Nicolas a étudié au lycée français de Singapour puis il s’est orienté vers une classe préparatoire au lycée Sainte-Geneviève. Pendant sa première année à HEC, il a fait une licence de droit. Aujourd’hui en deuxième année, il nous raconte son échange humanitaire au Népal l’été dernier.

 

Comment as-tu eu l’idée de faire un voyage humanitaire ? 

J’ai eu cette idée en arrivant en école. J’avais beaucoup d’amis qui avaient adoré leur échange et comme j’ai fait une licence en première année, partir l’été de ma L3 était ma dernière chance de le faire avant ma césure. En prépa, je n’avais pas eu le temps de beaucoup voyager.

 

Comment as-tu choisi ta destination ?

À HEC, il y a plusieurs associations qui proposent des expériences humanitaires : APB (Action pour le Bénin), GoodMorningVietnam (mais je connaissais déjà le pays), Des Piliers Pour Avancer (pour partir à Madagascar) et enfin Solidarité France Népal. Je trouvais que le Népal était un bon compromis : je me suis décidé seulement en février et puisqu’il n’est pas nécessaire de faire partie de l’association pour partir, j’ai pu former une équipe assez tard dans l’année ! Finalement, nous sommes partis 32 jours. 

 

Quelle image avais-tu de ton voyage avant de partir ?

En réalité, je n’avais pas beaucoup d’attentes : je ne savais même pas sur quel projet j’allais travailler. Construire une école, refaire une route ? Je n’en avais vraiment aucune idée, d’où ma surprise en arrivant sur place. 

 

Justement, qu’as-tu fait sur place ?

Nous étions logés dans une école encore en construction, il y avait juste les murs et la structure et nous dormions dans les salles de classe. Nous avions pour mission de faire toutes les finitions, comme la peinture, et d’apporter l’eau courante jusqu’à l’école grâce à des tubes de fer pour éviter qu’elle ne soit volée par les voisins. Nous avons aussi aidé à payer des professionnels pour installer les douches et les toilettes dans l’école. 

 

Ce voyage a-t-il été difficile à organiser ?

Je ne me suis occupé de rien ! L’association a un contact sur place qui est informé lorsqu’une équipe vient, à quelle date, et il se charge d’envoyer les étudiants dans les villages auxquels ils ont été affectés. En fait, le plus dur, c’est de démarcher des entreprises pour nous aider sur place mais de manière générale le voyage est très bien organisé.

 

Qu’est-ce qui t’a le plus plu dans cette expérience ? 

J’ai vraiment eu la sensation d’être utile : notre travail était concret, il avançait si bien que l’école a ouvert au bout de deux semaines. Après l’ouverture, nous avons passé beaucoup de temps avec les enfants et même s’ils ne parlent pas anglais, nous avons réussi à nous comprendre et à communiquer.

 

As-tu parfois été déçu ?

La période de notre voyage n’était pas la meilleure : c’était le moment des moussons, il pleuvait souvent et le ciel était toujours gris. Par ailleurs, il ne faut pas faire ce type de voyage si on n’aime pas dormir par terre ni manger des plats peu variés : ce n’est pas un voyage très confortable. 

 

Faire de l’humanitaire, c’est pour tout le monde ?

Je pense que ce n’est pas pour tout le monde ! On peut toujours choisir un voyage qui correspond mieux à sa personnalité mais il faut aimer les enfants, savoir faire des efforts et être prêt à se lever tôt. De plus, il faut de la patience car on est beaucoup sollicités : pour des étudiants, c’est vraiment génial d’être aussi actif.

 

Qu’est-ce que tu dirais à un jeune qui hésite à se lancer ?

Le Népal est une destination peu connue et faire un échange humanitaire là-bas est un bon moyen de découvrir ce pays ! C’est une région du monde qui a réellement besoin d’aide et c’est très satisfaisant de savoir qu’on a une mission utile. On a l’impression de vraiment aider et cela fait du bien quand on est habitué aux longs discours des écoles de commerce. C’est aussi bénéfique pour soi-même.