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Le Figaro étudiant dévoile son classement 2018 des écoles de commerce

Le Figaro étudiant dévoile son classement 2018 des écoles de commerce

C’est un des palmarès les plus scrutés par les étudiants et les écoles : le classement des écoles de commerce Le Figaro étudiant 2018 vient tout juste de paraître.

 

Un classement toujours aussi opaque

Parmi les quelques médias qui se risquent à hiérarchiser annuellement les écoles de management, on peut relever une certaine opacité quant aux critères qui permettent à ces derniers d’établir leur classement. Celui du Figaro étudiant ne fait certainement pas exception : sur leur site internet, on peut ainsi lire que les écoles qui figurent dans ce palmarès ont toutes le grade de Master (jusque là, pas de problème) et que par ailleurs les critères de classement sont subdivisés selon trois indicateurs : l’excellence académique, le rayonnement international et les relations entre lesdites écoles et les entreprises. Le Figaro explicite par la suite chacun des indicateurs de manière succincte :

 

IndicateursCritères
Excellence académique- nombre d'articles parus dans les meilleures revues académiques
- accréditations internationales (EQUIS, AACSB, AMBA-MBM, Epas)
- durée d'attribution du visa et du grade de Master
- adhésion à la Conférence des Grandes Ecoles
- doubles-diplômes proposés avec des établissements français
- le rang SIGEM (post-prépas uniquement)
- taux d'encadrement des étudiants
Rayonnement international- doubles-diplômes proposés avec des établissements étrangers
- durée minimum des études et des stages à l'étranger
- possibilité de suivre le cursus en anglais
- rang de l'école dans les classements internationaux (FT, QS, Shanghai)
Relations avec les entreprises- pourcentage d'étudiants en alternance
- durée minimum des périodes de stage
- présence d'une J.E. et son chiffre d'affaires
- avis de 41 entreprises françaises

 

Si les aspects retenus sont en soi pertinents, le détail de la méthodologie ne dit rien sur la manière dont ceux-ci sont utilisés pour établir le classement. Elle ne fait d’abord aucune mention des pondérations de ces critères dans le ranking final. Faut-il en conclure que tous les critères se valent ? Que le salaire à la sortie des étudiants compte tout autant que le nombre de publications d’enseignants-chercheurs dans les meilleures revues mondiales ?

Le lien entre les indicateurs choisis et leur correspondance chiffré est également assez confus. Par exemple, les concepteurs du classement – dont une membre de la JE de l’ENSAE – précisent qu’ils ont pris en compte le pourcentage d’alternants au sein des écoles. Certes, mais quel était le taux idéal pour figurer au mieux dans celui-ci : 30% ? 70% ? 90%?…

Pour les données déjà chiffrées, comme par exemple le chiffre d’affaires des J.E., nulle trace non plus de critères de hiérarchisation : est-ce que les écoles sont ordonnées dans l’ordre décroissant des volumes d’affaires de leur J.E. ou bien y’a-t-il des seuils successifs de CA qui correspondent à une certaine note ?

 

Un classement d’écoles est forcément subjectif

Dans tous les cas, un classement est forcément teinté de subjectivité et suppose certains partis-pris des concepteurs. Par exemple, pour le dernier critère mentionné ci-dessus : si l’on opte pour un classement en fonction des chiffres d’affaires, cela gomme les écarts entre les écoles (le fait qu’il y ait un euro ou mille euros d’écart de chiffre d’affaires entre les J.E. de deux écoles adjacentes dans le classement ne serait pas pris en compte). A l’inverse, si on attribue des notes par tranche de chiffre d’affaires, cela crée des effets de seuil forcément arbitraires.

Plus généralement, les écoles de sont pas des institutions tout à fait similaires qui ne diffèrent que par leur niveau intrinsèque et celui de leurs alumni : il y a en fait un classement pour chaque étudiant, parce que celui-ci n’aura pas les mêmes aspirations et ne cherchera donc pas les mêmes opportunités qu’un autre. Le classement du Financial Times, s’il est ainsi subjectif, a au moins le mérite de donner certaines clés de lecture pour ceux qui se donnent la peine de s’y pencher sérieusement.

Voilà pourquoi les classements qui ne détaillent pas leur méthodologie ne sont finalement pas très lisibles, et donc très peu utiles pour faire un choix judicieux… On vous laisse néanmoins apprécier le palmarès de cette année :

 

Rang 2018EcoleProgression / régression 2017
1HEC=
2ESSEC=
3ESCP Europe=
4emlyon bs=
5EDHEC=
5Grenoble EM=
7Audencia+1
8SKEMA+3
9Iéseg-2
10KEDGE=
11NEOMA+3
12Toulouse BS-3
13Essca=
14Rennes SB-2
15EM Normandie=
16Burgundy SB=
17ICN+3
18Montpellier BS=
19Télécom EM+1
20EM Strasbourg-3
21ESC La Rochelle-2
22ESC Clermont=
23ISC +11
24PSB+2
25ICD-3
26EDC-2
27EMLV+10
28Istec+7
29Ipag-4
30ESCE+6
31EBS-3
32Esdes-1
33Inseec-6
34Idrac+4
35ISG-2
36ESC Troyes-7
37ESC Pau-5
38Brest BS-8

 

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Fondateur du groupe Up2School (Business-Cool, Major-Prépa et Forum-Commerce) et étudiant à NEOMA BS.

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