L’article de Challenges n’est pas passé inaperçu ; l’IEP Paris plus communément connu sous le patronyme de Sciences Po a pris la décision très récemment d’ouvrir sa propre business school, rivalisant ainsi avec les prestigieuses institutions de commerce françaises telles que HEC, ESCP ou bien encore l’ESSEC.

 

L’IEP Paris

Fondé en 1872, la réputation de Sciences Po n’est plus à faire. L’établissement excelle dans l’enseignement et la formation dans le domaine des sciences humaines et des relations internationales. L’IEP de Paris a le statut particulier de grand établissement, ce qui lui permet d’avoir un processus de recrutement très sélectif bien qu’il existe différents moyens d’intégrer l’une des prestigieuses formations :

  • En première année soit pendant l’année de Terminale :
    • Examen d’entrée en première année : 776 admis parmi plus de 12 000 candidats.
    • Convention éducation prioritaire (dites « conventions ZEP »).
    • Procédure internationale pour les élèves ayant effectué leurs études secondaires à l’étranger.
  • En quatrième année (à « Bac + 3 »)
    • Procédure d’admission en quatrième année.
    • Admission en quatrième année par le biais du cycle international d’études politiques.

Avec sa formation rigoureuse et ses nombreux partenariats avec des établissements tout aussi prestigieux – Harvard – , Sciences Po constitue une excellente préparation au concours de l’ENA. L’an passé, sur les 43 admis, 30 provenaient de l’institution de la rue Saint Guillaume. Un chiffre qui n’est pas négligeable. De plus, l’Ecole est accessible à la majorité des Bourses. D’après le site officiel de l’école, (http://www.sciencespo.fr/admissions-bourses/droits-de-scolarit%C3%A9-aides-financi%C3%A8res) il existe onze échelons concernant les frais de scolarité, déterminés selon le revenu des parents.

Une fois intégré, puis diplômé, l’étudiant pourra jouir d’un grand réseau d’alumnis dont la majorité des personnalités politiques françaises, telles que les Présidents de la République -Pompidou, Hollande, Chirac – ou bien les Premiers Ministres – De Villepin, Jospin.

En Résumé :

  • Un établissement dont la réputation n’est plus à faire
  • Des formations prestigieuses délivrant le grade de Licence, Master, Doctorat et préparant les étudiants aux concours administratifs
  • Des frais de scolarité échelonnés
  • Des grandes personnalités parmi les alumnis

 

ESC, le système classique de l’école de commerce

Une ESC, est une École Supérieure de Commerce, les plus réputées de toutes dans le système français sont HEC, l’ESSEC et l’ESCP Europe (dites “Parisiennes”). Les formations délivrant le grade de Master du Programme Grande Ecole sont accessibles après deux voire trois années de classe préparatoire. Les écoles offrent respectivement 380, 380 et 355. Mais avant d’atteindre le précieux Graal, il est nécessaire d’exceller dans de nombreuses épreuves et d’obtenir des moyennes supérieures à 13. Toutefois, la formation proposée à l’issue est l’une des meilleures et des plus reconnues de France mais également du monde, notamment pour certains Masters classés parmi les meilleurs dans le classement du Financial Times.

  • Pourquoi l’Ecole du management et de l’innovation ?

Lorsque nous évoquons un IEP ou plus couramment un Sciences Po, nous pensons comme intuitivement à des lauréats qui travaillent dans le secteur public. Pourtant, 73% des lauréats de l’IEP de Paris rejoignent le secteur privé. Car, bien qu’elle soit ancrée dans la formation aux carrières dans le secteur public, il ne faut pas oublier que l’IEP de Paris forme également aux métiers de l’entreprise. Avec l’implémentation de l’École du management et de l’innovation, il s’agit donc d’affirmer ce point de vue comme l’explique Frédéric Fion, directeur de l’IEP de Paris.

Vis-à-vis de la société, les dirigeants de Science Po Paris font savoir qu’ils ont des responsabilités. Une de ces responsabilités serait de former des managers capables de gérer des entités de production ou de prestation de services flexibles, en ce sens où elles devraient pouvoir facilement s’adapter aux routiniers et accélérés changements de l’environnement des entreprises. « L’objectif de l’Ecole du management et de l’innovation est de former des entrepreneurs de la transformation. » explique Marie-Laure Djelic, co-doyenne de la dîte d’école.

  • Comparaison entre l’École du management et de l’innovation et les écoles classiques

D’emblée, nous voyons que l’École du management et de l’innovation s’inscrit dans la même orientation stratégique que les autres ESC. En effet, si le but derrière l’implémentation de cette institution est identique à celui des écoles de commerces dîtes classiques de (…), les mécanismes d’action sont tout autant similaires.

En termes d’ouverture sur l’international, l’École du management et de l’innovation s’impose déjà. 43% des lauréats de l’IEP de Paris démarrent leur carrière à l’international. Par ailleurs, Science Po Paris -de la force de son nom de marque, de la qualité des intervenants et des formations dispensées…- exercice un attrait considérable sur les étudiants étrangers. 46% d’étudiants étrangers y seraient ainsi présents selon une étude de campus France (2015) représentant en ce sens 150 nationalités étrangères.

Forte d’un réseau alumni d’environ 65 000 anciens étudiants, L’École du management et de l’innovation dépasse largement celui d’HEC 56000. Un facteur important pour le choix de son école. Et tout aussi important pour classer les écoles. De surcroit, l’IEP de Paris dispose de plus de 410 universités partenaires et faisant partie des 250 meilleures universités dans le classement mondial établi par QS en 2015, la recherche y est forte. Un vecteur important pour le développement de sa nouvelle école de commerce.

Pour l’anecdote, deux écoles de commerce ont maintenant leur propre fablab, emlyon et l’École du management et de l’innovation.

Si l’École du management et de l’innovation pèse lourd ? Il n’en est aucun doute.

 

Noémie Moreau et Aymane Ammi

image : Mathilde Vohy