Tiphaine est présidente du NOISE à l’emlyon, l’asso d’entrepreneuriat social et solidaire qui est présente dans 9 campus différents en France.

 

 

Peux-tu s’il te plait commencer par te présenter ?

Je m’appelle Tiphaine, je suis entrée à l’emlyon en 2016 après une prépa et j’ai coopté  NOISE emlyon en octobre 2016. En arrivant à l’école, j’avais envie de m’engager dans une asso dans laquelle je pourrais avoir un impact concret. Je ne connaissais pas très bien l’entrepreneuriat social et environnemental, mais ces concepts me parlaient et j’avais envie d’avoir un rôle à jouer.

 

 

En tant que présidente, tu fais quoi exactement ?

Etre présidente d’une association étudiante demande pas mal de temps et d’organisation ! Avec les autres membres du bureau, on établit une vision de l’association pour notre année de mandat. On réfléchit à la stratégie de recrutement, au calendrier des événements, et à de nouveaux projets à lancer ! Ce qui est génial, c’est qu’on a presque pas de limite, du moment qu’on se donne les moyens de réussir ! Etre présidente c’est aussi pas mal de management d’équipe, de motivation des troupes, et de supervision des événements, pour essayer de ne rien oublier et que tout se passe bien.

 

Au fait NOISE, ça veut dire quoi ? D’où vient ce nom ?

Le NOISE, c’est le Nouvel Observatoire de l’Innovation Sociale et Environnementale, lancé en 2010 à l’ESCP Europe par Maeva TORDO. On représente un réseau présent sur 9 campus en France (emlyon, ESSEC, ESCP, Sorbonne, Paris-Dauphine, SCIENCES Po, AgroParisTech, ECE, ASSAS). À l’emlyon, le NOISE existe depuis 2015, il remplace l’association EMicrocrédit.

 

Votre slogan de marque est très original, tu nous l’expliques ?

“C’était mieux après !”, car nous sommes convaincus qu’on peut tous agir ici et maintenant à notre échelle pour révolutionner l’économie et la société dans son ensemble ! Nous sommes des incorrigibles optimistes, on sait que les possibilités de changement sont entre nos mains.

 

Concrètement, quel est votre objectif au Noise…

Notre objectif, c’est de démocratiser l’Economie Sociale et Solidaire, de montrer qu’elle est accessible à tous et qu’elle est loin d’être une utopie ! Et c’est un sacré défi dans une école de commerce !

 

… et quel est votre quotidien ?

Toutes les semaines, on se réunit en Assemblée Générale pour discuter de nos avancements dans les événements, les partenariats, les différents projets que nous menons sur l’année. On fait aussi pas mal de communication sur Facebook, Instagram, Twitter, LinkedIn… pour faire connaître nos actions. On interagit beaucoup avec des acteurs de l’ESS lyonnais pour nos événements et pour se faire connaître dans le bassin lyonnais.

 

 

Vous avez fini 2ème à The Rise en 2017. Que vous a valu ce succès et que vous a-t-il apporté ?

La pôle com a été très efficace ! Ce succès nous a apporté beaucoup de visibilité sur le campus, car c’est le plus gros événement auquel les nouveaux arrivants à l’école assistent et participent. Cela a également permis d’aider un très grand nombre de micro-entrepreneurs, on peut être fiers de notre école !

 

Vous organisez aussi des soirées : les MKS. Tu peux nous en dire plus ?

Les MKS, c’est des soirées dans un bar atypique autour d’un thème social ou environnemental (la food tech, la mode responsable…). On fait intervenir trois entrepreneurs sociaux et un groupe de musique, et ça permet de faire découvrir de nouveaux horizons aux étudiants de l’em tout en profitant d’une ambiance très chill !

 

 

Vous organisez même un hackathon, le Social Impact Week End !

On organise ce hackathon en partenariat avec l’asso d’entrepreneuriat de l’emlyon, Smart’up, tous les ans en avril. Vous avez 54h pour créer votre entreprise à impact positif, avec des participants d’horizons différents (professionnels, étudiants d’écoles différentes…), le tout accompagné par des coachs compétents ! Le week end se termine par des pitchs devant un jurys d’experts pour tenter de gagner différents prix, dont 6 mois d’incubation à l’emlyon pour lancer votre boite ! L’année dernière a été un vrai succès, avec 50 participants et une remise des prix en haut de la tour Oxygène de la Métropole de Lyon !

 

Et quid enfin de votre petit bébé : la Mission Microfinance ?

La Mission Microfinance est un nouvel événement qu’on a lancé officiellement cette année après la réussite de notre mission pilote au Pérou l’été dernier.

L’idée est née suite à la levée de fonds The Rise, la compétition inter-écoles pour financer le plus de micro-crédits possible en deux jours. Nous avons souhaité aller au-delà de l’aspect financier de la microfinance et agir également sur le volet social en se rendant directement auprès des entrepreneurs que nous avions financés pour les accompagner et les aider à rendre leurs activités plus pérennes. La Mission Microfinance c’est donc une mission de conseil pendant laquelle douze étudiants partent au Pérou et au Sénégal pour mettre leurs compétences au service de ces micro-entrepreneurs pendant un mois pour les aider à bâtir des projets et à relever des défis que rencontrent leurs entreprises.

Nous aimons souligner le caractère opérationnel de ces missions : nous ne faisons pas que donner des suggestions aux micro-entrepreneurs que nous accompagnons, nous les aidons également à les mettre en place.  Ainsi cet été, Ana, une jeune entrepreneuse péruvienne de l’institut de microfinance Fondesurco, a lancé son premier jeu concours pour attirer de nouveaux clients dans sa boutique de téléphonie mobile et ainsi accroître ses bénéfices et la señora Malonga, fromagère réputée de Chuquibamba, projette de se lancer dans l’exportation de fromages andins sur les marchés européens et sud-américains.

 

Soirées, forums, voyage international,… Quelle organisation dans les coulisses pour gérer ce quasi mastodonte ?

Nous fonctionnons par pôles. En janvier, les Noisers rejoignent le pôle qui les attire le plus (Microfinance, MKS, The Rise, SBC, SIWE, ADIE, …). Chaque pôle comprend un respo qui “manage” la team et fait en sorte que les projets avancent. Tout le monde est très motivé et la mécanique est bien huilée !

 

 

Comment d’ailleurs se passe le recrutement dans l’asso ? (chiffres généraux, etc…)

Un mandat (de janvier à décembre) compte 30 membres. Nous nous attachons à prendre des profils variés : issus de prépa, AST, étudiants familiers avec l’ESS, mais aussi ceux qui n’y connaissent rien et sont curieux… peu importe, nous voulons seulement des gens motivés ! Nous sommes également attachés à la parité, que nous essayons de respecter le plus possible. Concrètement, il y a deux phases de recrutement : une en octobre (nous ouvrons une quinzaine de places à ce moment-là) et une en mars de l’année suivante, après les campagnes (une autre quinzaine de personnes recrutées). Le process consiste en un entretien d’une vingtaine de minutes devant deux Noisers, puis d’une soirée de cooptation très chill qui permet de découvrir la personnalité des candidats.

Une fois le mandat terminé,  on considère que l’on fait toujours partie de la grande famille NOISE, et nous gardons contact via les réseaux, sur lesquels on peut partager des initiatives inspirantes ou des offres de stages/emplois dites “Noisy” (en accord avec nos valeurs). Le NOISE emlyon, c’est déjà plus de 100 alumni !

 

Un petit mot de la fin ?

Nous terminerons l’année et ce mandat associatif en beauté par un gros événement : le Social Business Challenge, un concours de pitchs d’entrepreneurs sociaux de la région dans un lieu plutôt sympa (l’Hôtel de Ville de Lyon) avec remise de prix à la clef (8000€ de dotation en tout) suivi d’un cocktail. C’est ouvert à tous et c’est le 11 décembre !

 

Pour suivre les aventures de l’asso, tu peux liker leur page Facebook ou aller tout simplement sur leur site (très intéressant d’ailleurs). Si tu veux en découvrir plus sur l’emlyon, on te propose une interview de Thomas, président de Diplo’Mates !

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