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Interview de Théo, étudiant à l’EDHEC Business School

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Cap sur la charmante ville lilloise avec Théo, qui nous présente son école : l’EDHEC Business School.

 

Avant l’école

J’ai fait une classe prépa ECE au Lycée Marcelin Berthelot à Saint-Maur puis j’ai intégré l’EDHEC en carré, en septembre 2017.

 

Tes notes aux écrits ?

Ça remonte pas mal, donc je serai sûrement approximatif, mais en ce qui concerne les épreuves pour la BCE et plus particulièrement l’EDHEC :

18 en Maths EDHEC, 9 en Maths ESSEC II, 12 en CG ESSEC/EDHEC, 10 en ESH ESCP, 14 en LV1 Espagnol, 12 en LV2 Anglais, 11 en Contraction HEC.

 

Ton oral d’entrée à l’EDHEC ?

J’ai inauguré le fameux nouveau format des oraux EDHEC, à 6 candidats et en trois parties :

– Une présentation de chacun à tour de rôle sur la base d’un mot clé (j’avais eu « paysage ») mais je crois que cette année, il n’y a pas plus de liste des mots rendue publique.

– Une épreuve de « prise de décision » à 6 : une problématique d’entreprise est diffusée, puis nous devons rédiger une solution ensemble, avec une base de données à disposition sur des ordinateurs. Je pense qu’il faut vraiment garder à l’esprit que c’est une épreuve ou l’on avance ensemble et où l’on n’est pas mis les uns contre les autres. N’essayez pas de trop vous faire remarquer mais sachez apporter au groupe au moment opportun, vous pourrez vous démarquer sur la dernière partie.

– Un entretien de personnalité (seul face à un des trois jurés), nécessairement plus court qu’à l’accoutumée (monté néanmoins à 20 minutes au lieu de 15 cette année). Petite particularité : on nous posait des questions en rapport avec la seconde partie (« Un leader s’est-il démarqué ? », « Comment auriez-vous pu aider plus le groupe ? » …). Les réponses viennent assez naturellement.

Avec le recul je me rends compte que j’étais bien trop stressé alors que les jurys étaient vraiment plus là pour nous aider à nous valoriser que pour nous descendre. Respirez un grand coup et pas de panique ! Rien à dire de spécial sur les oraux de langues (classiques) si ce n’est que vous pouvez vraiment y gagner beaucoup de points, mon admission à l’EDHEC s’est faite grâce à mon oral d’espagnol.

 

La vie à L’EDHEC

Les associations

Les associations sont réellement le moteur de la vie étudiante à l’EDHEC, qui est rythmée par les très nombreux événements qu’elles organisent quasiment tous les jours. Il y en a vraiment pour tous les goûts : De l’organisation d’évènements sportifs, culturels (comédie musicale, festivals cinématographiques, musicaux, artistiques…) ou plus « festifs », du service aux entreprises, sans oublier les nombreux projets humanitaires et solidaires…

Il y en a au total 55, donc je ne pourrai malheureusement pas toutes les citer, mais elles sont toutes porteuses de projets incroyables, et je vous invite vraiment à vous renseigner sur celles qui vous intéressent (sur le site de l’école ou lors de vos oraux) !

Le vivier associatif est véritablement ancré dans l’esprit de l’école et au-delà de constituer votre premier pas dans le monde des entreprises (l’expérience associative étant réellement professionnalisante), ce sont des liens très forts et uniques que vous allez tisser avec vos camarades d’asso pendant deux ans. Certes, l’ambiance de l’école tourne principalement autour des associations, mais c’est une véritable richesse dont nous sommes fiers et que vous ne trouverez nulle part ailleurs !

 

Ton ou tes associations ?

Je suis depuis peu président d’Open Up, le Bureau des Internationaux de l’EDHEC. Au sein de l’association, nous avons tous en commun la volonté de rencontrer et partager avec des personnes venant d’une multitude de pays. Chaque année, nous accueillons plus de 400 étudiants internationaux auxquels nous faisons découvrir la culture française mais aussi l’ambiance à la lilloise ! Notre mission est de les intégrer au sein de l’école, et surtout de favoriser l’échange entre internationaux et Français, qui n’est pas toujours spontané. Concrètement, cela passe par l’organisation d’évènements hebdomadaires (soirées à thèmes, après-midi activités, galas…), de voyages au cours de l’année (Amsterdam, Hambourg, Bruges, WEI sur la côte d’Opale…) ou encore d’International Day, journée dédiée à la promotion des cultures étrangères sur le campus. Autant de projets ouverts aux français comme aux internationaux, qui gagnent en ambition chaque année !

 Comment se déroule le processus de renouvellement des assos à l’EDHEC ?

L’intégration se fait à l’issue d’une période de recrutements d’un mois (septembre), sur 2 à 3 tours d’entretiens selon les assos. Il n’y a pas de listes comme dans les autres écoles. Vous ne serez de plus pas perdus en arrivant puisque différents moyens sont mis en œuvre pour faire connaitre chaque asso : Forum, présentations successives en amphi, distribution de trombinoscopes…

 

Les stages en 1A ?

À la fin de la première année, nous devons effectuer un premier stage de 8 à 13 semaines, en France ou à l’étranger. Nous sommes libres de trouver une entreprise qui nous convient, même si le Career Center publie aussi des offres de stage pour nous aider.

Pour ma part j’ai trouvé un stage dans une agence de séjours linguistiques sur Paris, en épluchant les sites d’annonces spécialisés.

 

Quid de la vie extra-scolaire, de la ville ?

Au niveau des activités, le campus (qui est énorme) offre la possibilité de pratiquer de nombreux sports sans trop se prendre la tête. Piscine, gymnase, salle de muscu, de danse… tout y est et les infrastructures sont de qualité. En plus de ça, beaucoup d’associations à thème organisent régulièrement des activités qui sortent un peu de l’ordinaire : cours de cuisine, laser game sur le campus, Rap contenders… Vous n’aurez pas le temps de vous ennuyer !

Bien que le campus se situe à Roubaix, nous habitons pour la plupart Lille, car c’est ici que la vie étudiante bat son plein ! Étant originaire de banlieue parisienne je me rappelle avoir été impressionné par le volume d’étudiant dans la ville, et aussi de bars, soit dit en passant. On en oublie (presque) la pluie tant la ville est animée. Les soirées organisées par les assos sont nombreuses et régulières tandis que l’on peut trouver tout style de boites (techno, commercial, années 80…) même si les EDHEC se rejoignent le plus souvent au Snook.

 

Le prix

45000€ sur 4 ans, c’est beaucoup. L’EDHEC nous aide tout de même pas mal en accordant des bourses (3000€) sur critères sociaux, renouvelables pour l’année suivante (si les résultats académiques suivent haha). L’école propose aussi des prêts à 0% qu’elle fournit elle-même.

 

En 5 lignes, pourquoi l’EDHEC et pas une autre ?

Au-delà du réseau Alumni qui est puissant (surtout si vous voulez bosser dans la finance), il y a l’orientation internationale qui est réellement prononcée : les universités étrangères partenaires sont nombreuses et on a la possibilité de partir dès la première année en échange. Enfin bien évidemment pour sa vie étudiante qui est unique et géniale même si elle souffre d’une mauvaise image (je trouve). Je cite une autre interview : il faut vraiment « la vivre pour la comprendre ».

 

Quelle est la fierté de l’école ?

Je pourrais parler de la filière Finance qui a grimpé en flèche dans les classements (Financial Times 😉 ) mais je pense que la plus grande fierté de l’école est son tissu associatif et la portée qu’ont aujourd’hui nos projets : CCE, OJO, Chti… Certains sont très reconnus ! En tout cas je pense parler au nom d’un bon nombre d’étudiants EDHEC en disant que notre fierté à nous, ce sont les associations.

 

Ton plus beau souvenir à l’EDHEC ?

Il y en a beaucoup, d’autant plus que j’ai énormément voyagé cette année ! Je dirais tout de même le week-end de clôture de la Course Croisière EDHEC que j’ai passé avec 4 de mes potes.

 

Puisque rien n’est parfait, un défaut ?

Ça n’engage que moi mais je trouve que la volonté de l’école de nous faire travailler en groupe s’exprime parfois de manière maladroite, avec des travaux de groupes enrichissants d’une part et d’autres qui nous coûtent beaucoup de temps sans nous apporter beaucoup. Cela rend plus difficile la conciliation du travail académique et du travail associatif, or c’est justement de par l’expérience associative que nous apprenons le mieux à travailler en groupe.

 

Interview réalisée par Antoine Donnay