Il y a une semaine jour pour jour, les faciès ivres de bonheur des Rémois, qui avaient assez nettement remporté le trophée sportif, et des Bordelais, tout juste désignés vainqueurs du trophée de l’ambiance, contrastaient avec les mines déconfittes des Rouennais et des Marseillais.

Les deux délégations rentrées bredouilles chez elles n’ont pas tardé à fustiger la victoire bordelaise, parfois dans un élan de solidarité avec l’autre campus malheureux assez rare pour être souligné.

Réaction d’un reponsable de Marseille publiée sur Facebook après les résultats
Rouen n’était pas en reste

 

Malgré ces quelques invectives, on ne pouvait qu’admettre que les trois délégations en lice (en tant qu’hôte, Reims était d’office hors course pour l’ambiance) avaient mis le feu pendant quatre jours et qu’il était délicat de ressortir un vainqueur, ce que n’avait pas manqué de rappeler l’orga de Reims au moment fatidique. Si la victoire de Bordeaux était contestable, celle de Rouen ou Marseille l’aurait été tout autant. L’histoire aurait pu donc s’arrêter là.

 

Pourquoi la polémique continue ?

La page Challenger Media, tenue par des étudiants et qui a couvert l’événement la semaine passée a publié cet après-midi une tribune remarquée, qui remet en cause le vainqueur du trophée de l’ambiance initialement désigné le lundi 2 avril. D’après Challenger Media, l’orga Challenge rémoise se serait rendu coupable d’une grossière erreur dans l’application des moyennes et des coefficients :  “Pour bien comprendre l’origine de cette erreur, il faut savoir que le barème de notation est constitué de 5 catégories principales, elles-mêmes constituées de plusieurs sous-catégories. Chaque sous-catégorie est notée sur 5. On fait la moyenne des notes des sous-catégories pour avoir la note globale de la catégorie principale sur laquelle on applique un coefficient multiplicateur. Cette année, les catégories principales étaient les suivantes : thème (coefficient 4 / 22 sous-catégories), bon esprit (coefficient 2 / 6 sous-catégories), cérémonie d’ouverture (coefficient 3 / 8 sous-catégories), terrain (coefficient 5 / 5 sous-catégories) et, enfin, le talent (coefficient 1 / 4 points pour le premier, 3 pour le second, 2 pour le troisième et 1 pour le dernier).

Lors de son calcul, le comité organisateur a appliqué le coefficient directement sur les notes des sous-catégories, sans en faire une moyenne auparavant. Une catégorie principale avec beaucoup de sous-catégories prend rapidement un poids considérable dans la note finale.

Un éceuil mathématique qui aurait pu faire sourire, si celui-ci n’avait pas induit la désignation du “mauvais” vainqueur. En pondérant correctement les coefficients des différentes moyennes de moyennes, on trouve : 1 – Rouen (4,27 points), 2 – Bordeaux (4,13 points) et 3 – Marseille (3,98 points).

Jeudi dernier, l’organisation du Challenge a fermé la porte à toute évolution en actant définitivement la victoire de KEDGE Bordeaux, malgré les réclamations portées.

Pour lire toute la tribune de Challenger Media, c’est ici.