L’entretien de personnalité est l’épreuve la plus importante des oraux en école de management : son coefficient est élevé et l’écart type appliqué se veut très discriminant. Des jurés conquis par votre prestation n’hésiteront pas à vous attribuer 18, 19, 20… pour s’assurer de vous compter dans les rangs de l’école en septembre (enfin, encore faut-il que vous choisissiez leur école…). Il faut donc travailler en amont cet exercice pour maximiser vos chances d’intégrer l’école de vos rêves.

Il n’y a aucune école où ce constat fait plus sens qu’à SKEMA BS. Non seulement le coefficient de l’entretien est plus que prépondérant (coeff 12 en AST !) mais en plus, sa préparation nécessite un travail spécifique, le CV projectif.

Prêt(e) à cartonner ? C’est parti !

D’abord, une petite vidéo de présentation de l’épreuve :

 

 

I – Sur la Forme

Pensez au code couleur

Il est important de distinguer par un code couleur le présent et le futur sur votre CV (par exemple : en noir vos réels faits d’arme, en rose vos projets futurs encore inaccomplis). Non seulement c’est obligatoire, mais en plus cela rendra votre CV bien plus clair pour les jurés : n’oubliez pas qu’ils n’ont que peu de temps à vous consacrer, votre CV doit donc être efficace et lisible.

Pour le reste, votre CV doit répondre aux standards habituels ; rien de bien original (photo convenable, pas de fautes d’orthographe, présentation aérée et agréable etc.).

 

Le CV projectif n’est pas un jeu de rôle

Certes, vous vous rêvez créateur d’entreprise au Brésil ou haut responsable marketing dans une filiale américaine d’un grand groupe français. Néanmoins, vous n’y êtes pas encore ! L’idée de l’exercice – qui n’est qu’une composante de l’épreuve globale qu’est l’entretien – n’est pas de “faire comme si” mais bien de justifier vos choix et vos projets en fonction de votre parcours, de vos compétences et aspirations… bref, il s’agit de mettre en exergue la cohérence de votre projet et surtout en quoi SKEMA serait l’école idoine pour vous permettre de le concrétiser.

De même, comme pour un entretien de personnalité plus classique, il est judicieux de préparer quelques questions concernant les programmes, les spécialisations ou l’insertion professionnelle pour conclure l’entrevue avec le jury.

 

II – Sur le fond

Le CV projectif SKEMA est un atout, pas une tare !

Il faut considérer le CV projectif non pas comme une contrainte qui va corser l’entretien, mais bel et bien comme une opportunité, voire une chance (soyons fous !).

En effet, du haut de sa vingtaine d’années, on peut rarement se targuer d’avoir encore révolutionner le monde. Le CV projectif permet de faire aisément le lien entre les quelques expériences valorisantes que vous avez effectuées et la suite qui se dessine pour vous à SKEMA Business School. Il est bien plus facile de “tendre des perches” au jury via ce support qu’en tirant des plans sur la comète à l’oral : sachez exploiter ce formidable instrument pour rendre votre entretien plus riche, plus exhaustif, plus pertinent.

 

Ne pas écrire pour écrire

A l’inverse, ne vous laissez pas piéger en écrivant tout ce qui vous passe par la tête parce que ça vous semble correspondre à ce qu’attend l’école ! Il n’y a pas “un” CV, il y a “votre” CV.

Par conséquent, la poudre aux yeux est proscrite : loin d’impressionner le jury, elle vous décrédibilisera. N’inscrivez sur votre CV que des éléments que vous êtes en mesure de justifier et de lier à votre véritable expérience et aux opportunités qu’offre SKEMA BS. Cela suppose d’étudier en détail les parcours, les spécialisations, les destinations étrangères ou encore les associations de l’école. N’hésitez pas à solliciter les admisseurs ou des diplômés de l’école ; ils pourront vous prodiguer leurs conseils avisés !

 

Ne négligez aucun aspect projectif du CV

N’oubliez pas de vous « projeter » tout azimut. Il serait dommage de se contenter d’inventer sa future vie professionnelle. Ajouter aussi certaines activités, associatives ou non : elles permettront aux membres du jury de mieux cerner la personne qui est assise en face d’eux. Ainsi, mon « futur » bon niveau en russe m’a permis d’évoquer ma double-culture, mais aussi ma frustration de ne pas parler la langue de mon pays d’origine… et ma détermination à y remédier !

C’est entre autres ce qui a contribué à ce que le jury me donne la note maximale pour mon entretien. Si cela vous intéresse, vous pouvez jeter un petit coup d’oeil à mon CV ! Il date de 2015 donc est un peu désuet sans doute, mais l’idée reste la même. 😉

Bon courage à toutes et à tous !

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