC envers ce projet ?

Ce type de projet était une grande première pour l’EDHEC. La majorité des étudiants souhaitant réaliser ce genre d’expérience prennent une année supplémentaire dans leur césure, chose que nous ne voulions pas. Notre travail en amont afin de rendre un plan d’action détaillé et les objectifs précis de notre mission sur place nous ont permis de pouvoir valider cette expérience comme un stage de césure. Par conséquent, la charge de travail en parallèle de l’aventure est non négligeable.

 

Comment avez-vous financé votre projet et combien a-t-il coûté au total ?

Nous avons préparé ce projet bien en amont afin de rechercher des financements extérieurs. Après avoir établi un budget de 8000 euros par personne tout compris, nous avons décidé de prendre en charge de manière personnelle plus de 50% du budget, afin de montrer notre implication dans ce projet. Nous avons par la suite obtenu des partenaires financiers et équipementiers, ainsi qu’une cagnotte participative réalisée peu avant le départ.

De retour en France, nous réalisons que notre budget a été globalement respecté. Cependant, nous souhaitons organiser un vernissage à Paris afin d’exposer nos plus belles photos, mais le budget de ce dernier est très élevé.

 

La meilleure anecdote de votre projet ?

Lors de notre premier passage dans la cordillère des Andes, en direction de Santiago du Chili, nous avons réussi à perdre Nicolas plus de 24h, au cœur des montagnes… Pour plus d’informations croustillantes, allez voir notre page Facebook ou notre site internet.

 

Vous êtes peut-être revenus avec un projet de création en tête ?

Réaliser ce projet Rocket Bike offre bien plus qu’une aventure mémorable, celui-ci offre l’opportunité de rencontrer des personnalités inspirantes de tout horizon. Après avoir rencontré près de 40 entrepreneurs en 6 mois, nous revenons avec pleins d’idées fraîches et une certaine envie de monter notre propre entreprise. Corentin est aujourd’hui en Master Entrepreneuriat afin de réfléchir à un projet de création au cours de cette année.

 

Vous recherchez des candidats pour votre prochaine aventure. Dites-nous en plus ! (idées : quel cursus, quelle année, quelle ambition,….)

Nous recherchons actuellement des étudiants souhaitant prendre le relais dans cette magnifique aventure. Nous sommes très ouverts concernant les cursus de chacun, et les années d’études, à partir du moment où la motivation est là et les objectifs sont similaires. Il faut savoir que ce projet est une opportunité en or pour un étudiant voulant allier l’aventure, le voyage et le côté professionnel.

D’un côté, faire cette aventure Rocket Bike c’est avant tout s’épargner les sombres bureaux parisiens, vivre une aventure à l’étranger pendant plusieurs mois, faire du sport tous les jours, interviewer des entrepreneurs avec des histoires incroyables, rencontrer les populations locales…
D’un autre, tout l’aspect professionnel rentre en jeux. Ce projet unique permet d’avoir une expérience bien plus valorisante qu’un simple stage sur son CV en montrant une capacité de monter un projet de A à Z, d’apprendre à gérer un site, de se former sur la vidéo, sur la photo, sur la rédaction d’articles et la prise d’interviews, d’acquérir un vrai savoir sur l’état de l’entrepreneuriat, l’économie, la politique et plein d’autres acteurs dans différents pays via ces interviews, d’acquérir de nouvelles compétences en démarchage et en communication…

Quel sera le processus de sélection pour les motivés ? Faudra-t-il une condition physique hors du commun pour braver la Cordillère des Andes ?

Nous recherchons des étudiants prêts mentalement à partir à l’aventure pendant 6 mois. Un projet comme celui-ci, c’est s’engager pour une durée de plus d’un an, avec tous les préparatifs à gérer en amont. Il nous a fallu un peu plus de 6 mois pour tout préparer: équipements, itinéraires, paperwork, assurances, démarchage des partenaires, réalisation de la campagne de crowdfunding, préparation de la communication sur les réseaux, en démarchant des journaux, mettre à jour le site internet, trouver les premiers entrepreneurs à interviewer…

Ensuite, il n’est pas forcément nécessaire d’avoir une condition physique d’athlète pour se lancer dans l’aventure Rocket Bike. Le vélo, même très chargé, n’est pas particulièrement éprouvant excepté dans certains cols à 5000 mètres que nous avons dû affronter. Cependant, cela se passe plus au niveau du mental, il faut savoir endurer l’effort sur le long terme et accepter de sortir totalement de sa zone de confort.

Nous voulons nous assurer que la future équipe soit consciente de l’aspect professionnel car il y a un vrai travail sur place qui doit être réalisé de manière régulière: interviews, rédaction des articles, du carnet de voyage, prise de photos et rushs vidéo, montage des vidéos (une web-série avec une vidéo par pays + une vidéo récap sur l’entrepreneuriat par pays), com, retouches photos, uploads et mise à jour régulières sur le site…

 

En bref, nous recherchons des pépites Rocket Bikeur !