La semaine passée, l’école de management de Strasbourg a annoncé un partenariat inédit sur la forme avec un des acteurs français majeurs du crowdfunding (ou financement participatif), la société KissKissBankBank. Adrien Aumont, co-fondateur de la start-up récemment rachetée par La Banque Postale, était présent au côté du DG de l’EM Strasbourg Herbert Castéran pour annoncer la mise en place de ce dispositif devant la presse.

 

“Tout projet en lien avec l’école ou le projet professionnel des étudiants”

Concrètement, les étudiants de l’école strasbourgroise pourront faire financer leur projet – du financement de leurs études au lancement de leur start-up – sans avoir à payer les 8% de commission demandés par la plateforme si la collecte de fonds s’avère être un succès. Ces étudiants bénéficieront également d’une formation gratuite au sein de l’école afin d’apprendre en amont à se servir efficacement de la plateforme et à rendre leur projet attractif.

 

Entrepreneuriat, égalité des chances et lien avec les alumni

L’EM Strasbourg espère ainsi “créer des vocations”, notamment parmi les entrepreneurs en herbe. Plus généralement, ce dispositif a pour ambition de permettre aux étudiants les plus modestes de réaliser des projets d’envergure : “Avant la création des plateformes de financement participatif, les étudiants n’avaient pas vraiment de moyen de trouver des financements pour un projet. Le but de ce partenariat est donc d’ouvrir le champ des possibles” se félicite Adrien Aumont. “C’est aussi un partenariat qui vient corroborer notre engagement pour l’égalité des chances parmi nos étudiants, qui est une des valeurs structurantes de notre école” renchérit Herbert Castéran.

A l’heure actuelle, l’école s’est engagée à financer l’ensemble des projets étudiants de l’école, avec un budget maximum alloué qui s’élèvre à 125 000 euros. Ce chiffre pourrait être amené à évoluer selon le succès que rencontre le partenariat. Elle espère également que les diplômés de l’école se mobiliseront et mettront la main au portefeuille pour aider au développement des projets des plus jeunes.

Du côté de la plateforme de financement qui entend s’imposer auprès des étudiants comme une alternative crédible à la levée de fonds, ce partenariat ouvre la boite de Pandore : “Je suis sûr que cette collaboration va initier un engouement des établissements du Supérieur et que d’autres écoles suivront” promet Adrien Aumont.