En présence de la responsable de l’expérience éducative, de la présidente de la fondation des alumnis, du responsable executive education de l’EDHEC, du responsable de l’international de l’EDHEC, et du directeur général de l’EDHEC, l’école niçoise, roubaisienne, mais aussi parisienne a tenu dans ses locaux du IIème arrondissement une conférence de presse le 28 juin.

 

Le plan de développement de l’EDHEC

L’école veut rester conforme à sa devise : “Make an impact”. C’est ainsi qu’elle souhaite augmenter son activité de recherche, mais pas dans tous les secteurs. Il faut en effet que la publication académique ait un impact, une répercussion : la recherche de l’EDHEC se veut utile socialement et sociétalement, sur l’exemple de sa recherche en finance, qui contribue positivement à la santé économique, à la notoriété, et à l’image de l’école.

La grande réussite de l’EDHEC, qui lui sert de référence, est l’indice Scientific Beta, fruit en 2012 de la recherche de l’école et sur lequel sont aujourd’hui investis plus de 25 milliards de dollars.

L’école de Roubaix se veut plus parisienne, et compte développer son campus du IIème arrondissement de Paris. Dès la rentrée prochaine, la cinquantaine d’étudiants de l’ambitieux programme GETT de triple-diplôme EDHEC-Berkeley-SKK, les étudiants en alternance, et les étudiants en formation continue, viendront étudier sur le campus de Paris. Sa situation avantageuse, au coeur de la ville-lumière, au sein d’un quartier où se trouvent de nombreuses entreprises, sont autant d’arguments pour l’EDHEC pour continuer le développement du campus parisien, qui s’agrandit progressivement.

 

Expérience étudiante, internationalisation, digitalisation, entrepreneuriat : quatre axes de réflexion majeurs

L’EDHEC dévoile une réelle volonté de réflexion sur les raisons qui la poussent à investir : il est hors de question de dilapider le budget – issu en partie de la hausse des frais de scolarité – pour se plier au conformisme qui peut sembler nécessaire dans le milieu très concurrentiel des écoles de commerces. L’EDHEC dit donc oui à l’investissement, oui à la digitalisation, mais uniquement dans la mesure où cela permet d’améliorer l’expérience étudiante de l’EDHEC. L’investissement doit donc être intelligent, et utile.

 

Une formation entrepreneuriale efficace et en développement

En premier lieu, c’est sur un de ses pôles d’excellence que l’EDHEC souhaite consentir à un assez large investissement : l’entrepreneuriat.

En plus de ses trois incubateurs français, l’EDHEC confie à demi-mots qu’il y a fort à parier qu’on retrouve un incubateur de l’EDHEC à l’étranger dans les prochaines années.

Ce choix est mûri dans un contexte où les résultats déjà observés pour les startups made in EDHEC sont très satisfaisants : 200 startups ont en effet été créées dans les incubateurs niçois, lillois, et parisien (station F), pour 10 000 emplois.

 

Vers une révolution digitale ?

La digitalisation est un autre facteur fort de développement pour l’EDHEC. Prévoyant d’attribuer à l’horizon 2025 10% de son budget à la digitalisation, et constatant la croissance du marché de l’e-learning, l’EDHEC voit en la digitalisation une possibilité de symbiose entre l’offre de l’EDHEC et une demande forte de personnes qui pourraient et voudraient être des étudiants EDHEC, mais dont la distance géographique ou les emplois du temps bien remplis sont de lourds obstacles pour l’accès aux opportunités de formation proposées par l’école de la course-croisière.

Cela s’adresse typiquement à des adultes ayant un métier et/ou une famille à charge, et ne pouvant pas se permettre d’avoir cours aux heures traditionnelles. Le but est donc d’offrir une meilleure adéquation entre l’offre et la demande parfois découragée par les embûches semées sur le chemin de l’accès à l’EDHEC.

Le public cible n’est donc pas réellement les étudiants post-prépas, qui – s’ils verront la part de digitalisation augmenter avec le temps – garderont les cours sur campus : la cible est constituée d’internationaux et de français ayant au moins la trentaine, ce qui requiert une dose importante d’adaptabilité pour le paiement des frais de scolarité, que l’EDHEC se dit prête à accepter.

La digitalisation est considérée comme une révolution par l’EDHEC, qui croit dur comme fer en le « learning by doing » (apprendre en faisant), et en l’optimisation du temps d’apprentissage via les cours en ligne.

Pour développer sa digitalisation, l’EDHEC se fondera sur la stratégie dite du « triple A » : Ambition (1000 diplômés pour dans 5 ans), Accompagnement, Accessibilité.

 

Embellir l’expérience étudiante à l’EDHEC

L’EDHEC, consciente que l’intensité de la vie étudiante a un impact sur l’engagement et le sentiment d’appartenance du réseau d’alumnis, a mis de forts moyens financiers et humains (130 personnes, pour un investissement de 20 millions d’euros) afin de transformer et de sublimer l’expérience étudiante de l’école roubaisienne, déjà réputée pour sa vie associative, avec des initiatives reconnues dans toutes les écoles de commerce, telles que la Course Croisière EDHEC.

L’expérience étudiante de l’EDHEC se trouve embellie par un processus assez long de réflexion main dans la main avec des étudiants, des professeurs et des alumnis, afin de modifier la pédagogie de l’EDHEC. Le fruit de cette réflexion est défini par la formation de managers impactants et engagés.

 

Internationalisation et partenariats

Si les campus à l’étranger de l’EDHEC sont plutôt fréquentés par des executives, les parcours à l’étranger pour les élèves du PGE sont très diversifiés et nombreux, notamment via les doubles-diplômes. Ces derniers sont menés par le programme-phare GETT, un triple diplôme avec Berkeley et la SKK.

Au delà de cela, les élèves de l’EDHEC ont la possibilité de partir six mois ou un an en échange universitaire.

L’EDHEC se voit comme précurseuse desdits managers composites, aux compétences diverses. L’EDHEC possède déjà notamment des doubles-diplômes management-ingénierie (Centrale Lille, ESTP), ou management-droit, et compte agrandir son offre de doubles formations.

 

De l’expérience étudiante à l’expérience professionnelle.

La fondation des alumnis de l’EDHEC, quoiqu’indépendante de l’école, travaille main dans la main avec elle pour parvenir à leurs objectifs communs. Avec la fusion des réseaux de tous les programmes EDHEC, la fondation des alumnis se retrouve considérablement renforcée.

La particularité du réseau d’alumnis de l’EDHEC est le sentiment d’appartenance fort des alumnis pour l’EDHEC, qui rend le réseau particulièrement dynamique. Certains alumnis décident même de s’astreindre à un devoir moral d’aide aux autres anciens étudiants, et aux étudiants actuels de l’EDHEC, afin d’optimiser l’efficacité du réseau.