Cette année, le triathlon Audencia – La Baule a encore une fois rempli sa promesse : faire vibrer la station balnéaire un week-end durant. Si la pluie est venue perturber le déroulement des compétitions, seules les courses professionnelles ont été remplacées par une exhibition athlétique et l’ensemble des courses amateures ont pu avoir lieu.

 

2018 : année de nouveautés

Cette édition a été marquée par le retour de la Fédération Française de Triathlon, qui a décidé d’organiser à La Baule la manche finale du Grand Prix de triathlon, une compétition annuelle des clubs de première division nationale. Finalement, au vu des conditions météorologiques difficiles (pluie mais surtout vent très fort), la Fédération a décidé d’annuler l’épreuve pour des raisons de sécurité.

Ce n’est pas pour autant que le public a été privé de la présence de l’équipe tout juste championne d’Europe de relais. Peu après l’annonce de l’annulation de la course pro, les athlètes ont tout de même voulu offrir un spectacle aux milliers de spectateurs bravant les conditions climatiques en réalisant un relais de 3x2500m où chaque club était représenté par cinq coureurs sous le format 2+2+1. Dans chacun des relais, les championnes d’Europe ainsi que Dorian Coninx ont permis au club de Poissy de s’imposer.

Les championnes d’Europe Cassandre Beaugrand et Léonie Périault, sociétaires de Poissy Triathlon

Autre nouveauté de l’année, la création d’un Tri-relais M ! Au programme : deux fois plus de distance que le relais traditionnellement disputé au format S !

 

Une organisation étudiante

Le plus grand triathlon de France est piloté par une équipe de 24 étudiants suppléés par Hervé Delaunay, qui dirige les activités sportives à Audencia, qui est par ailleurs l’une des seules écoles françaises à rendre la discipline obligatoire. Une centaine d’étudiants bénévoles, souvent en première année, ont épaulé l’organisation de l’événement.

Pour Pierre Le Corre, double-champion d’Europe, cette épreuve constitue sans conteste “l’un des plus beaux triathlons français”. Il pointe également les bénéfices que tirent les sportifs d’un passage par une école de management. Lui-même, passé par Montpellier Business School, le démontre au quotidien “Ces études me servent dans la gestion de ma communication, je suis mon propre coach, je cherche moi-même des partenariats et gère ma communication digitale.”

 

Faire vivre des communautés

Si le triathlon Audencia – La Baule joue le rôle d’intégrateur des étudiants en première année, qui travaillent dès leurs premières semaines main dans la main avec les étudiants en deuxième année, il fait également vivre toutes les communautés de l’école : étudiants, professeurs et directeurs troquent le costume pour la combinaison et la trifonction. Le président de l’école, Laurent Métral, a par exemple réalisé le format S en 1h40, belle performance !

Les professeurs s’y mettent également, à l’image de Céline Del Bucchia, professeure en marketing qui se souvient de son premier triathlon Audencia La Baule, qui lui a donné envie de se lancer dans la discipline. En relais, pour commencer, en tant que runneuse, avant qu’une blessure ne la force à arrêter : “Je me suis alors mise à la natation, et je l’ai fait !”, nous confie-t-elle juste après son arrivée lors du S. “L’ambiance ici et l’encadrement sont extraordinaires. On s’y sent vraiment, on se sent portée du début à la fin.”

Céline Del Bucchia, après son arrivée !

Ce triathlon repose sur un modèle économique mêlant droits d’inscription des sportifs et apports des partenaires. D’un budget supérieur au million d’euros, il met à contribution des entreprises partenaires comme La Poste, Capgemini, EY et Pomona, qui y apportent une partie très importante du budget. La couverture médiatique est, quant à elle, assurée par Ouest France et France 3 Pays de la Loire, qui a notamment retransmis l’événement en direct :