Tu sais que tu veux faire des études de management mais tu ne sais pas vraiment quel parcours est adapté à ta situation ? Et entre MBA, BBA, Bachelor, PGE, tu ne sais plus vraiment où donner de la tête ?

On te propose de découvrir une à une les diplômes des écoles de commerce française.

 

 

Les formations post-bac

1. Le Bachelor

Tout droit inspiré des formations éponymes anglo-saxonnes, le Bachelor attire de plus en plus d’étudiants. Ce terme désigne un parcours post-bac de 3 ans et regroupe aussi bien des cursus recrutant juste après le bac que les formations d’un an qui nécessitent d’avoir eu, au préalable, un équivalent bac+2.

Même si de nombreux Bachelor sont inscrits au répertoire RNCP, certaines formations restent non reconnues par l’Etat. Il faudra donc se montrer vigilant lors du choix de son école. Les sortants de formations de qualité peuvent, quant à eux, prétendre à une bonne insertion professionnelle.

 

2. Le BBA, Bachelor appliqué aux écoles de commerce

Plus spécifique aux écoles de commerce le BBA, ou Bachelor in Business Administration, est un parcours en quatre ans. L’accès se fait bien souvent sur concours, ou sur dossier, durant l’année du bac. Dès 2019 et 2020, les écoles de management membres de la CGE proposeront leurs formations sur Parcoursup.

Très axée pratique (avec de longues périodes de stage) et international, cette formation prépare tout autant à la vie active qu’à la poursuite d’étude. La moitié des étudiants décident de poursuivre par un M1 à l’université, ou par un Master en école de commerce.

 

 

Le plus connu : le PGE

L’entrée peut tout autant se faire via une classe préparatoire (avec les concours BCE et Ecricome), que via l’université (dans ce cas là, on parle d’admission parallèles) ou un BTS. Ce programme délivre le fameux Master in Management, si souvent scruté au sein des classements des écoles de commerce.

Cette formation accessible après un bac+2 est plus courte que le BBA (3 ans) mais prépare un diplôme bac+5. Généralement, les étudiants optent très souvent pour une césure, qui rallonge leur cursus d’au moins six mois et en moyenne un an.

Le programme est composé d’un tronc commun, de périodes d’expériences professionnelles mais aussi d’un échange académique. Plutôt flexible, le PGE s’adapte aux envies de chacun : entre apprentissage, parcours spécifiques (CFA), engagement au sein d’une association, découverte de nouveaux pays etc., il y en a pour tous les goûts. Il se termine par une spécialisation (souvent un an, en M2) clôturée par un stage de fin d’étude.

Côté financement, les trois ans de formation ont coûté aux intégrés 2018 entre 19 650€ et 47 400€. Encore une fois, dans la jungle des écoles de commerce, on veille à en choisir une de confiance, qui délivre un diplôme reconnu. Chaque école ayant sa spécificité, on pourra aussi se décider en fonction des spécialisations et double-diplômes proposés.

 

 

Les programmes post-graduate

Dans cette section, nous allons évoquer des programmes que l’on peut effectuer après l’obtention d’un bac+5 ou en parallèle pour certains étudiants de PGE qui souhaitent doubler leurs diplômes. Ce sont des programmes assez courts (1-2 ans) qui visent a acquérir des compétences plus pointues.

 

1. MS ou Mastère Spécialisé

Gage de sécurité, ce label a été créé tout spécialement par la CGE pour les Grandes Ecoles. Ces formations sont avant tout reconnues sur le sol français même s’il en existe dispensées en anglais, plus axée pour les étudiants étrangers. Il délivre un équivalent bac+6.

Pour les étudiants en PGE, ces MS peuvent faire office de “double spécialisation” ou spécialisation encore plus poussée. En effet, ces formations sont proposées afin de répondre à des besoins précis et se focalisent sur un secteur ou un métier en particulier. Le Mastère Spécialisé viendra compléter une formation initiale de niveau bac+5. Dans certains cas, l’alternance (en contrat de professionnalisation) peut même être proposée.

Pour ces Mastères Spécialisés, les écoles recrutent uniquement sur dossier. Elles recherchent avant tout des personnes motivées, qui sont prêtes à passer épreuves écrites et orales pour postuler.

Consulter la liste de tous les MS

 

2. Le pendant international du MS : le MSc

Très similaire au MS, le Master of Science a la particularité d’être enseigné en anglais. Il a donc vocation à attirer davantage d’étrangers au sein des Business Schools françaises. Pour les étudiants français qui souhaitent s’exporter, ce label sera plus parlant pour les recruteurs internationaux.

Autre différence : le recrutement se fait cette fois après un bac+3 ou bac+4. Et la durée minimum de formation est de 450h soit 100h de plus qu’un Mastère Spécialisé.

Pour l’admission, un très bon niveau d’anglais sera demandé, il faut donc se préparer à présenter ses résultats aux examens du TOEIC, IELTS ou TOEFL, en fonction de l’école.

Cette dénomination étant elle aussi déposée à l’INPI par la CGE, vous pouvez consulter l’ensemble des MSc sur le site de la Conférence des Grandes Ecoles.

 

La poursuite ou reprise d’études

1. Une formation complémentaire pour les profils techniques : le MBA

Auparavant réservé aux profils ingénieurs souhaitant acquérir des connaissances en management, le MBA s’adresse aujourd’hui à des professionnels souhaitant reprendre leurs études après un passage par le monde de l’entreprise.

Ainsi, les personnes ayant déjà un master en management n’y verront aucune utilité. Au contraire, les deux profils suivants sont susceptibles d’être intéressés par cette offre :

  • Des Bachelors désireux de parfaire leurs connaissances et obtenir de nouvelles responsabilités ;
  • Des personnes de différentes filières qui veulent découvrir le monde du management.

Les MBA se divisent en deux offres distinctes : tout d’abord les MBA classiques, pour des professionnels ayant 3 à 5 ans d’ancienneté, mais aussi des Executive MBA qui visent les cadres (10-15 ans) aspirant à des postes plus prestigieux.

En effet, cette formation est souvent vue comme un accélérateur de carrière. Elle est accessible en full ou part-time. Dans ce dernier cas, la période d’étude sera rallongée et il faudra compter en moyenne 2 à 3 ans d’étude. Concernant l’école, il faudra veiller à en choisir une de qualité, car certaines formations qui n’obtiennent pas les labels MS et MSc sont souvent renommées en MBA mais coûtent tout aussi cher. A titre d’exemple, le MBA de KEDGE en partenariat avec la Shanghai Jiao Tong University, coûte 39 000€ pour une scolarité de 18 à 45 mois (selon le programme choisi).

 

2. A la recherche du Bac+8 en école de commerce : le PhD

Les Business Schools, tout comme les universités, proposent aux diplômés de Master de poursuivre leurs études par une thèse. Pourquoi ce programme est-il si peu connu ? Tout simplement parce qu’il ne concerne qu’une infime proportion des diplômés bac+5 en management (seulement 0,2% d’entre eux poursuivent leurs études par un PhD).

Alors qu’un master en management offrira un côté très pratique, et une très bonne insertion professionnelle, le doctorat prépare plus volontiers aux métiers de l’enseignement en proposant d’acquérir une expertise dans un domaine spécifique. Certains s’orientent également vers des missions de conseil ou de recherche, dans le public comme le privé.

Les promotions de doctorants sont souvent petites et attirent beaucoup d’étudiants étrangers, ce pourquoi les écoles françaises ne font pas forcément de publicité pour leur PhD sur le sol français.

 

3. Le DBA ou la thèse pour les professionnels

Et faire un thèse tout en continuant à travailler ? Mission impossible sans le Doctorate in Business Administration. Cette formation change la donne puisqu’elle permet aux actifs qui souhaitent mener une thèse de participer à des cours, tout en étant en poste en entreprise. Elle diffère d’un doctorat car elle délivre un diplôme professionnel. Ces thèses là seront plus axées sur la pratique et enrichie par les expériences des auteurs, elles donneront lieu à des publications de cas ou d’articles dans des revues spécialisées.

Ce programme s’adresse non pas directement aux étudiants tout juste diplômés mais à ceux qui ont minimum cinq ans d’ancienneté. Il est très exigeant puisqu’il nécessite de travailler soirs et weekends durant au minimum trois ans.

 

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