Pour la seconde année consécutive, Quacquarelli Symonds a publié son classement des Masters in Management. Cette année encore, la France est plutôt bien représentée.

 

La méthodologie employée

Le classement QS 2019 s’appuie sur les données de la promotion 2017 fournies par les écoles ainsi que sur des sondages effectués auprès des entreprises.

Différents critères sont évalués :

  • L’employabilité (35%) : réputation de l’employeur et taux d’employabilité.
  • Les revenus des alumni (15%)
  • Rentabilité ou rapport qualité/prix (20%) : ROI sur 10 ans, période de remboursement
  • Leadership intellectuel (20%) : réputation académique, recherche, pourcentage de docteurs dans le corps professoral
  • Diversité (10%) : équilibre des genres et multiculturalisme

Le détail des pourcentages accordés à chaque critère est disponible dans la méthodologie QS.

Tout comme le classement du Financial Times, un belle part est faite au revenu des alumni. Néanmoins, QS semble s’attacher davantage à l’employabilité et la rentabilité du diplôme obtenu, qui pèsent à eux deux pour plus de 50% de la note. On peut tout de même noter que les critères de ROI sur 10 ans et des revenus des alumni sont assez similaires, alors qu’ils font pas partie de la même catégorie.

 

Un haut de classement performant pour les écoles françaises

Comme l’année dernière, HEC demeure en tête du classement. De même, l’ESSEC reste à la quatrième place, qui lui avait été attribuée l’année dernière.

L’ESCP Europe, quant à elle, réussit à gagner deux places, ce qui lui permet de se hisser dans le Top 10, juste devant l’Université de Saint-Gall (première au classement FT). Cela permet à la France de se maintenir au même niveau que le Royaume-Uni, qui dispose également de trois écoles dans le haut du panier, devant l’Espagne (2) et la Suisse (1).

Peu après le top 10, on retrouve emlyon au douzième rang, suivie de l’EDHEC (+1).

 

Une perte moyenne de deux places, qui s’expliquent par la chute de deux établissements

Près de 20 places en dessous de l’EDHEC, on retrouve SKEMA BS qui gagne 10 places par rapport à 2018 et se place 31e. Juste à sa suite, on retrouve GEM, qui perd 6 place et KEDGE BS, qui en gagne autant.

L’école nantaise, Audencia (49e) recule de 7 places, elle fait partie des perdantes de ce classement, de même que l’ICN (-8 / rang 80), l’ESC Clermont (-20 / rang 93), l’université Paris-Dauphine (-20) et l’IAE Aix Marseille (-1).

A l’inverse, on peut féliciter Montpellier BS (66e) et l’IESEG (68e) qui remontent chacune de cinq places.

 

Trois nouvelles écoles françaises

NEOMA BS (70ème), EM Strasbourg (84ème) et La Rochelle (101+) s’immiscent pour la première fois dans ce classement. C’est une bonne nouvelle pour les écoles françaises qui sont de plus en plus représentées dans ce tout récent classement. Elle sont désormais 20 à y figurer.

 

Rang 2019EcolePaysRang 2018Evolution
1HEC ParisFrance10
2London Business SchoolRoyaume-Uni20
3ESADEEspagne30
4ESSECFrance40
5Imperial CollegeRoyaume-Uni50
6IE Business SchoolEspagne60
7London School of EconomicsRoyaume-Uni70
8CEMSMondial80
9ESCP EuropeFrance112
10Saint GallSuisse100
12emlyonFrance120
13EDHECFrance141
31SKEMA Business SchoolFrance4110
32Grenoble EMFrance26-6
37KEDGE BSFrance436
49AudenciaFrance42-7
53Université Paris DauphineFrance33-20
66Montpellier BSFrance715
68IESEGFrance735
70NEOMAFrance/NEW
71Toulouse BSFrance8211
80ICN BSFrance72-8
84EM StrasbourgFrance/NEW
93ESC ClermontFrance73-20
101+BSBFrance101+0
101+IAE Aix MarseilleFrance100-1
101+La Rochelle BSFrance/NEW

 

Un classement disparate, en fonction des critères étudiés

Si on ne se réfère qu’au critère rapport qualité-prix, on peut s’apercevoir que HEC est la seule école française à demeurer dans le top 10. Bien que ce soit une des écoles les plus chères, le ROI y est bien plus élevée que chez ses consœurs. La seconde école à figurer dans ce classement est l’ESSEC, à la 21e place.

Concernant le leadership intellectuel, HEC domine toujours l’ensemble des écoles. L’ESSEC reste à la limite du Top 10, en se plaçant 9e. Et il faut attendre la 26e place avec ESCP Europe pour retrouver un établissement français, suivi de près par emlyon (27e). L’université Paris-Dauphine (39e) clôture ce top 5 français.

Pour l’employabilité, ESCP (2e) surpasse HEC (3e) et l’ESSEC (7e). On notera que les françaises réussissent à décrocher de belles places par rapport au classement général. On retrouve ainsi l’EDHEC en treizième position, suivie de loin par emlyon (21e). La suite du classement s’établit comme tel :

  • GEM (36e)
  • SKEMA (38e)
  • Audencia (45e)
  • ESC Clermont (52e)
  • ICN BS (57e)
  • EM Strasbourg (58e)
  • Montpellier BS (61e)
  • NEOMA BS (74e)
  • TBS (77e)
  • IESEG (91e)
  • IAE Aix Marseille (117e)
  • La Rochelle BS (120e)
  • BSB (126e)

Côté diversité, c’est sans surprise que nous découvrons un classement chamboulé, avec en tête l’IESEG (2e), talonnée par Montpellier BS (4e) et NEOMA (5e). ESCP Europe est la seule parisienne à intégrer le top 10, elle obtient la sixième place, juste devant l’ICN. Audencia, dixième, ferme ce podium.

On reprochera à QS de s’arrêter au rang 100, ce qui ne nous permet pas de correctement évaluer les évolutions des écoles moins bien classées comme BSB qui, deux années d’affilée, se voit attribué un rang 101+. Et que pour certains critères, certaines écoles ne disposent pas de notes, ce qui fausse leur rang global.

Prenons l’exemple de Montpellier BS, qui dispose d’une note de 57,1. Ses autres notes s’échelonnent comme suivent :

  • Employabilité : 59,8
  • Revenus des alumni : NC
  • Rapport qualité/prix : 61,3
  • Leadership intellectuel : 44,9
  • Diversité : 100

En se basant sur les pourcentages fournis par la méthodologie QS, nous obtenons un score de 52,17, en supposant qu’une note de 0 ait été attribuée pour le critère manquant. Néanmoins, cette note reste inférieure à la note globale accordée à Montpellier BS. Lors de notre second test, en répartissant le pourcentage donné au revenu des alumni (15%) sur les autres critères, nous obtenons une note de 59,16. Ainsi, la formule utilisée par QS pour calculer les notes globales lorsqu’un critère manque à l’appel reste pour l’instant obscure alors qu’elle concerne 9 établissements français (dont trois ayant plus de deux critères absents).

Pour découvrir le classement entier, rendez-vous sur le site QS.