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The Rise, le projet solidaire de microfinance qui mobilise les assos étudiantes

The Rise, le projet solidaire de microfinance qui mobilise les assos étudiantes

Sophie Di Palma est étudiante à Grenoble École de Management et actuellement en stage chez Babyloan et responsable de The Rise 2017. Dans le cadre de l’organisation de The Rise, elle est chargée des relations avec les associations étudiantes pour les aider à mettre en place le projet sur leur campus. Avec l’appui de toute l’équipe Babyloan, elle organise le challenge sur le plan technique, événementiel et logistique. Nous l’avons rencontrée !

 

Peux-tu présenter le projet en quelques mots ?

The Rise, c’est le défi inter-campus solidaire incontournable ! Il s’agit de deux jours de collecte de prêts solidaires à destination de micro-entrepreneurs aux quatre coins du monde.

Il est organisé tous les ans par l’entreprise sociale Babyloan. En 4 ans, ce sont près de 490 000 € qui ont été prêtés, et plus de 500 projets qui ont été financés grâce à The Rise.

En 2016, 49 campus ont participé !

 

 

Quelles sont les écoles concernées par ce projet ?

Tout institut de l’enseignement supérieur peut prendre part au projet ! The Rise est un événement qui regroupe étudiants de toute filière et de toute ville. Dans le cadre de l’événement, nous travaillons avec des écoles de commerce, des universités (universités, IUT, IAE), écoles d’ingénieurs, Sciences po… situés partout en France (Lille, Paris, Bordeaux, Saint-Étienne, Rennes, Grenoble, Lyon, etc.).

 

 

Comment ça se passe pour les assos qui souhaitent participer ?

Il suffit de prendre contact avec moi sur la page Facebook The Rise, ou à l’adresse mail therise@babyloan.org.

 

 

Comment mesurez-vous l’impact des aides apportées aux projets à court et à moyen terme ?

Le modèle de Babyloan repose sur des partenariats avec des institutions de microfinance (IMF) qui se trouvent sur le terrain. Les critères de sélection de nos IMF partenaires reposent, en grande partie, sur l’aspect social : suivi et formation des micro-entrepreneurs.

Les projets financés sur Babyloan sont uniquement des activités génératrices de revenus. Le but de notre action est donc l’autonomisation de ces populations exclues du système bancaire en leur donnant les moyens de développer leur activité tout en les responsabilisant. À terme, certains micro-entrepreneurs génèrent via leur activité des revenus qui leur permettent de payer les frais de scolarité de leurs enfants, d’accroître leur production voire d’employer des personnes.

Vous pouvez suivre les belles histoires des micro-entrepreneurs de Babyloan sur le site : https://www.babyloan.org/fr/histoires-de-micro-entrepreneurs.

Concernant l’impact de la microfinance, chaque année, Convergences publie un baromètre de la microfinance qui vise à le mesurer.  Dans ce rapport, Convergences met en lien microfinance et les ODD, Objectifs du Développement Durable, la lutte contre la pauvreté et l’exclusion. Aujourd’hui, ce sont plus de 130 millions de personnes dans le monde qui bénéficient de services de microfinance.

 

Quels sont vos objectifs pour cette année ?

Après le succès de l’édition 2016, où les associations participantes se sont montrées déterminées et ont rapporté plus de 220 000 €, nous voyons encore plus grand ! Cette somme a permis de financer entièrement 220 projets de micro-entrepreneurs.

Compte-tenu de la motivation des campus déjà inscrits, nous espérons récolter encore davantage de fonds !

 

 

Babyloan, c’est une entreprise ou une association ?

Babyloan est une entreprise sociale et non une association. On a tendance à les confondre mais ce n’est pas la même chose.

Une entreprise sociale a une vocation sociale, tout en développant une structure économiquement viable. Ce qui différencie une entreprise sociale d’une entreprise classique, concerne, notamment, son caractère lucratif. En effet, Babyloan a un objectif lucratif limité. Les bénéfices sont majoritairement réinjectés directement dans l’activité, c’est-à-dire dans l’objet social de l’organisation. La redistribution aux actionnaires est minime.

 

Le “social-business” a le vent en poupe en ce moment, notamment au sein des écoles de commerce. Est-ce pour toi / pour vous une tendance pérenne ou un effet de mode ?

 Étant moi-même étudiante en école de commerce, j’observe une réelle prise de conscience auprès des étudiants. Selon moi, c’est une tendance pérenne. En effet, on peut observer dans beaucoup d’écoles le développement de cours consacrés à l’ESS et ses enjeux.

J’ai moi-même pris des cours de ce type dans mon école, et les professeurs nous expliquaient qu’il y a encore très peu d’années, ces cours n’étaient que très peu demandés.

De plus, les principes des entreprises sociales ont fait l’objet d’une loi seulement en 2014, et je pense que c’est un secteur qui intrigue beaucoup d’étudiants car il efface la séparation entre entreprise et vocation sociale ou environnementale.

 

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Fondateur du groupe Up2School (Business-Cool, Major-Prépa et Forum-Commerce) et étudiant à NEOMA BS.

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