Lundi 24 avril, le président de NEOMA Business School, Yves Bénard, s’est exprimé au sujet de l’actualité de l’Ecole a l’occasion d’une conférence de presse dans les locaux parisiens de celle-ci.

Un départ et trois arrivées

Il a d’abord confirmé le départ de Frank Bostyn, le Directeur Général de l’école depuis la fusion des ESC de Reims et Rouen. Yves Bénard a tenu à saluer le travail du Belge qui a selon lui contribué à faire de la création de NEOMA une réussite. Un autre secret de Polichinelle a été officialisé à cette occasion : l’arrivée de Sylvie Jean, Après 17 ans passés à l’EDHEC, en lieu et place d’Anne Sophie Courtier. Cette dernière accompagnera madame Jean dans sa prise de fonction en tant que directrice du Programme Grande Ecole, qui surviendra le 15 mai.

Deux autres arrivées sont également à signaler : celle de Charles Waldman, professeur de Marketing diplômé de l’ESSEC et de Harvard, au poste de Directeur Académique des Programmes MBA et Executive MBA, ainsi que celle de Ibtissam Gueddi, qui sera chargée des classements. Cette dernière occupait jusque-là le même poste à l’ESSEC Business School.

 

Un changement de statut pour favoriser l’investissement

NEOMA Business School est depuis sa création sous le statut d’Association Loi de 1901 mais passera sous le statut d’Etablissement d’Enseignement Supérieur Consulaire (EESC) à la rentrée prochaine.

Concrètement, avec ce statut, NEOMA Business School aura la possibilité d’élargir ses sources de financement (actionnariat, emprunt, etc.) et de mener une politique d’investissement plus dynamique pour son développement (recrutement, recherche, etc.). « Mais tout cela uniquement dans une optique d’amélioration de la formation. » rappelle Yves Benard, Président de NEOMA Business School. « En effet, si le statut permet de ne pas être assujetti à l’impôt sur les sociétés, il ne permet pas non plus de distribuer de dividendes. Ainsi, les bénéfices dégagés sont exclusivement investis dans le développement de l’Ecole. »

Le statut d’EESC facilitera également le développement de NEOMA Business School en simplifiant la signature d’accords de toute nature avec d’autres institutions d’enseignement mais aussi avec des entreprises, des mécènes, etc. tout particulièrement auprès d’acteurs étrangers. Le statut d’Association Loi de 1901 est en effet une exception française qui n’est pas nécessairement facilement lisible pour les acteurs d’autres pays.

Il faut préciser qu’avec ce statut, la CCI devra rester majoritaire dans le capital de l’Ecole. Les parts détenus par les actionnaires ne pourront donc pas excéder 49%. Si ces supposés actionnaires ne percevront pas de dividendes, « ils sauront néanmoins trouver un intérêt à investir dans l’Ecole. » juge Yves Bénard.

 

Un passage au statut d’EESC accompagné de projets immobiliers

Le passage au statut d’EESC de NEOMA Business School sera accompagné du lancement d’importants projets immobiliers pour les trois campus. L’objectif étant de doter l’Ecole d’espaces d’accueil et d’enseignement à la hauteur de ses ambitions.

A Reims, l’ambition affichée par l’Ecole est de créer un très grand campus unique. Actuellement, NEOMA dispose de deux campus en périphérie du centre-ville, éloignés de quelques centaines de mètres l’un de l’autre.

A Rouen, il ne devrait a priori y avoir que quelques rénovations.

Enfin, à Paris, NEOMA pourrait quitter ses locaux du 9ème arrondissement, en location, pour devenir propriétaire d’un campus d’une taille supérieure.

Des fonds seront également débloqués pour améliorer la connectivité sur les trois campus. L’Ecole va également se doter d’un système d’information qui va permettre à l’Ecole, entre autres, de suivre ses alumnis plus efficacement après leur diplomation.
« NEOMA Business School va pouvoir continuer à concentrer son énergie et ses investissements sur son développement international, sa transformation numérique ou encore le déploiement de pédagogies innovantes tandis que les CCI vont se charger de gérer ces projets d’envergure et notamment la recherche de financements auprès des collectivités territoriales et partenaires » conclut Yves Benard.