C’est notamment en présence de Delphine Manceau, Directrice Générale de l’école fraîchement entrée en fonction, et d’Yves Benard, président de l’école qui assurait jusque là l’intérim, que s’est tenue ce matin une conférence de presse dans les locaux parisiens de NEOMA Business School. Celle-ci fut l’occasion d’une série d’annonces sur les différents programmes diplômants de l’école. Annonces qui ont en filigrane permis de préciser la stratégie de l’école, quatre ans après que la fusion de Rouen Business School et de Reims Management School eut été actée.

Delphine Manceau, nouvelle Directrice Générale de NEOMA Business School

Un unique “Global BBA” pour plus de lisibilité

Autrefois subdivisée autour de deux bachelors distincts (le BSc in International Business et le Bachelor in Business Administration), l’offre post-bac de NEOMA se concentrera désormais autour d’un global BBA. L’objectif affiché est de proposer des parcours éclectiques au sein d’un même programme, mais également d’affirmer davantage l’ADN international de la marque NEOMA. Dans le détail, les étudiants qui suivent ce programme auront l’opportunité de suivre soit directement soit progressivement l’intégralité de leurs cours en anglais, de passer en deuxième année un ou deux semestres à l’étranger chez l’un des partenaires de l’école et d’effectuer jusqu’à un an de stage partout dans le monde. Au sein de ce cursus, les étudiants auront par ailleurs à choisir entre les parcours entrepreneuriat, associatif ou apprentissage, ce qui selon l’école devrait permettre de répondre aux attentes spécifiques de chacun d’entre eux.

Le programme CESEM, dispensé uniquement sur le campus de Reims, s’étoffe également avec la création de deux nouveaux tracks franco-russe et franco-japonais et ce dès cette année. Annoncé il y a quelques mois, le BBA basé à Nankaï (Chine) porté sur le e-business a aussi réalisé sa première rentrée.

 

Les autres nouveautés de la rentrée

Du côté des programmes Executive Education, on soulignera notamment la création de deux Masters of Science (MSc) : le premier préparera le level 2 du Chartered Financial Analyst (CFA), et fait écho à l’expertise développée par NEOMA quant à la préparation du level 1, objet d’un parcours spécifique en seconde année du PGE sur le campus de Reims. Un MSc en double-diplôme avec l’université de NorthEastern à Boston sera également proposé par l’école dès cette année.

 

Innovation pédagogique et développement international

En termes de pédagogie, NEOMA compte systématiser l’utilisation de la réalité augmentée après une année test jugée concluante. L’école s’est ainsi alliée à l’enseigne Leclerc pour développer un cas de Supply Chain qui utilise cette technologie. D’autres cas similaires, cette fois portés sur des thématiques de RH, devraient être annoncés prochainement.

L’école se targue également d’avoir franchi la barre des 60% de professeurs internationaux parmi ses rangs, gage de sa volonté d’accroître son internationalisation et son rayonnement à l’étranger. D’après son président Yves Benard, l’élection de Donald Trump et le Brexit détournent les étudiants et des professeurs internationaux des pays anglo-saxons, ce qui profite largement aux écoles françaises et a fortiori à NEOMA.

 

Un Programme Grande Ecole amené à évoluer prochainement

Cette volonté d’internationalisation concerne tout particulièrement le Programme Grande Ecole. Il incombe à Sylvie Jean -nouvellement placée à la tête de ce programme après 17 ans passés à l’EDHEC Business School- d’accroître le rayonnement de cette vitrine de l’école auprès des partenaires étrangers.

Dans le carcan français, NEOMA compte également surfer sur une dynamique de recrutement jugée positive, malgré le rapprochement de SKEMA BS au classement SIGEM. Comme le rappelle Céline Davesne, Directeur Général Adjointe aux programmes, NEOMA fait partie des quelques écoles qui recrutent majoritairement des prépas en année de pré-master (environ 70%) ; un privilège certain mais précaire dans un environnement hyperconcurrentiel. Afin de rester attractif, le PGE devrait donc connaître une refonte prochainement. Outre l’internationalisation du programme, celui-ci devrait connaître s’étoffer considérablement à l’aune des doubles-diplômes permettant aux étudiants d’acquérir des compétences indirectement liées au management. La partenariat noué l’an passé avec l’ESAD devrait, fort de son succès, être consolidé, et d’autres formations hybrides de ce type pourraient voir le jour prochainement sous l’impulsion de Mme Jean.

Sujet connexe : http://business-cool.com/ecoles/classement-ecoles-de-commerce-financial-times-2017-2018/