Chaque année, la Conférence des grandes écoles dévoile son enquête sur l’insertion des diplômés. Cette vingt-septième édition est l’occasion de faire un point pour comparer les résultats au fil des années, comprendre les évolutions et les tendances.

L’enquête 2019 a été réalisée auprès de 186 grandes écoles. Dans cet article nous nous pencherons sur le cas des managers et utiliserons seulement les données des diplômés d’école d’ingénieurs pour effectuer des comparaisons.

Nous avons sélectionné pour vous 7 chiffres que vous devriez connaître à l’égard de l’insertion des diplômés des écoles de commerce.

 

77,7% de la promotion 2018 ont une activité professionnelle en 2019

La situation des diplômés d’écoles de commerce est relativement stable par rapport à l’an passé (77,9% occupent une activité professionnelle). On note toutefois une augmentation de la recherche d’emploi qui s’explique notamment par une baisse du volontariat et de la poursuite d’études.

Source : enquête insertion CGE 2019

Bien que la proportion de managers en activité soit plus grande comparée à celle des ingénieurs, cela ne signifie pas que leur accès à l’emploi est plus aisé. La proportion d’ingénieurs en recherche d’emploi est d’ailleurs inférieure à celle des managers. Cela s’explique par le fait qu’une plus importante proportion des étudiants ingénieurs poursuit des études ou continue vers une thèse et décale ainsi dans le temps leur rentrée sur le marché du travail.

 

84,4% des diplômés de Grandes Ecoles ont décroché un CDI

Une situation confortable sur un marché du travail qualifié comme difficile et précaire ces dernières années. La part de CDI gagne du terrain. Effectivement l’an passé, la proportion était de 82,9%. Ainsi, la part de Contrat à Durée Déterminée (CDD) recule et représente alors 13,6% des contrats de travail pour les diplômés d’écoles de commerce.

 

62,6% des contrats de travail sont signés avant même la diplomation

Pour ceux qui ne connaissent pas cette chance, le temps de recherche est relativement court. Effectivement, 21,8% des diplômés de la promotion 2018 trouvent un travail dans les deux mois qui suivent l’obtention du précieux sésame. Puis, 10,2% trouvent entre deux et quatre mois et pour finir 5,4% trouvent leur premier emploi en quatre mois ou plus.

 

29% des jeunes diplômés de Grandes Ecoles considèrent le contenu de la mission comme critère de choix numéro 1 pour leur premier emploi

Les jeunes diplômés ont comme préoccupation principale leur salaire ? Détrompez-vous. En effet, le premier critère de choix de l’emploi se porte sur le contenu de la mission (29%). Viennent ensuite, l’adéquation avec le projet professionnel (27,6%) et les perspectives d’évolution au sein de l’entreprise (13,4%). Le montant du salaire n’arrive que très loin dans la liste, derrière des critères comme le secteur d’activité de l’entreprise, la notoriété de l’entreprise ou encore le lieu géographique.

 

35 874€ : salaire brut annuel moyen (hors primes) d’un jeune diplômé de Grande Ecole

Depuis 2017, les rémunérations perçues par la promotion sortante se redressent. En 2019, elles sont à leur niveau le plus élevé, tant pour les managers que pour les ingénieurs, avec ou sans les primes. La conjoncture favorable, comme c’est le cas les années précédentes, bénéficie aux ingénieurs et aux managers débutants.

 

16,7% des jeunes diplômés débutent à l’étranger

Chiffre croissant pendant des années mais qui semble se stabiliser, il prouve que les jeunes diplômés français savent s’exporter et n’hésitent plus à faire le grand saut. Pour ceux qui décident de rester en France, 23,1% vivent en province, tandis que 76,9% travaillent à Paris, ville qui par ailleurs reste la plus attractive pour les jeunes diplômés d’écoles de commerce. Le top 3 des pays européens : Royaume-Uni, Luxembourg, Allemagne. En dehors de l’Union Européenne la Chine, la Suisse et les Etats-Unis dominent le palmarès des pays.

 

18,3% de la promotion 2018 commencent leur carrière dans les services commerciaux


Source : enquête insertion CGE 2019

Les services commerciaux, les études-conseil et expertise, l’administration-gestion-finance et le marketing représentent les deux tiers des nouveaux managers. Les études-conseil sont le secteur où le salaire moyen est le plus élevé, pour les hommes et pour les femmes. Par ailleurs, on remarque un taux de féminisation très important les ressources humaines (77%), la communication (75,3%), et dans le marketing (72,3%).

 

Que penser de cette dernière enquête CGE d’insertion des diplômés ?

Les résultats de cette enquête CGE sont relativement bons. En revanche, certains indicateurs sont en baisse. Suite à un mouvement généralisé d’ouverture à davantage d’écoles, la  Conférence des Grandes Ecoles intègre parmi ses membres des écoles moins sélectives et donc attractives pour les employeurs ces dernières années, tirant ainsi certaines performances vers le bas.

D’une manière générale, les diplômés des grandes écoles de commerce ne rencontrent que peu de difficultés sur le marché du travail comme en témoigne le taux de satisfaction de ces derniers. Plus de 8 diplômes sur 10 se disent « très satisfaits » ou « satisfaits » de leur premier emploi. Les diplômés étaient interrogés selon les critères suivants : conditions de travail, relations avec leurs collègues, niveau de rémunération, niveau d’autonomie et de responsabilité, et enfin localisation géographique.

 

Découvrir l’infographie : https://www.cge.asso.fr/themencode-pdf-viewer/?file=https://www.cge.asso.fr/wp-content/uploads/2019/06/InfoCGE-Insertion-F-web.pdf

Lire l’enquête complète : https://www.cge.asso.fr/themencode-pdf-viewer/?file=https://www.cge.asso.fr/wp-content/uploads/2019/06/2019-06-18-Rapport-2019.pdf