On a tous envie de monter sa boîte quand on est étudiant. Mais on trouve toujours (comme moi) mille raisons pour se convaincre que le moment n’est pas le bon. Alors en toute humilité, j’ai écrit cet article pour vous tous lecteurs de Business Cool, pour vous raconter mon histoire. Je ne suis pas le prochain Elon Musk, mais si mon témoignage peut vous motiver à entreprendre ou vous donner envie de vous lancer, alors allons-y !
Je m’appelle Côme Besse, j’ai 23 ans, et à la fin de ma dernière à HEC (Majeure Entrepreneurs), j’ai décidé avec ma soeur et ma cousine de monter une start-up au service des abbayes : Divine Box. En gros, Divine Box, c’est une box mensuelle des meilleurs produits monastiques. Un peu comme Birchbox dans la cosmétique, mais version « box des monastères »,  composée d’alimentation fabriquée par les abbayes : pâté, vin, confiture, jus de pomme… Vous recevez chaque mois chez vous une boîte avec à l’intérieur une sélection thématique (chocolat, bière, apéro…) des meilleurs produits monastiques.
Voilà, les présentations sont faites. Maintenant la question intéressante c’est : pourquoi avoir monté sa boîte directement à la sortie d’HEC ? Et pourquoi au services des abbayes ??
Good question, mon ami. J’essaye de te répondre le plus simplement grâce à un top 5 pour que ce soit clair. Voici pourquoi j’ai monté une start-up au service des abbayes en sortant d’HEC :

1- Parce qu’on a qu’une seule vie (#yolo)

Ce n’est pas à un étudiant d’école de commerce que je vais apprendre qu’il faut s’amuser dans la vie… Alors si en plus ce qu’on aime faire est conciliable avec le business, tentons-le ! De mon côté, j’avoue que les tournées d’abbayes en voiture familiale à silloner les montagnes, à respirer à plein nez l’air marin de la Bretagne, à bronzer sous le soleil du sud et à se les cailler avec le froid de l’Alsace, je trouve ça plutôt marrant à faire. On rencontre des moines et des moniales incroyables, on goûte des produits mille mois meilleurs qu’en supermarché, on visite des bijoux d’architecture … Tout ça pour sélectionner les meilleurs produits monastiques pour nos box, pouvoir contribuer à la préservation des abbayes, et raconter les histoires passionnantes des monastères à nos abonnés. Oui, ça existe un taff où on s’éclate !

 

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2- Parce qu’on n’est pas pressé 

J’ai 23 ans. Honnêtement, je ne ressens ni l’envie ni le besoin de trouver aujourd’hui un emploi stable, bien payé, bien situé, et avec 5 semaines de vacances. Je prends mon temps. Aujourd’hui, je m’occupe de Divine Box. Que cela marche ou non (spoiler : pour l’instant ça cartonne), à la limite peu importe : si ça marche alors tant mieux, je pourrais en vivre et décoller grâce à ça. Si ça capote … eh bah tant pis, on rebondira. On n’est pas à 1 an près dans sa vie professionnelle !

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3- Parce que le milieu des abbayes est tellement bienveillant

 

J’ai toujours été admiratif des personnes bienveillantes. Réussir à travailler avec ce genre de personnes est un vrai bonheur. Un jour en tournée des abbayes nous étions près de Laval et une moniale, au moment de partir, me tend un petit bout de papier : « joyeux anniversaire Côme! ». T’en connais beaucoup des fournisseurs comme ça ? Idem pour les livraisons : je ne vérifie jamais s’ils m’envoient le bon nombre de produits… car je sais d’avance que le compte est bon ! Pouvoir choisir son ambiance de boulot est quand même un vrai plus. J’ai eu la chance de trouver celui qui me correspondait !

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4- Parce que je voulais un boulot qui ait du sens

J’ai suffisamment passé d’heures inutiles en cours sur les bancs d’HEC ou en stage dans une grande boîte (« tu verras c’est bien pour le CV ») pour comprendre qu’avoir du sens dans ce qu’on fait, ce n’est pas du luxe. Ce petit truc qui te fait dire, après une semaine de travail acharné : « ça vaut le coup ». Ce petit truc qui te vient tout de suite en tête quand tu te demandes parfois « attends, pourquoi je fais tout ça? ». Avec Divine Box, j’ai trouvé un boulot où je suis finalement un peu au service des autres. Contribuer à faire rayonner l’artisanat monastique et à aider les communautés à préserver leur patrimoine me motive et me donne envie de toujours mieux faire ! Et ça c’est beau.

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5- Parce que je voulais vite gagner en expérience

Vous connaissez le refrain : là où les grands groupes t’apporteront plus sur le CV, les start-ups t’apporteront plus en expérience. Monter sa boîte, c’est devenir un couteau suisse et apprendre sur le tas tout ce qu’il faut pour gérer une entreprise alors que tu n’en sais rien : déposer les statuts et s’occuper de la partie légale, trouver des fournisseurs, gérer ses clients, savoir manier les expéditions, recruter les bonnes personnes, gérer la compta … Et en bossant jour et nuit, tu finis bien par maîtriser ces différents aspects 🙂 Alors tout n’est pas facile certes, mais c’est en se prenant des murs qu’on gagne en expérience. Quand tes marges s’écroulent à cause d’une erreur débile, quand La Poste te livre en retard une commande cruciale, quand un client s’énerve parce que « le chat ne fonctionne pas à 6h30 le matin » etc… C’est dur sur le moment, mais en prenant de la hauteur et en analysant bien la situation, tu ne referas pas la même erreur et tu repars de plus belle !

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