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Les étudiants de SKEMA BS pourront partir à l’étranger en pré-master dès la rentrée prochaine

Les étudiants de SKEMA BS pourront partir à l’étranger en pré-master dès la rentrée prochaine

Ce mardi, SKEMA BS a tenu une conférence de presse dans les locaux du Village by CA, dans le 8ème arrondissement de Paris. Alice Guilhon, Directrice Générale de l’école, a profité de l’occasion pour tirer un premier bilan de la rentrée. Surtout, elle a fait le point à mi-parcours quant au plan stratégique quinquennal de l’école, initié en 2015.

 

SKEMA BS, une école « glocale »

Alice Guilhon l’assure, la fusion opérée il y a maintenant huit ans entre l’ESC Lille et le CERAM résulte moins d’une logique d’économie d’échelle que d’une volonté de créer ex nihilo une institution en adéquation avec le monde professionnel contemporain ; « Là où il y a un besoin spécifique, SKEMA tente d’y répondre ». L’objectif affiché est d’offrir aux étudiants un terrain de jeu mondial, dans lequel ces derniers peuvent s’imprégner des spécificités locales au gré de leurs envies grâce aux campus étrangers de l’école : « Penser à Sophia, incubé à Raleigh, et développé à Suzhou ».

Afin de rendre cette réalité toujours plus concrète, SKEMA offrira dès la rentrée prochaine à ses étudiants en pré-master un parcours à la carte, « SKEMA 6X6 ». Il permettra à ces derniers de changer librement de campus chaque semestre de leur scolarité et ce à partir de leur deuxième semestre au sein de l’école (ce qui correspond à janvier 2019 pour le premier millésime). Il n’y aura a priori pas de restriction, « à condition que tous les étudiants ne choisissent pas le même campus au même moment » assure Patrice Houdayer, directeur des programmes de l’école.

La direction de l’école promet par ailleurs de faire en sorte que la vie associative se structure très rapidement sur tous les campus étrangers de l’école, afin de permettre aux étudiants qui choisissent de partir précocement à l’international de vivre une expérience étudiante pleinement épanouissante.

 

Un modèle atypique, contesté mais assumé

Alice Guilhon est également revenue sur la pérennité du modèle académique de l’école, parfois remise en cause par certains acteurs de l’écosystème. « Nous nous sommes implantés au cœur des technopôles de chacun des Etats qui accueillent un campus SKEMA, ce qui permet aux étudiants de se trouver au centre névralgique de l’innovation mondiale. ». Sur le plan financier, l’école assure également que chaque campus a vocation à être autonome au bout de cinq années maximum, ce qui est d’ores-et-déjà le cas pour Raleigh et Suzhou. Forte d’un chiffre d’affaires qui dépasse les 80 millions d’euros cette année, SKEMA compte atteindre la barre symbolique des 100 millions d’euros en 2020 ; un objectif jugé « ambitieux mais raisonnable » par la direction. Quant à ceux qui estiment que les campus internationaux de SKEMA ne sont que des répliques à l’étranger d’un entre-soi français, Alice Guilhon de rétorquer « notre modèle est celui d’une école d’envergure mondiale, basée – pour le moment – en France. Toutes nos structures à l’étranger sont créées ad hoc sans être affiliées à un acteur local. Dès lors, SKEMA est aussi une insitution brésilienne, américaine et chinoise. Quand on parle du campus de Suzhou, qui représentent les étrangers : les Français ou les Chinois ? La question mérite d’être posée, car on change de référentiel. » avant de préciser que la proportion d’étudiants français sur les campus étrangers diminue année après année.

SKEMA a par ailleurs débloqué une enveloppe de 25 millions d’euros pour améliorer la connectivité sur ses différents sites afin de développer les synergies entre les campus.

 

L’Afrique comme prochain Eldorado

SKEMA compte ainsi poursuivre sur sa lancée et s’implanter également en Afrique même si, de l’aveu même de sa Directrice Générale, il est difficile de trouver le pays idoine pour accueillir un campus sur ce continent. Selon toute vraisemblance, la décision de création d’un campus africain devrait être entérinée avant 2020, dans la mesure où l’école se donne pour objectif d’une ouverture tous les cinq ans.

 

Une refonte de la recherche académique

L’autre chantier initié par l’école consiste en la restructuration de son unité de recherche selon trois « Académies » : digitalisation, innovation et globalisation. Cette nouvelle organisation vise à décloisonner la recherche académique de l’école afin de jeter des ponts entre les disciplines et produire des articles hybrides, davantage en phase avec la réalité actuelle du monde de l’entreprise.

Après avoir recruté Florencio Lopez-de-Silanes, l’un des enseignants-chercheurs les plus influents du monde en finance, SKEMA assure également vouloir recruter quatre ou cinq profils du même niveau. Toujours selon Alice Guilhon, le coup important de tels recrutements se justifie par l’obligation des top écoles de commerce à produire de la recherche innovante et pertinente au service des parties prenantes qui gravitent autour de l’école, notamment les entreprises. Par ailleurs, cette recherche de haut niveau doit selon elle bénéficier aux étudiants ; c’est ainsi que Florencio Lopez vulgarise ses travaux à l’occasion d’interventions devant les étudiants de SKEMA, en présentiel ou en visio.

 

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Fondateur du groupe Up2School (Business-Cool, Major-Prépa et Forum-Commerce) et étudiant à NEOMA BS.

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