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Au mois de mai 2016, un groupe d’étudiants de SKEMA -campus de Lille- ont eu l’idée de réunir cinq associations et de les faire évoluer dans une nouvelle entité plus grande, plus globale. Un peu moins d’une année après, l’idée de départ s’est transformée en véritable association. Et son expansion ne s’arrête pas ici : plus de cents membres, un rapprochement intercampus, des missions locales et internationales.

Betty Menuet, ancienne présidente, et Clara Delion, ancienne vice présidente, nous donnent, dans un premier temps, un premier aperçu de ce projet d’envergure. Puis, en seconde page, le nouveau mandat constitué de Walid Ait au poste de président et de Chloé Michel en tant que vice-présidente.

Pouvez-vous nous présenter l’association ?

Clara : HOPE, Humanitarian Organisation Promoting Equity, est l’association humanitaire de SKEMA. Elle comprend 3 missions internationales (aide à des orphelinats et centres d’accueil au Vietnam, Cambodge et Sénégal) et 2 missions locales (tutorat bénévole et actions sociales et solidaires sur Lille). C’est une belle et grande famille, qui met en avant ses 5 missions sur le campus de Lille de SKEMA.

 

Quand et pourquoi l’association a-t-elle été créée ?

Clara : Le projet d’une fusion a commencé en janvier 2016. Nous avons formé une petite équipe, avec des personnes venant de chacune des 5 associations concernées. C’était très abstrait au début, nous pensions tous à cela comme un projet pour le futur, pour préserver les missions humanitaires et les empêcher de disparaître à terme. Et puis un jour tout est devenu concret et nous avons décidé qu’à la rentrée, en septembre 2016, HOPE serait née (nous n’avions pas encore trouvé le nom d’ailleurs). La première assemblée générale a donc eu lieu l’année dernière, pour élire une nouvelle équipe (le conseil d’administration), puis nous avons posé les bases pendant l’été.

Betty : L’association a été créée en mai 2016, née de la fusion de 5 anciennes associations de l’école et du travail d’un groupe de réflexion d’une quinzaine de personnes membres actifs des anciennes assos. HOPE a été créée pour renforcer et développer l’envergure des projets et leur visibilité, ayant moins d’impact individuellement.

Quelles ont été les principales difficultés rencontrées dans la mise en place d’un tel projet ?

Clara : Trouver la structure organisationnelle a été un vrai casse-tête ! La FASK (Fédération des Associations de SKEMA) nous a beaucoup aidés et assistés dans ce projet, notamment pour nous ramener sur terre. Quand on crée une association, on pense tout de suite aux choses qui nous font plaisir, comme le logo, le nom, les couleurs. Mais le plus difficile était de penser au budget, à l’organisation, à la hiérarchie, au côté légal.

Betty : Les principales difficultés étaient la convergence vers une idée commune de l’organisation interne de cette grande association mais également sur sa façon de fonctionner. Il a fallu dépasser les anciennes identités des 5 associations pour en créer une nouvelle.

 

Quels sont les points forts mais également les points faibles qui découlent d’une fusion de 5 associations ?

Clara : Le point fort le plus important, selon moi, est la visibilité. HOPE a regroupé des petites associations de 10-20 personnes en une seule et unique association de 100 personnes. De fait, l’association était beaucoup plus visible et présente dans l’école. Un des plus grands challenges que la fusion essaie de relever est de gagner en visibilité extérieure (sponsors, partenaires, événements extérieurs pour soutenir nos causes), pour ensuite gagner en impact dans ses missions. Un autre point fort, et un des points les plus excitants de cette fusion, sont les opportunités. HOPE représente un renouveau qui offre d’énormes possibilités pour agrandir et améliorer son champ d’action. Une mission locale a été créée presque à part entière avec cette fusion, et est une des missions les plus dynamiques.

Il y a forcément des points faibles. Qui dit fusion de 5 associations dit plus de monde à manager dans une seule association. La structure organisationnelle a été pensée pour alléger ce nombre mais il n’en reste que le CA, et plus particulièrement le bureau, doit gérer 100 personnes. C’est une lourde responsabilité. Alors bien sûr cela amène des problèmes de motivation, d’investissement, de sentiment d’appartenance même parfois. Je ne vous cache pas que c’est assez dur de bien connaître les 80 personnes dans son association. Mais les team building sont là pour ça !

Betty : Les points faibles de la fusion se résument à une réelle complexité de gestion d’une équipe d’une centaine de personnes, ainsi qu’a la difficulté de faire émerger un sentiment d’appartenance de chaque membre face à une structure aussi importante.

Les points forts sont avant tout la plus grande force de frappe dont bénéficie le pôle démarchage, plus de crédibilité face aux entreprises et fondations partenaires. De plus, partageant un objet social commun, les 5 missions se renforcent entre elles et ne se « nuisent » pas comme avant. Une équipe riche de divers profils, parcours, ambitions qui apportent de la plus-value et de la diversité à HOPE.

 

Vous recrutez plus, du fait de la taille importante de HOPE, cela ne nuit-il pas à la visibilité des missions de l’association ? (tutorat, missions humanitaires…)

Clara : Cela ne nuit pas à la visibilité des missions, bien au contraire. Fusionner et recruter plus de monde a permis d’augmenter la visibilité des missions et de l’association sans même que nous ne l’ayons cherché. L’association était nouvelle mais elle s’est imposée d’elle-même, et a tout de suite été très visible. HOPE a permis un renouveau de certaines des anciennes associations qui perdaient en visibilité et en impact. Quant aux buts des missions, ils sont en principe largement mis en avant par la structure de l’association.

Betty : Non, au contraire. Plus nous sommes nombreux, plus les projets sont visibles. Cependant les défis majeurs restent ceux de l’efficacité et de la pertinence du grand nombre quand au travail à fournir.

 

Comment imaginez-vous l’avenir de l’association ?

Clara : Un des plus grands pas que la nouvelle équipe vient d’accomplir est le rapprochement inter campus. HOPE est maintenant présente sur les 3 campus français de SKEMA, avec un nom et un logo unique. Nous sommes très fières de cette évolution (bravo au CA), car HOPE est maintenant la première, et la plus grande, association inter campus de SKEMA !

 

Betty : Un futur d’envergure. Nos successeurs ont réussi a implanter HOPE en intercampus, c’est-à-dire que l’association possède aujourd’hui deux antennes : une à Paris et une à Sophia Antipolis, en plus de Lille. L’association aura besoin de quelques années pour consolider ses différents projets locaux et internationaux, mais aussi en développer de nouveau. À terme, j’imagine une grosse organisation étudiante, présente sur tous les campus de Skema (Belo horizonte au Brésil, Suzhou en Chine et Raleigh aux USA), avec des actions communes et coordonnées sur tous les campus, et/ou spécifiques au pays respectif de l’antenne. Une association bénéficiant de la reconnaissance et du soutien de grands partenaires telles que des entreprises ou fondations.

 

Quels sont les événements organisés ?

Clara/Betty : Tout type d’événement ! Bien sûr le but de l’association est de mener à bien ses missions, mais elle n’en est pas moins une association étudiante. De nombreux événements sont donc organisés (en plus de ceux en lien avec les missions comme le don du sang), des plus basiques (comme le petit-déjeuner avec les fameuses crêpes que SKEMA affectionne tout particulièrement) au plus originaux, comme des spectacles d’hypnose ou des one-man show. Ces événements ont pour but de récolter des fonds pour les missions évidemment, mais aussi d’animer la vie associative et étudiante à SKEMA.

 

Quelles sont les relations que les membres entretiennent entre eux (plus de 100 membres cela doit être compliqué à gérer) mais également avec les autres associations de l’école ?

Clara : Comme je l’ai mentionné plus tôt, c’est dur de tous bien se connaître dans une association de 100 personnes. Certaines personnes se connaissent mieux que d’autres, certains sont plus intégrés et investis que d’autres, ce qui est normal. HOPE n’est pas un cas unique, cela peut arriver partout. Cette année les associations à SKEMA ont vraiment mis l’accent sur les événements inter-associations, ce que je trouve très important, HOPE a donc fait plusieurs événements en partenariat avec d’autres associations, comme l’association de comédie musicale ou de musique.

Betty : Relations amicales ainsi que de travail. En effet, l’enjeu se résume à la difficulté de souder une centaine de membres. Il y a des teams buildings mises en place à cette fin. De plus, chaque membre fait partie d’un pôle de travail (communication, event, démarchage) et d’une mission. Ainsi il est membres actif dans 2 groupes de travail différents, sur des projets différents, qui servent la structure de l’association entière. Il faut avouer qu’il existe un noyau dur d’une cinquantaine de personnes autant sur le plan amical que celui de travail. Ceci reste un enjeu majeur pour l’association.

 

Si vous pouvez dresser un bilan de votre parcours associatif, qu’est ce que cela vous a apporté sur le plan personnel mais également professionnel ?

Clara : C’était une des meilleures expériences que j’ai pu vivre dans ma vie (même si elle n’est pas encore bien longue). J’ai énormément appris sur moi-même, sur les autres, sur mes capacités aussi et mes aspirations. Je me suis vraiment épanouie en 3 mois de vice-présidence et j’ai adoré assumer mon rôle et pouvoir tout donner pour cette association et pour ses missions. Je retiens surtout le côté humain de cette expérience, on a eu une superbe équipe et on a fait de magnifiques rencontres ; c’est ce qui me manque le plus, le groupe.

Professionnellement, ce parcours m’a aussi beaucoup appris. L’association a représenté un complément essentiel à mes cours à SKEMA, la pratique accompagnant la théorie. Manager 100 personnes, 5 missions et 3 pôles, ce n’est pas facile, mais ça ne rend l’expérience que plus fascinante. Bien sûr rien n’est parfait, mais c’est en faisant des erreurs qu’on apprend le plus. Ce fut un magnifique challenge que j’ai adoré relever, notamment avec mon incroyable binôme Betty Menuet.

Betty : La vie associative m’a énormément apporté. Je ne serais pas la personne que je suis aujourd’hui sans cette expérience.  De s’être vue confier autant de responsabilités, à mon âge, a été un plaisir et un challenge personnel et professionnel sans égal. Avoir eu le privilège de recevoir la confiance des membres de l’association l’était d’autant plus. Mon principal objectif était de tout faire pour que tous les membres soient fiers de leur association, de leurs couleurs, des valeurs que nous défendions et qu’ils ne regrettent pas de m’avoir élue. J’ai appris à me remettre en question, à prendre des décisions dans l’urgence, à gérer des conflits ou des situations de crises, à parler en public devant 250 personnes. Mon rôle principal était d’insuffler une dynamique, un rythme et de la motivation à tous mes membres, car ce sont eux qui ont fait vivre cette belle association et tout ses projets, c’est le travail et l’investissement d’un groupe, d’une grande équipe.

Aujourd’hui, je sais que c’est dans le management de projet que je souhaite me spécialiser en M2, et ce grâce à cette expérience. Sur le plan personnel, je sais maintenant que ce qui me plaît c’est de repérer le potentiel des gens, de les encourager dans ce sens, de les motiver et leur montrer qu’ils ont les capacités, pour qu’ils se hissent ensuite d’eux même et s’épanouissent à leur façon. HOPE m’a prouvée une chose fondamentale : que la force du groupe n’a pas d’égal.

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