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Interview d’Alix, étudiante à ESCP Europe (2018)

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Cap aujourd’hui sur la seule école à la fois parisienne et profondément européenne : ESCP Europe !

Alix Stephann est étudiante en L3 à ESCP Europe. Elle a fait deux ans d’ECS à Louis-le-Grand.

 

Avant l’école

Tes notes aux écrits ?

J’avais eu des notes assez homogènes, finalement : 13 en HGGMC ESCP, 14 en philo HEC, 14 en maths I HEC et en Allemand LV2, mais j’avais eu un petit 17 en Anglais et un 18 en synthèse qui ont bien remonté ma moyenne ! Donc pas de grosse désillusion, mais pas de coup d’éclat dans une matière fortement coefficientée. Finalement, je m’y attendais un peu, cela correspond à mon profil.

 

Ton oral d’entrée à l’ESCP ?

Tous mes oraux sauf celui de maths se sont bien passés ! Pour les maths, c’était vraiment plus compliqué que ce à quoi je m’attendais, sur la partie du programme que j’aimais le moins : l’algèbre. J’ai vraiment eu l’impression de passer complètement à côté, mais finalement j’ai eu 10. Donc je pense qu’ils font preuve d’une relative clémence lorsque l’exercice est très dur, il ne faut pas s’en faire !

En allemand et anglais, j’ai eu respectivement 15 et 14. Le sujet était un peu étrange en allemand, ça n’avait pas trop de rapport avec ce qu’on avait vu en civilisation, comme souvent en oral de LV2. J’ai eu un sujet sur le retour en force des vinyles et autres objets vintage. Par contre le sujet d’anglais était plutôt attendu, un article à propos des débuts de Donald Trump comme président.

Pour l’entretien, il n’y a pas eu de grosse surprise, ça restait assez classique dans les questions et le jury était plutôt bienveillant.

En ce qui concerne l’ambiance, j’avais un petit présupposé négatif sur l’ambiance de l’ESCP, mais l’ambiance aux oraux m’a fait changer d’avis ! Les gens étaient très ouverts et sympas, et l’amphi était cool : les informations sur l’école pouvaient même aider pour les entretiens !

 

La vie à l’ESCP

Les associations

A l’ESCP Europe, l’investissement dans les assos est assez libre : ceux qui souhaitent s’investir ne sont pas limités à une seule association, et il est possible de ne pas s’investir pour ceux qui n’en ont pas envie. La cinquantaine d’assos permet un vaste choix, pour convenir au goût de chacun. La plupart des assos sont actives : les gens qui s’investissent dans beaucoup d’assos sont surtout des passionnés, et la possibilité de cumuler ne semble pas réellement nuire à l’activité des assos.

3 assos emblématiques : le BDE, qui organise toute la vie étudiante, le Quatter, qui est le bar de l’école, et Star Trek, qui organise un trek début mai, et qui a battu un record de candidats cette année ! On peut aussi ajouter l’association sportive qui coordonne les différentes équipes et propose des cours dans diverses disciplines.

 

Ton ou tes associations ?

Je suis à Lifeshots, l’association de photos de l’ESCP. On couvre les événements des différentes assos de l’école : des conférences Tribunes, au défilé de Runway (l’asso de mode), en passant par les spectacles de la CoMu (comédie musicale) et d’ArtManiac (théâtre) ! On s’occupe aussi d’organiser des journées où on fait des photos pour le CV des étudiants gratuitement. L’année prochaine, l’association va se regrouper avec SCEP Invaders (asso digitale) pour former la Créa.

Je suis aussi membre d’Alter’Actions, une asso inter-écoles (de commerce et d’ingénieurs) qui effectue des missions de conseil solidaire sur une période d’un semestre environ.

Comment se déroule le processus de renouvellement des assos à l’ESCP ?

A l’ESCP, comme on change souvent de campus en M1, un noyau dur du bureau reste à Paris le premier semestre pour s’occuper de la transition avec les nouveaux L3, afin que le recrutement se passe bien. À partir du second semestre de L3, au départ des membres de l’ancien bureau, on peut déjà s’émanciper et réellement avoir des responsabilités dans les assos. Sinon, le recrutement est classique, à base d’apéros de recrutement dans les locaux de celles-ci, puis chaque asso gère de son côté son recrutement, avec le plus souvent un entretien d’entrée.

 

Les stages en 1A ?

A la fin de la première année, on est censés faire au minimum 8 semaines de stage de prémaster, qu’on doit trouver nous-mêmes (on peut éventuellement se servir du réseau d’alumni de l’école). Mais la plupart des gens font plutôt 3 voire 4 mois de stage, ce qui est possible parce que les partiels de fin d’année sont fin avril. Même si c’est assez stressant, tout le monde à l’ESCP finit par trouver ! On peut également opter pour une mission humanitaire qui permet aussi de valider l’expérience professionnelle requise (l’asso Rue des Enfants en organise dans plusieurs pays comme les Philippines, le Pérou ou le Togo).

 

Quid de la vie extra-scolaire, de la ville ?

La ville ? Tu veux dire Paris ? On est la seule vraie parisienne, ai-je besoin de le mentionner ? C’est le vrai gros avantage de l’ESCP, on est au centre de Paris et on plaint nos potes à Jouy ! Le quartier est assez jeune et étudiant, et les soirées au Quatter se poursuivent bien souvent dans les nombreux bars alentour. Cette situation géographique efface vraiment le désagrément de ne pas être sur un grand campus. Et il est facile de profiter de l’offre culturelle qu’il y a à Paris grâce à la billetterie du BDA !

 

Le prix

Ça passe moins bien, cette question… Cette année c’était 14.400€ par an, et les frais devraient atteindre 15.800€ par an à terme, donc ça va continuer à augmenter par paliers dans les prochaines années jusqu’à atteindre ce montant. Mais bon, c’est classique pour une ESC… et bien-sûr on n’a aucun problème pour trouver un prêt à bas taux (les banques viennent nous chercher sur le campus en début d’année pour nous en proposer) et pour les années de master il est possible de s’inscrire en apprentissage, ce qui permet non seulement de ne pas payer ses frais de scolarité mais aussi de recevoir un salaire tous les mois.

 

En 5 lignes, pourquoi l’ESCP et pas une autre ?

Pour les campus et l’international ! Clairement, on peut faire toute sa scolarité sans jamais mettre le pied en France ! En première année, on peut faire le choix d’aller à Turin, en deuxième année on peut aller dans 2 campus étrangers différents, et en dernière année, on peut aussi être à l’étranger en faisant un échange ou un double-diplôme. La seule règle à respecter : pas plus de 2 semestres par campus à partir du M1 !

 

Quelle est la fierté de l’école ?

L’esprit européen, les 6 campus, et le fait d’être la plus vieille école de commerce du monde !

 

Ton plus beau souvenir à l’ESCP ?

Les moments de partage lors des goûters organisés pour la mission humanitaire Togo, qui constitue mon stage de prémaster, et les sorties photo dans Paris avec Lifeshots.

 

Puisque rien n’est parfait, un défaut à l’ESCP ?

Les cours sont parfois un peu théoriques, même si les stages sont là pour ajouter le côté pratique, et le besoin de se déplacer pour faire du sport !