Les années de césure, bien qu’elles ne se déroulent pas au sein des écoles, font partie intégrantes de l’expérience étudiante. La majorité de tes potes vont en faire, car c’est un excellent moyen d’enrichir ton CV, tout en faisant ce qu’il te plaît.

 

Césure, les modalités et pré-requis

La césure se déroule bien souvent entre le M1 et le M2. Durant une année (globalement entre 6 et 18 mois) et moyennant quelques centaines d’euros frais de scolarité, les écoles te laisseront carte blanche. Quelques écoles (comme HEC) proposent même un format de “double-césure” pour les étudiants motivés.

L’idée n’est pas de partir vers l’inconnu ou de chiller au bord de la plage. Une année de césure se doit d’être un projet réfléchi, sous peine de ne pas pouvoir en tirer tout son potentiel. Business Cool te donne quelques pistes, pour que tu puisses toi aussi te construire un projet en adéquation avec ton parcours !

 

Qu’est ce que je vais bien pouvoir faire durant 12 mois ?

On reste classique : Les stages en entreprise.

Bien souvent, les étudiants choisissent d’effectuer deux stages de six mois. Cela leur permet d’enrichir leur CV mais aussi de tester différentes secteurs. Pour d’autre, ces stages permettront de se façonner un parcours cohérent ou de se réorienter, s’ils visent un domaine en particulier.

Cette formule est particulièrement adaptée à celles et ceux qui hésitent à faire une année de césure car ils souhaitent se lancer rapidement dans le monde professionnel. Certes, un stage n’est pas comparable à un CDI ou un CDD, mais l’avantage qu’offre la césure, c’est qu’on peut plus facilement se tromper, puis réessayer, avant de se lancer pour de bon. Et puis douze mois en dehors de l’école, ça change aussi les idées, et on revient en forme pour attaquer l’année de spécialisation !

Sous une autre forme que le stage, on peut opter pour un V.I.E. puisque certains d’entre eux ne requièrent aucun diplôme !

 

La création de start-up

Il n’est pas rare que des étudiants en école de commerce profitent de cette période pour monter leur entreprise. Bien souvent, ce sont des personnes qui ont déjà un projet : soit simplement une idée (parfois développée lors d’un brainstorming en école), soit déjà une petite réalisation qu’ils souhaitent faire monter en puissance.

L’idéal est de coupler cette création avec l’intégration d’un incubateur. Chaque école a le sien, qui pourra te donner quelques conseils et t’épauler tout au long de cette expérience.

Mais attention, même si tu seras – très certainement- devenu un chef d’entreprise chevronné à la fin de ta césure, il faudra tout de même veiller à reprendre les études ! Pas si simple de gérer cours et entreprise…

 

Développer un projet personnel

Qui n’a jamais rêvé de se consacrer à sa passion ? Ou à une cause qui lui tenait à cœur ? Avec un projet qui tient la route, les écoles sont souvent partantes pour t’accompagner dans tes projets et te laisser le temps d’une césure pour les développer. Attention tout de même, cela reste une interruption d’études qui doit être bénéfique d’un point de vue professionnel. C’est pourquoi certaines écoles seront très regardantes concernant les projets proposés et risquent de les refuser !

Des exemples :

 

Le choix studieux : préparer des concours ou se concentrer sur d’autres cours

Pour ceux qui souhaitent se réorienter vers un autre domaine, une année de césure permet de commencer tout doucement la transition, sans pour autant faire une croix sur l’école de commerce ! Par exemple, il est possible de passer les examens de licence ou un M1 lors d’une année de césure et, par la suite, continuer les deux cursus en parallèle, s’il est possible d’opter pour des cours à distance ou un parcours aménagé.

Cette option est aussi envisageable pour ceux qui souhaitent acquérir de nouvelles compétences, ou préparer un concours en vue d’une poursuite d’études.

 

On en profite pour s’engager dans le social ou l’humanitaire

En école de commerce, de nombreuses associations proposent de courtes missions humanitaires. Néanmoins, si tu es très motivé, il ne tient qu’à toi de présenter à ta scolarité un projet béton pour le faire sur une année entière. Pour cela, il va très certainement falloir t’entourer d’associations, ou d’en créer une !

Si tu es déjà membre d’une association, tu peux t’y consacrer entièrement sous réserve de l’accord de l’administration. Mais saches que si c’est pour une association de l’école, il existe très certainement un programme adapté : dans son interview, Violaine Demissy, Présidente du Viking présente le PEA (parcours entreprenariat-associatif) de NEOMA BS.

Et si tu ne veux pas te lancer dans une recherche fastidieuse de partenaire, il est aussi possible d’opter pour une solution toute prête : le service civique. Entre six et douze mois, avec un minimum de 24h par semaine, ces missions d’intérêt général ont l’avantage de t’apporter une petite compensation : 580€/mois.

 

A la découverte de nouveaux horizons (et accessoirement une opportunité de devenir fluent)

Cette dernière option est bien évidemment cumulable avec certaines précédemment citées. Et il n’est pas rare de voir les étudiants partir pendant toute leur césure ou sur un semestre. C’est l’occasion pour toi de découvrir un pays dont tu rêves, si tu ne l’as toujours pas fait durant ton échange académique !

Pour ceux qui ont encore un niveau bancal en anglais, pourquoi pas profiter de la césure pour pratiquer la langue ? De même, si tu envisages de commencer ta carrière à l’étranger, une ou plusieurs expériences à l’international sur le CV, cela ne peut pas faire de mal !