V.IE. Elles font assez peu parler d’elles et pourtant, ces 3 lettres sont synonymes d’opportunités uniques d’emploi à l’étranger, et de véritable tremplin vers l’international une fois diplômé.  Focus sur le Volontariat International en Entreprise, ce dispositif mis en place en 2000 qui a déjà séduit plus de 70 000 jeunes.

 

Le V.I.E. pour quoi faire ?

Le VIE n’est autre qu’un service civique effectué dans une entreprise, la plupart du temps française, implantée à l’étranger. Il permet aux jeunes de maximum 28 ans, d’effectuer une mission professionnelle dont la durée varie de 6 mois à 2 ans, au sein d’une filiale étrangère, moyennant évidemment une rémunération fixée par décret, qui varie d’un pays à l’autre et qui peut vite devenir très attractive – 2682€ pour Hong-Kong, 2364€ aux États-Unis, jusqu’à 5000€ en Angola – qui plus est, exonérée totalement d’impôts et de toutes taxes. Notons que le salaire est souvent corrélé au prix de la vie qui peut atteindre des sommets dans certains pays, comme justement l’Angola.

 

Tous les types de postes sont concernés : de la finance au marketing en passant par la comptabilité, le droit, l’ingénierie… toutes les offres sont recensées sur le site civiweb.com, dans un panel de plus de 130 pays.

 

Environ 10 000 jeunes sont actuellement en poste dans une des entreprises partenaires agréées, et si 50% d’entre eux choisissent l’Europe comme destination, la Belgique en tête, les États-Unis se placent en 2ème position des pays d’accueil alors que la Chine -surtout Hong-Kong- a tendance à attirer un nombre croissant de volontaires.

 

Le V.I.E., quels avantages ?

Hormis l’argument financier, le VIE fait surtout office de véritable tremplin pour trouver un premier emploi si l’on est intéressé par l’étranger : 70% des volontaires parviennent en effet à décrocher un emploi au sein de l’entreprise à la fin de la mission.

À ce titre le V.I.E représente une opportunité pour les diplômés de débuter ou poursuivre leur carrière ailleurs qu’en France, et ainsi d’améliorer leur maîtrise d’une langue, de développer leur capacité d’adaptation, tout en étant accompagnés par BusinessFrance, agence française dont le but est d’aider les entreprises dans leur développement à l’international. Très structuré, le dispositif est encadré par cette même agence qui gère les demandes d’affectations.

Les frais de transport sont pris en charge intégralement par l’entreprise d’accueil, et l’assurance santé sur place ne coûte rien au volontaire.

 

Si près de 10 000 entreprises sont aujourd’hui partenaires du dispositif, c’est qu’elles y trouvent aussi des avantages uniques : exonération de charges sociales, aides financières en tout genre… autant d’incitations à préférer cette alternative à l’expatriation.

 

Et l’agence BusinessFrance ne s’y trompe pas : selon elle, cette solution est “un levier de croissance et de réussite qui participe au rayonnement de la France dans le monde et un tremplin pour les entreprises et les jeunes talents à l’international”. Telle est l’ambition affichée du dispositif : faire des jeunes les ambassadeurs du développement de la France à l’étranger à travers la croissance de ses entreprises.

 

Un V.I.E. après une école de commerce

Même si aucun diplôme minimum n’est requis pour partir en V.I.E, 92% des volontaires possèdent un bac+5 et ils viennent en grande majorité d’écoles de commerce ou d’ingénieur : leurs formations tournées vers l’international sont en effet un critère de poids pour les entreprises qui embauchent en V.I.E, soucieuses, pour se développer à l’étranger, de recruter des diplômés ouverts sur le monde.

Et parmi les secteurs d’affectation, c’est la banque qui emploie le plus de volontaires, viennent ensuite l’automobile, l’industrie pharmaceutique, l’informatique ainsi que les services et conseils aux entreprises.

A l’heure où le gouvernement vient d’annoncer son objectif de porter à 15 000 le nombre de volontaires d’ici 2022, le V.I.E. a de beaux jours devant lui…