À quoi sert la certification Chartered Financial Analyst (CFA) et comment l’obtenir ? Cet article a vocation à répondre à ces deux questions.

 

D’abord, qu’est-ce que le CFA ?

Le titre de Chartered Financial Analyst est un diplôme délivré par un organisme américain privé, le CFA Institute. D’abord reconnu uniquement en Amérique du Nord, il devient mondialement reconnu dans les années 1990-2000. Le CFA certifie notamment l’excellence de ses détenteurs en analyse financière. Il se divise en trois niveaux, communément appelés CFA I, CFA II et CFA III. Il s’adresse généralement aux étudiants (pour le niveau I) et à de jeunes actifs pour les niveaux II et III, qui comptent bien entendu faire carrière dans le secteur de la finance.

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Comment obtenir le CFA ?

Chaque année, il y a deux examens organisés pour le CFA I (en janvier et en juin) et un seul pour le CFA II et le CFA III (en juin uniquement). Les examens ont lieu le même jour dans toutes les villes où il est possible de les passer à travers le monde. Les deux premiers niveaux sont uniquement des QCM : pour chaque question, les candidats ont le choix entre trois réponses possibles. Quant au niveau trois, il comporte des QCM mais également une partie « essay » avec des questions ouvertes.

Il va de soi que l’examen des différents niveaux du CFA est exclusivement en anglais : une bonne maîtrise de la langue de Shakespeare est donc indispensable.

Pour posséder le titre CFA, il faut ainsi remplir les quatre conditions suivantes : avoir validé les trois niveaux du CFA, justifier d’au moins quatre années d’expérience professionnelle pertinente, c’est-à-dire dans le secteur de la finance, s’engager à respecter le code éthique du CFA et enfin s’acquitter de la cotisation annuelle de l’organisation (dont le montant varie selon les pays).

 

Combien coûte le CFA ?

Pour passer l’examen, vous devrez débourser une somme qui varie selon la date à laquelle vous finalisez votre inscription. Ainsi, si vous souhaitez vous inscrire à la session de juin 2019, il vous en aurait coûté 650 $ jusqu’au 17 octobre 2018. Désormais, l’inscription coûte 950 $ depuis le 18 octobre et jusqu’au 13 février 2019, et coûtera même 1380 $ entre le 14 février et le 13 mars. Au 14 mars, les inscriptions pour cette session seront définitivement closes.

À ces frais s’ajoute généralement le coût des organismes privés de préparation au CFA. Il faut par exemple compter plusieurs milliers d’euros pour une préparation au niveau I par de telles structures. Par ailleurs, de nombreuses écoles de commerce proposent à leurs étudiants de préparer le niveau I du CFA en Master 1, à l’instar de Kedge Business School que nous avions interrogée sur le sujet.

 

Pourquoi passer le CFA ?

D’abord parce que c’est un examen exigeant (moins de 50 % de réussite), qui permet à ceux qui le préparent (et le réussissent) de démontrer une connaissance et une compréhension fines et précises de l’analyse financière. C’est un gage de maîtrise et un prérequis pour beaucoup d’entreprises du secteur, a fortiori dans les entreprises anglo-saxonnes : la majorité des sociétés en gestion d’actifs de ces pays ne recrutent que des collaborateurs certifiés niveau I ou plus.

L’autre avantage est sa reconnaissance internationale, qui permet aux certifiés de trouver plus aisément du travail à l’étranger dans le domaine de la finance.

 

Quels débouchés après le CFA ?

Comme expliqué précédemment, le CFA mène avant tout à des métiers du secteur de la finance. Les titulaires du CFA travaillent ensuite majoritairement dans des sociétés de gestion, des banques et banques d’investissement, des sociétés de courtage, des sociétés de conseil, des compagnies d’assurance ou encore des fonds de pension.

 

Focus sur le CFA niveau I

Le CFA niveau I est celui qui concerne avant tout les étudiants qui souhaitent avoir un solide atout à faire valoir sur leur CV – en plus de leur école – avant d’entrer dans la vie active, ainsi que les jeunes actifs qui souhaitent monter en compétence ou réorienter leur carrière.

C’est de fait le niveau qui enregistre le plus de candidatures chaque année et où le taux d’échec est le plus élevé (le taux de réussite était par exemple de 43 % en 2016). Pour réussir l’examen, il faut obtenir un score supérieur au minimum passing score, qui varie entre 60 et 70 % selon les années, en fonction de la difficulté intrinsèque de l’épreuve et des performances globales des candidats. L’examen se déroule sur une journée, à raison de deux sessions de trois heures (trois heures le matin, trois heures l’après-midi). Les résultats sont connus environ six semaines après la date de l’examen.

Pour mettre toutes les chances de son côté, il est conseillé de préparer cet examen six mois voire un an à l’avance. À noter que les candidats malheureux sont autorisés à retenter leur chance dès la session suivante !