Découvrez l’interview de Sarah, la Préz, et Pauline, la SecGé, sur les coulisses d’HEC Positive Restructuring.

 

Comment est née cette asso ? Sur quoi se basait l’idée d’un tel projet ?

Sarah : C’est l’idée de deux franklinois qui avaient la bougeotte au lendemain de leur prépa.

Comme bien des projets géniaux, cette asso est née dans la galère : allez expliquer à de potentiels partenaires que vous comptez fonder une asso devant accompagner des PME en difficulté, sans avoir vous-même encore travaillé ou reçu des cours en ce sens!

Il faut croire que ça a plu, parce que nous sommes devenus partenaires d’EY dès notre première année d’existence.

Pauline : Leur projet était aussi motivé par la volonté d’agir à leur niveau pour des petites entreprises françaises alors que les médias ne parlent que de délocalisations, de destructions d’emplois et du manque d’attractivité économique de la France.

Cela faisait plusieurs années qu’aucune asso n’avait vu le jour à HEC Paris. Il a fallu convaincre l’administration de leur faire confiance et de les soutenir.

 

Qu’est-ce ce qui vous a poussées à rejoindre cette asso ?

Sarah: Pour être honnête, dans un premier temps le charisme du bureau de l’an dernier (accessoirement, les fondateurs!). Sinon, j’ai été séduite par le deal missions bénévoles en échange d’expérience de terrain et de formations à côté, en plein dans l’esprit de l’asso.

Pauline : En sortant de prépa, je n’avais qu’une envie : mettre un pied dans le monde professionnel. HPR c’était la petite dernière des assos d’HEC et il y avait tant de choses à accomplir : je savais que j’aurais l’opportunité de prendre beaucoup d’initiatives. Aujourd’hui, je ne regrette absolument pas mon choix ! En plus de réaliser des missions vraiment enrichissantes, j’ai rencontré des étudiants et des professionnels d’horizons très divers.

 

Comment la première génération a-t-elle réussi à donner cet élan à l’asso ?

Sarah : Leur projet donne hyper envie : ils permettent de s’impliquer tôt auprès d’entreprises dans des projets nécessairement intéressants (le fait de travailler bénévolement permet de sélectionner les missions avec plus de rigueur) avec toujours en tête un objectif d’apprentissage. Le fait de bosser principalement avec des PME permet d’avoir plus d’impact auprès des boites.

Ensuite ils ont su s’adresser à des profils très différents les uns des autres, étudiants internationaux ayant déjà travaillé, double-diplômes avec une approche différente de la nôtre, et première années motivés de formation fondamentale (issus de CPGE).

Pauline : Ce qu’elle a accompli est en effet incroyable : en deux ans, 70 étudiants ont rejoint l’asso, des partenariats prestigieux, avec BpiFrance par exemple, ont vu le jour avec, et des conférences avec de grandes personnalités économiques comme Patrick Arthus et Jean-Claude Trichet ont été organisées.

Le succès de la réussite des fondateurs c’est aussi de ne pas s’être censurés et d’avoir osé (on n’est pas les gagnants du Dare Award pour rien 😉).

 

Concrètement, que faites-vous au quotidien dans l’asso ?

Sarah : Après l’attribution des missions (qui se fait sur la base du volontariat), on se retrouve par groupes de 3-4 avec le chef de mission pour avancer dessus, se répartir les tâches et faire un point régulier avec l’entreprise. On se retrouve aussi à côté de ça pour passer du temps tous ensemble, apéros, pré-soirées du jeudi (prépows), déjeuners ou week-end à Berlin pour nos futurs membres …

Plus spécifiquement, en tant que présidente, je m’occupe de démarcher missions et partenaires avec l’équipe du bureau qui y est dédiée (et de motiver nos potentielles recrues!!)

Pauline : Etre sec gé, c’est un peu être la maman de l’asso : je dois être disponible pour tous les membres d’HPR, m’assurer du bon déroulement de chaque mission et surtout veiller à ce que chacun s’épanouisse dans cette asso. Je suis l’interlocuteur principal des respos missions et je fais le lien entre les différents membres du bureau. En ce moment, avec le nouveau bureau, nous préparons l’arrivée des petits nouveaux : recrutement, week-end d’inté, missions pour la rentrée prochaine, nouveaux partenariats, … rien ne m’échappe !

 

Comment se finance une asso dont l’activité principale n’est pas rémunératrice ?

Sarah : De deux manières : certains de nos partenaires, comme la Société Générale, nous sponsorisent. Nous nous présentons aussi à des concours avec prix à la clef : l’année dernière, nous avons gagné le Dare Award de L’Oréal, prix récompensant le projet le plus innovant du campus! Nous avons séduit à la fois le jury et le public, puisque nous avons gagné les deux prix.

Pauline : D’ailleurs, n’hésitez pas à aller voir notre vidéo réalisée à cette occasion pour en savoir davantage sur HPR.

 

En tant que Préz et Sec Gé, quels seront les grands projets de l’année prochaine ?

Sarah : Il y a deux volets principaux : dans un premier temps, développer l’aspect formations, que nous recevrons de cabinets de conseils aux spécialisations diverses. Celles-ci seront réparties tout au long de l’année scolaire.

Dans un second temps nous nous développons à l’international, prioritairement en Europe : dans ce cadre, nous venons de nouer un partenariat avec la Chambre de Commerce franco-allemande et interviendrons auprès d’entreprises du Mittelstand allemand.

D’où le week-end d’intégration HPR prévu à Berlin en octobre 2017.

Pauline : Mon plus grand défi actuellement est de loger toutes les formations et les conférences sur le planning de l’année prochaine. L’internalisation sera aussi au cœur de notre projet. Sarah en a dévoilé un volet. Je suis impatiente de débuter la prochaine année scolaire : les membres du bureau ont conjugué leurs efforts pour offrir une année explosive aux nouveaux membres d’HPR !