Elément indispensable pour postuler à un job étudiant comme pour le poste de ses rêves, il convient de rédiger avec soin et habileté son CV. Se démarquer des autres candidats est primordial tout en gardant un ensemble assez sobre, qui respecte les quelques codes que chaque recruteur a en tête. Pas facile donc de rédiger son premier CV ou de l’adapter à un poste en particulier (en revanche on vous explique ici comment rédiger un CV en finance). Quelques éléments très simples vous permettront d’y voir plus clair. Business Cool consacre toute une série d’articles à votre CV, voici nos premiers conseils.

 

 

Comment concevoir son CV ?

 

Il est d’usage d’indiquer ses coordonnées en haut (nom, adresse, mail, numéro de téléphone), éventuellement de mettre une photo puis d’organiser son CV en différentes catégories. Certaines comme « Formation » et « expérience » (ou parcours professionnel) doivent obligatoirement apparaître, ce sont en quelque sorte des mots clés que chaque recruteur s’attend à trouver. On ajoutera ce qui est susceptible d’intéresser le recruteur pour le poste en question. Par exemple, un développeur ajoutera une rubrique « informatique », et pour d’autres postes, on pourra créer la catégorie « communication » souvent très attendue en détaillant le niveau de pratique des langues étrangères et du français (expérience de rédaction ou d’écriture, concours d’éloquence, etc…). N’hésitez pas à rajouter une catégorie « renseignements complémentaires » pour y indiquer vos intérêts et d’autres informations utiles comme le permis ou le BAFA par exemple. Attention à bien rester assez professionnel, inutile de mentionner des passions qui pourraient effrayer inutilement le recruteur (“pêcheur de crevettes”).

Dans tous les cas, le CV fait rarement plus d’une page (vivement déconseillé), au risque que l’on vous accuse de ne pas être synthétique ! Il ne s’agit donc pas de faire de longs paragraphes sur chaque expérience, mais simplement de préciser la nature d’un travail, une filière de spécialité… L’ensemble ne doit pas paraître trop chargé. Certains mots techniques peuvent être utiles pour synthétiser une idée, ils sont même souvent appréciés des recruteurs. Employer des termes techniques est donc encouragé, attention tout de même à ne pas basculer dans le pédantisme en utilisant des expressions alambiquées pour désigner des tâches toutes simples (on en parle ici d’ailleurs). La frontière est parfois ténue.

Sur l’aspect général, un mot d’ordre : la sobriété, aussi bien pour le contenu que pour la police, les couleurs… Il n’existe pas de règle mais évitons le basique tout en ne tombant pas dans l’extravagant. Les polices « Century Gothic » ou « Cambria » (sur Word) conviennent par exemple. Pour garder un ensemble homogène, il faut évidemment penser à bien aligner les titres de catégorie, les paragraphes, etc… Sans une présentation parfaite, votre CV paraîtra inachevé voire rédigé à la va-vite. Sur le site Créer un CV, vous trouverez des exemples de CV très différents mais qui pourraient tout à fait vous convenir.  Il n’y a pas une bonne présentation de CV, il faut simplement trouver celle qui vous correspond.

 

 

Inclure la dimension internationale

 

Pour certaines professions, écrire son CV en anglais est devenu presque une norme. Pensons à la finance et plus globalement, aux postes à responsabilité dans les grands groupes internationaux. Il est conseillé de reprendre complètement son CV pour éviter la fameuse impression de copier/coller du français sur l’anglais. La présentation et le contenu restent inchangés dans l’ensemble, néanmoins il faut veiller à certains détails qui peuvent se révéler cruciaux :

  • La date doit être écrite en format anglais, britannique ou américain selon le poste convoité.
  • Si vous possédez une résidence à m’étranger, en particulier dans le pays où vous postulez, il est conseillé de l’indiquer dans les coordonnées.
  • Attention à ne pas mélanger l’anglais britannique et américain, y compris dans la date, cela fait très mauvaise impression…
  • Il est d’usage d’indiquer uniquement les diplômes obtenus après le baccalauréat (« High school diploma ») en veillant à traduire correctement. Par exemple, vous traduirez classe préparatoire ECS/ECE/ECT par « two-year intensive program preparing for the national competitive exam for entry to business schools ».
  • On ajoute traditionnellement dans les pays anglo-saxons la rubrique « références » (« references ») où vous pouvez indiquer les coordonnées de 2 voire 3 personnes qui pourront attester de l’authenticité du CV.

Le plus important étant de ne pas faire de fautes d’anglais, il est vivement conseillé de faire corriger son CV par une personne parlant et écrivant parfaitement l’anglais, il en va de votre crédibilité.

Une fois ces ajustements terminés, il ne vous reste plus qu’à croiser les doigts pour espérer que votre CV ait retenu l’attention du recruteur.